Les
amis qui viennent marauder, dont les derniers Marcel Stéphan et Farid
Smahi ont été surpris de notre familiarité avec les SDF.
Il
faut dire qui nous sommes. Nous terminons notre seizième campagne de
maraudes. Le temps a fait que nous avons fini par nous connaître, d'un
certain point de vue on peut parler d'amitié : nous finissons par avoir
des informations sur leur vie, leurs épreuves, ce dont ils ont
réellement besoin au-delà des problèmes matériels qu'ils traversent.¢
C’est de véritable empathie dont ils ont besoin. Celle-ci,
ils ne la trouvent pas dans les grandes associations. Il faut croire
qu'elles finissent par les perdre de vue, elles qui ont à gérer la
misère à l'échelle nationale, elles ont du mal à répondre aux véritables
questions que génèrent le train-train quotidien.
Il
y a un autre problème qui prend de l'ampleur : les rondes de la police
pour déloger les sans domicile du pavé parisien. La loi interdisant de
les déloger "manu militari", on fait tout pour les dégoûter en raflant
leur barda, les laissant sans rien sur le trottoir, avec le secret
espoir que par lassitude ils quitteront Paris.
À l'origine de la démarche, il y a la gauche caviar du maire, pour
qui la misère est une lèpre dans la Capitale, un abcès pullulant qu'il
faut éradiquer. Il peut sembler paradoxal que des hommes classés à
gauche se définissant comme humanistes au service de l'humanité soient
ceux qui organisent la chasse à la misère dans les rues de la
cité; force est de constater que les bobos sont parmi ceux dont les
valeurs sont totalement antagonistes avec le Peuple véritable, les
petits, les sans-grades et cela au nom de principes désincarnés.
Quant à nous, continuons notre travail, pour la défense des Nôtres, pour la véritable cause du Peuple.
Pasteur Blanchardhttp://www.francepresseinfos.com/
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