Son ouvrage, le prix à payer,
est à ce jour traduit dans une dizaine de langues, dont l’arabe. Joseph
continue ses tournées et ses conférences. Il part dans quelques
semaines en Jordanie, au Liban, et en Israël, pour donner son
témoignage. Il espère un jour pouvoir raconter son histoire dans son
pays natal, ou au moins dans le nord, au Kurdistan.
A ce jour, il vit toujours en France avec sa femme et ses quatre enfants, qu’il élève dans « l’amour de la France qui lui a tant donné ». Cet amour-là est pour lui la base, le ciment de la société française. Témoignage d’un réfugié sur l’amour de son pays d’accueil.
A ce jour, il vit toujours en France avec sa femme et ses quatre enfants, qu’il élève dans « l’amour de la France qui lui a tant donné ». Cet amour-là est pour lui la base, le ciment de la société française. Témoignage d’un réfugié sur l’amour de son pays d’accueil.
Pourquoi cette injonction d’aimer la France ?
J’aime reprendre ce que disait feu le patriarche Chenouda aux
Egyptiens : « l’Egypte n’est pas un pays dans lequel on vit, mais c’est
l’Egypte qui vit en nous ». Ces mots, je souhaite les adresser à tous
ceux qui vivent en France, qu’ils en soient citoyens ou non. Il faut
faire en sorte que la France vive en nous. C’est particulièrement vrai
pour les hommes politiques. Cet amour peut résoudre beaucoup de
problèmes actuels. Il faut être reconnaissant envers la France. Moi le
premier, je lui suis infiniment reconnaissant de tout ce qu’elle m’a
donné. Sans la reconnaissance qui s’incarne dans l’amour, on ne peut
pas être citoyen d’une nation.
Pensez-vous qu’aujourd’hui, il y ait un « déficit » d’amour envers la France ?
Oui, je rencontre des gens nés en France, dont les parents sont nés
en France, et qui n’aiment pas la France. Mais ils y vivent parce que
la France leur offre ce que nul autre pays au monde ne peut leur offrir.
La France m’a accueilli quand aucun pays ne voulait de moi. Elle m’a
fait sentir que j’étais un enfant du pays. Elle m’a tout donné. Ce
manque d’amour nous conduit à la perte.
Comment expliquez-vous cela ?
On ne peut rien construire si on n’aime pas la France. C’est aux
parents de transmettre cet amour, par leur éducation. Et les écoles
doivent enseigner le patriotisme et la citoyenneté. Qu’apprend-on
aujourd’hui aux petits Français ? A gagner de l’argent et à penser à
leur petit confort personnel. « Il faut consommer au maximum ! », leur
inculque la société. Cela les éloigne d’un vrai amour de leur pays. Que
sera la France si elle continue à combattre l’Amour, et à prôner le
matérialisme, l’individualisme, l’égoïsme. ?
La religion peut-elle être un frein à ce sentiment ?
Absolument pas ! Au contraire. Mais il faut être extrêmement
vigilant. Le problème naît quand la charia est mise au dessus des lois
de la République. La France est responsable de l’intégration des
étrangers qu’elle accueille et à qui elle offre la nationalité. Une
grande communauté de réfugiés chaldéens vit près de Sarcelles, en
banlieue parisienne. A l’école primaire Albert Camus, une école publique
de la République Française, une institutrice à donné des devoirs sur
des extraits du Coran, en dehors de tout programme officiel. Des gens
sont venus distribuer des exemplaires du Coran aux élèves. Résultat des
courses, on a vu des petits chaldéens rentrer chez eux et demander à
leur mère si ce qu’elle leur servait à table était halal. Comment la
France peut-elle fermer les yeux là-dessus ?
Comment analysez-vous l’arrivée en France, depuis plus de 60 ans, d’une nombreuse population musulmane ?
La présence de tant de musulmans en France doit être considérée comme
providentielle. Il me semble que c’est l’occasion pour les Français
d’être réveillés et de prendre conscience du trésor qu’ils ont, de les
éveiller à leur responsabilité d’évangélisateurs. Il n’y en a pas assez !
