Vous n’avez pas encore réagi à la condamnation de Marine Le Pen et sa décision de faire appel pour faire campagne. Vous comprenez ce choix ?
SARAH KNAFO. S’il y a eu détournement de fonds publics et que cela est confirmé par la décision de la Cour de cassation, Marine Le Pen devra rembourser cet argent public, payer une amende. C’est une évidence. Mais l’éligibilité est un sujet d’une autre nature. Je suis une grande partisane de la démocratie suisse et la Suisse a supprimé ses peines d’inéligibilité en considérant que seul le peuple était souverain pour empêcher quelqu’un de le représenter. J’estime que ce n’est ni aux juges, ni aux technocrates, ni à Bruxelles, ni à qui que ce soit d’autre de décider à la place du peuple français de qui mérite d’être élu.











