
Un mois après l’afflux migratoire le plus massif de son histoire, l’enclave espagnole de Ceuta, sur la côte nord-africaine, vit toujours dans la tension. Fin juillet, au moins 72 000 personnes ont franchi la frontière depuis le Maroc en l’espace de quelques jours — un afflux massif inédit dans l’histoire de ce territoire de 20 km² peuplé de 85 000 habitants. Un chiffre vertigineux : l’équivalent de la population de la ville a déferlé sur ses plages en 48 heures, principalement des jeunes hommes, entrés en contournant à la nage les digues de Tarajal et Benzú ou en longeant le rivage. Le précédent de mai 2021, environ 12 000 entrées, est pulvérisé. Le bilan humain est lourd : au moins 111 migrants sont morts au cours de l’épisode, selon un décompte établi début août.