Les Français sont endormis dans un sommeil qui semble se prolonger, de
sorte que c’est la situation inverse qui se produit. Beaucoup ont peur
de heurter leurs interlocuteurs. Mais on peut très bien parler du Christ
sans blesser ! Il faut un enracinement dans la foi chrétienne. Est-ce
que le Christ est tout pour moi ou est-ce qu’il est à la marge ? La
France a grand besoin d’ouvriers, parce que « la moisson est abondante
». L’évangélisation n’est pas une option ! C’est le devoir de tout
chrétien. Saint Paul n’est pas rentré chez lui vivre sa foi dans le
confort et le calme.
Comment initier un vrai dialogue avec un musulman ?
Il faut commencer par l’aimer ! Ensuite tout dépend du stade dans
lequel il se trouve par rapport à sa connaissance de l’Islam et du
Coran. Souvent je commence par poser des questions sur l’origine du
Coran. Ensuite je les questionne sur tous les versets qui invitent à
tuer, à voler, à commettre l’adultère, tous ces versets que la nature
humaine ne peut pas admettre. Nous avons le projet de construction d’un
centre, le centre Fatima, qui accueillerait des personnes pour leur
apprendre les éléments de base d’un vrai dialogue avec les musulmans. Il
ne faut pas avoir peur ! Mais il faut être bien formé. Ce centre se
situera à quelques kilomètres de Chartres.
Connaissez-vous beaucoup de cas de musulmans qui, en France,
souhaitent se convertir au christianisme et qui en sont empêchés pour
des raisons familiales ou sociales ?
Il y a beaucoup de cas de musulmans en France, qui se convertissent
au christianisme ; ils sont nombreux à rencontrer des obstacles. L’idée
de se voir obligé de couper tout lien avec la famille leur coûte et les
fait réfléchir, c’est un frein. Beaucoup vont vivre intérieurement et
secrètement leur conversion et leur foi chrétienne, de peur de perdre
leur famille. Ils continueront à vivre socialement comme musulmans.
D’autres vont interrompre tout contact avec leur famille avant
d’embrasser le christianisme en recevant le baptême. J’ai accompagné et
j’accompagne toujours des musulmans les aidant et les encourageant à
comprendre le Coran, à oser chercher la vérité. Je les invite à
découvrir l’amour de Dieu le Père. A l’issu de mes
conférences-témoignages, je reçois des confidences de la part de
musulmans qui se posent des véritables questions, tout en exprimant une
peur face à la recherche de la vérité. Mais la vérité libère, la vérité
rassure, la vérité est précieuse, encore plus précieuse que les liens
familiaux humains.
Vous témoignez aujourd’hui à visage découvert. N’avez-vous pas peur des conséquences ?
Mon père spirituel m’a accordé l’autorisation de témoigner à visage
découvert, ce que je demandais depuis longtemps. J’ai survécu à la
torture, à la persécution et j’ai échappé plusieurs fois à la mort. On a
tiré sur moi à bout portant. Le Christ m’a protégé et aujourd’hui je
suis vivant pour témoigner de son Amour et annoncer l’Evangile. Je n’ai
pas peur, ma force vient du Christ ! Je suis bien conscient du danger
encouru par tout converti quittant l’islam. Et je n’ai aucun doute, je
serai tué par un musulman, qui appliquera la charia. Nous savons bien
que l’Eglise vit par le sang des martyrs, et si un jour le Seigneur
m’accorde la grâce du martyr, je suis prêt. Sa volonté triomphera face à
la mort.
Propos recueillis par Raphaelle Villemain pour aed-france
Si vous souhaitez écrire à Joseph, adressez votre courrier à l’AED.
AED
Service information – à l’attention de Joseph Fadelle
29 rue du Louvre
78 750 Mareil-Marly
AED
Service information – à l’attention de Joseph Fadelle
29 rue du Louvre
78 750 Mareil-Marly
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire