Rappel : le contexte politique de la manifestation du 24 mars 2013 :
Après
la volonté affichée du gouvernement d’ignorer délibérément le
retentissement considérable de la manifestation du 13 janvier à Paris,
minimisant avec mauvaise foi son importance et décidant de poursuivre
son « bonhomme de chemin » comme si de rien n’était ;
Après
le mépris avec lequel le CESE ou plutôt son directeur a décidé (après
coups de fil à Matignon) d’ignorer complètement 700 000 lettres
manuscrites de pétition, autre affront au peuple français ;
La
détermination des opposants à la Loi Taubira prévoyant d’ouvrir le «
mariage » aux personnes de même sexe n’en était que plus renforcée, car
même s’il y a bien d’autres problèmes plus cruciaux à traiter, ces
sujets sociétaux n’ont rien d’anodin, par la mise en place de ces lois
libertaires, ce sont les principes de civilisation qui fondent notre
société qui sont entamés, attaqués à la racine, et menacent de ruine
prochaine notre modèle social !
Dans
ce moment pathétique de notre histoire où une grande partie du peuple
de France s’est levée très tôt et est accourue à la capitale pour
signifier de manière franche et massive son refus absolu de voir
commettre l’irréparable, un homme, on devrait plutôt dire un commis du
gouvernement, portera la lourde responsabilité historique d’avoir
cherché par tout moyen à saborder l’ampleur de cette manifestation,
serviteur zélé des idéologues de sa caste contre la volonté du peuple,
Manuel Valls donc, ministre de l’intérieur, s’est démené dans le mauvais
sens du terme en vue de faire échouer l’expression de la manifestation
populaire, ce à quoi il n’est qu’en partie parvenu ..
1) la manip en amont : multiplication des entraves
- interdire les Champs Elysées au dernier moment
Suite
à la méga-manifestation du 13 janvier qui s’était terminée sur le Champ
de Mars, rendez vous était pris pour une prochaine manifestation qui
devait être plus importante encore et permettre normalement la
progression de la foule sur une immense avenue prestigieuse, le choix
s’était porté sur les Champs Elysées avec l’accord de principe des
autorités obtenu depuis plusieurs semaines mais c’était sans compter sur
la duplicité de ce gouvernement, décidé à saboter la portée de ce
gigantesque rassemblement populaire, le 19 mars soit 5 jours avant, un
arrêté préfectoral interdit le défilé sur les Champs Elysées sous des
prétextes fallacieux, c’eut effectivement été trop beau pour des
opposants ;
- confiner les manifestants dans une « boite à sardines »
Une
manifestation pour être véritable doit être un ensemble mouvant, se
déplaçant selon un parcours établi, le temps d’une manifestation
généralement de qq heures prévoit que le cortège devra parcourir
plusieurs kilomètres, à une vitesse de 2-3 km/h, dans leur souci
hautement républicain de limiter au maximum l’impact de cette
mobilisation populaire, les autorités du pouvoir socialiste ne se
contenteront pas d’interdire la descente prestigieuse des Champs
Elysées, elles prévoiront aussi de confiner l’immense rassemblement au
delà de l’Arc de Triomphe, elles transformeront de fait cette manif en
un gigantesque « standing » à savoir que les participants vont se
retrouver bloqués dans une sorte de « cul-de-sac » géant occupant
l’avenue de la Gde Armée puis celle du Gal de Gaulle jusqu’à Neuilly,
des heures de standing en perspective !
- empêcher la vérité des chiffres en dispersant la foule
Un
autre « intérêt » à entraver le déroulement normal d’un cortège de
manifestants partant de Neuilly et se dirigeant vers la place de la
Concorde est d’empêcher de procéder à un comptage honnête et simple du
total de la foule, à l’instar de ce qui s’est produit le 13 janvier ou
grâce à des rassemblements épars, on a brouillé la vérité des chiffres
sur le nombre de participants, ce 24 mars on allait d’abord gêner
considérablement le rassemblement sur place et puis l’avenue de la Gde
Armée se révélant très vite insuffisante, on pourrait ensuite noyer la
vérité des chiffres sur le succès réel de cet énorme rassemblement du
peuple français opposé à ce projet de loi dénaturant l’ordre social,
c’est que si l’on a décidé de nuire au succès d’une manif d’opposants,
il est logique de le faire jusqu’au bout…
2) la manip durant : intimidation et usage de la violence
- confinement de force des manifestants
Le
jour J, là où les manipulations devaient se dérouler conformément au
plan préétabli par le ministère de l’intérieur, relayé par l’autorité
