
par Gérard Leclerc
Pierre Manent aborde le retour au religieux.
On se souvient de la thèse de Marcel Gauchet, dans un ouvrage qui fit date en 1985, Le désenchantement du monde. Une histoire politique du religieux. Le christianisme y était défini comme la religion de la sortie de la religion, dans le cadre d’une analyse impressionnante et sans aucun doute novatrice. Il est difficile de résumer en quelques mots un tel travail qui correspond d’ailleurs à la réflexion de toute une vie. On pourrait parler de l’avènement de la sécularisation du politique au terme de la transformation interne du religieux par l’intervention du judaïsme et du christianisme. Ainsi s’expliquerait le passage « d’une société assujettie à une société sujette d’elle-même ».









