
Berlin veut devenir le pivot militaire du continent, mais derrière le réarmement se cachent la crise industrielle, la fragilité politique et de nouvelles dépendances européennes. Le Financial Times rapportait début juillet que «l’Allemagne va emprunter 800 milliards d’euros pour son réarmement, un tournant historique». Ce contexte plus large s’inscrit dans le cadre de l’«OTAN 3.0», un concept mis en œuvre par les États-Unis qui incite les membres européens de l’Union à assumer une plus grande responsabilité en matière de sécurité. Concrètement, cela signifie que l’UE pilotera la stratégie d’endiguement de la Russie en Eurasie occidentale, conformément au nouveau «cordon sanitaire» mis en place par l’administration Trump au cours de l’année écoulée, l’Allemagne prévoyant d’y jouer un rôle prépondérant avec l’Ukraine comme guerrier par procuration.