préfectorale, enfin avec quelques ratés tout de même, car en dépit d’un
sabordage médiatique en amont (annonce d’une participation réduite de
100 000 personnes env.) les instances dirigeantes allaient être
surprises par l’énorme mobilisation du peuple de France, accouru encore
plus nombreux que le 13 janvier, face à cet immense rassemblement la
sagesse eut commandé de « lâcher du lest » en permettant la circulation
des manifestants piéton par les rues transversales, d’espacer davantage
les barrières dites de sécurité qui rétrécissaient considérablement sur
l’avenue de la Gde Armée l’espace disponible pour les manifestants et
enfin d’ouvrir finalement les Champs Elysées à la Manif pour Tous
puisque celles-ci étaient de toute façon interdites à la circulation,
mais c’est sans compter que ce gouvernement avait décidé de s’opposer
quoiqu’il advienne au peuple qui défilerait ce jour-là, car il n’est pas
exact de dire que ce gouvernement serait l’émanation de la volonté
populaire…
- incitation à la faute, prétexte à la répression
Il
y a une logique dans l’adversité, c’est de ne rien lâcher et de faire
en sorte que l’autre porte en définitive la responsabilité des problèmes
que l’on a soit même engendrés, c’est de bonne guerre, la guerre de la
désinformation, le méchant c’est l’autre c’est pas moi, jeu dangereux
auquel l’actuel gouvernement n’allait pas hésiter à se livrer par une
magistrale démonstration de manipulation et de provocation, était ce
calculé ou non ? La question reste en suspens mais ce qui est certain
c’est que nombre de manifestants allaient se retrouver pris dans un
véritable piège du fait de l’ouverture temporaire des barrières bloquant
l’accès aux Champs Elysées, les événements ont été décrits en détail
par Béatrice Bourges, après que des dizaines voire des centaines de
manifestants ont pénétré les Champs Elysées presque vides, ils ont été
subitement attaqués, gazés en fait (aérosol lacrymogène) par les forces
dites de l’ordre qui les ont agressés sur place !
- la répression brutale, malgré l’absence de violences
Entretemps
le « piège » s’était refermé, les manifestants face aux policiers qui
les chargeaient devant l’Arc de Triomphe ont voulu reculer et revenir
Avenue de la Gde Armée mais le passage (maladresse ou malice ?) avait
été refermé entretemps, ce furent alors des scènes d’agression et de
violence à la fois pathétiques et pitoyables qui ne sont vraiment pas à
la gloire des membres de ce gouvernement, lesquels s’en défendront
maladroitement le lendemain, des enfants aspergés de gaz lacrymogène et
hurlant de douleur, des gens gisant à terre, ceux qui voulaient leur
porter secours étaient à leur tour aspergés de gaz, une personne a eu le
pied écrasé par un véhicule, tous ces gens pris stupidement au piège
face à la vindicte policière avaient beau être tout ce qu’il y a de plus
pacifique et inoffensif socialement, c’est que les consignes venant
certainement d’en haut étaient strictes, il ne fallait pas lésiner sur
les moyens de répression afin d’entamer le moral des manifestants…
3) la manip en aval : désinformation et fausses accusations
- black out des medias, mensonges sur la participation
Sans
parler des prises de vues aériennes, les photos effectuées depuis la
place de l’Etoile en direction de l’Arche de la Défense parlent d’elles
mêmes, il s’agit d’une méga manifestation, du jamais vu dans l’histoire
de la Vème République, plus grande que celle pour l’Ecole libre en 1984,
plus importante que celle de juin 1968 en soutien à De Gaulle, les
participants occupaient (avec force densité) entièrement l’avenue de la
Gde Armée puis l’avenue du Gal de Gaulle jusqu’à Neuilly, latéralement
les Avenues Foch et Carnot étaient également occupées, à l’évidence plus
d’un million de personnes étaient présentes, cela n’a nullement empêché
les autorités préfectorales de déclarer sans vergogne le lendemain,
sans doute sur instruction ministérielle, qu’il n’y avait que 300 000
manifestants, ce chiffre de 300 000 est une aberration et un mensonge
éhonté, qu’importe qq jours plus tard ce même chiffre a été à nouveau
réaffirmé alors qu’en même temps (aveu de dissimulation) les autorités
refusaient de publier les photos officielles de la manifestation ainsi
que le film tourné depuis l’hélicoptère qui la survolait, ce
gouvernement est un gouvernement de menteurs qui en plus prend les
citoyens pour des imbéciles, on saura s’en souvenir !
