Analyse très fine d'Aymeric Chauprade qui s'achève ainsi :
"Contrairement à ce qu’ont soutenu
nombre d’intellectuels ouest-européens (comme le Français Marcel
Gauchet) le « désenchantement du monde » ne concerne que l’Europe et non
le reste du monde. Partout au contraire, dans ce nouveau monde des
émergents (les BRICS) et de la multipolarité, la religion prend une
place croissante dans les relations internationales. Là encore Benoît
XVI est un précurseur : il affirme depuis longtemps qu’il n’y a pas de
« crise de la foi » mais une « crise de la raison occidentale ». D’où le
fait que les religions qui ont cherché à s’aligner sur la modernité
comme « religion de la raison » sont en crise et que celles qui (islam,
judaïsme orthodoxe, hindouisme fondamentaliste, évangélisme protestant),
ont au contraire maintenu un « supernaturalisme réactionnaire » sont en
expansion. Jean-Paul II, puis Benoît XVI ont refusé la modernisation du
catholicisme et affirmé au contraire la nécessaire catholicisation de
la modernité. Si Benoît XVI a réintégré la grande majorité des
traditionalistes dans la famille catholique, c’est précisément parce
qu’il savait qu’une grande partie des jeunes prêtres ordonnés en Europe
l’était dans la Tradition.
Mais logiquement ce choix a valu à ces
papes volontaires le déclenchement d’une formidable entreprise de
désinformation menée par les serviteurs de ce que l’on finira bien par
appeler la Dictature mondiale du relativisme. C’est sur cette scène de
la désinformation mondiale orchestrée par une armée de hyènes
grimaçantes que fait son entrée, avec son sourire plein de bonté, le
Pape François. Que ses ennemis ne s’y fient pas. Les Jésuites ont
largement contribué à l’expansion géopolitique du catholicisme romain!"
Lahire http://www.lesalonbeige.blogs.com/
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