- fausses rumeurs de policiers blessés à fin de diversion
La
meilleure défense c’est l’attaque, si vous êtes inquiété et risquez de
vous retrouver menacé, en position de faiblesse, n’hésitez pas à mener
une contre attaque préventive afin d’inverser le sens de l’accusation,
c’est à cet exercice que notre ministre Valls a entendu souscrire en
expliquant doctement qu’une trentaine de policiers avaient été blessés
lors de la manifestation du 24 mars, là encore mensonge et manipulation
éhontée, on n’a pas le moindre début de preuve qu’un policier ait été
blessé, d’ailleurs on n’en entend plus parler de ces policiers, ce qui
est certain c’est que nombre de civils ont été durement molestés, jetés à
terre, brûlés par les gaz lacrymogènes, des enfants hurlaient de
douleur, une personne a eu la cheville écrasée ; ces accusations de
policiers blessés sont grotesques et absurdes, il suffisait de jeter un
coup d’œil aux manifestants, des gens honnêtes et responsables, des
citoyens loyaux et légalistes, soucieux de l’ordre, aux antipodes d’une
foule d’excités et d’agresseurs, d’ailleurs aucune déprédation n’a été
constatée en dépit du nombre énorme de participants, nul doute que s’il y
avait eu le moindre dégât la presse aux ordres en aurait fait étalage,
encore la manipulation…
- négations offusquées et hypocrites face aux faits avérés
Ces
échauffourées de la veille, cette volonté de sabordage par le ministère
de l’intérieur de la plus grande manifestation d’opposition de
l’histoire de la Vème ont valu des échanges musclés le lendemain 25 mars
sur les bancs de l’Assemblée nationale, interpellé par le député UMP
Philippe Cochet qui tançait (avec raison) le gouvernement en raison de
l’interdiction de défiler faite à la foule parquée et des violences
policières inutiles face à des manifestants inoffensifs, la réponse de
Manuel Valls là dessus mérite d’être examinée avec précision, elle
contient plusieurs contre vérités, d’hypocrites dénégations offusquées
et participe globalement d’une manœuvre (assez habile) d’inversion
accusatoire, le ministre de l’intérieur pratique dans un mélange assez
subtil pour déstabiliser ses interlocuteurs l’amalgame et la
désinformation :
=
d’abord sur le fait que les Champs Elysées ont été refusés, il prétend
dénoncer l’absence de coopération des organisateurs, absurde puisque ce
lieu prestigieux était leur plus grand souhait ;
=
puis il énonce que ceux-ci auraient été dépassés par des extrémistes,
encore une grossière affabulation puisqu’aucun policier n’a été blessé
et qu’il n’y a eu aucune dégradation, qu’à cela ne tienne pour renforcer
le climat de psychose il parle de groupe aux tendances radicales sans
pouvoir préciser en quoi leur présence dans la manif aurait été
prépondérante ni en quoi leur comportement aurait enfreint la Loi,
vieille technique de l’amalgame ;
=
ensuite vient le grand numéro émotionnel de la dignité offusquée, à
l’accusation (réelle) d’enfants gazés par les policiers, Manuel Valls
répond avec emphase qu’il n’est pas « digne » de parler d’enfants gazés
en ce lieu, osant une allusion invraisemblable (et malhonnête) avec les
chambres à gaz, c’est que monsieur « quand même » connait bien la
chanson, pari réussi car il évacue du même coup le scandale de
l’utilisation d’armes lacrymogènes envers les enfants ;
=
enfin pour clore cette série de renversements de responsabilités, il
s’autorise une autocongratulation majeure, s’attribuant à lui et ses
services tout le mérite du caractère relativement pacifique de la
manifestation de la veille, « magnifique » retournement de sens, notre
ministre de l’intérieur démontre son sens de la « com. » dont il use et
abuse en vue de sa promo et de celle de ses collègues et idéologues
socialistes, et ce au mépris du peuple français !
Conclusion : panique et fuite en avant des gouvernants
C’est l’impression générale qu’offre le personnel politique pour ne citer que les principaux impliqués en cette affaire ;
- fausse bonhomie et indécision du président
C’est
un faux gentil, énarque totalement coupé du pays réel, n’ayant jamais
travaillé de sa vie, il doit son ascension politique fulgurante à son
échine souple et une certaine malice, sûrement pas à une quelconque
efficacité ni capacité à résoudre des problèmes, cela est en train de se
vérifier chaque jour un peu plus…
- brutalité idéologique du ministre de la justice
C’est
une vraie méchante (bah oui, elle pourrait être une fausse méchante),
ex-indépendantiste, elle aura bien réussi sa reconversion de
révolutionnaire et parvenue au plus haut niveau, elle tient enfin sa «
revanche » sur le peuple français qu’elle déteste à l’évidence, tant son
parti pris en faveur de tout ce qui contribue à la ruine de ce dernier
est manifeste !
- cynisme et agressivité du ministre de l’intérieur
Encore
un faux gentil, derrière une image de « technicien » en matière de
sécurité, neutre et qui serait simplement soucieux du bien public (ah,
le brave homme) se tient un individu politique, certes intelligent mais
avant tout rusé et ambitieux, qui vient à l’occasion de ces récents
événements de démontrer de façon éclatante qu’il savait éviter de
s’embarrasser de scrupules quand il est question de faire avancer les
intérêts de son propre camp et que dans ce combat, s’il fallait trahir
le peuple pour permettre à l’idéologie de l’emporter, et bien on le
trahirait…
Ce gouvernement est le pire de la Vème et un des pires de l’histoire de la République !
Mitterrand
et Chirac ont su reculer à temps face à une énorme pression populaire
afin d’éviter un brisement de la cohésion nationale, souvenons nous des
épisodes de guerre civile en France durant la Révolution à propos de la
constitution civile du clergé ou au début du XXème siècle à cause de la
loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat et de l’interdiction des
congrégations, avec l’actuel gouvernement, le pire est à craindre…
Hiéronymus, avril 2013 http://www.scriptoblog.com
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