« Notre démarche s’inscrit dans un mouvement international et
invite à la tolérance ; la France, patrie des droits humains, s’honore à
rattraper son retard. [...] Ce texte s’inscrit dans la devise de
notre République. Il permet aux couples homosexuels de faire famille.
Assumons-le. Il sort la famille du fantasme « une maman, un papa et un
enfant (sic) ». L’élue de Loire-Atlantique, qui avait entamé son intervention en affirmant « nous vivons là un grand moment et entrons, à notre manière, dans l’histoire de France (resic) »
n’a pas fait dans la nuance lors de la séance d’ouverture, devant de
Sénat, du débat sur le projet de « mariage pour tous ».
Et cette proche de Jean-Marc Ayrault de poursuivre - sous les sifflets de l’opposition : « car
cette famille-là n’a jamais été universelle. De tout temps, des parents
ont mis au monde des enfants qu’ils n’ont pas pu ou voulu assumer. De
tout temps, des enfants sont nés sans père. De tout temps, des enfants
ont été élevés par d’autres personnes que leurs père et mère. Ce qui
pose problème, c’est cette famille idéalisée, «
hétéro-patriarcale-blanche » de préférence de plus en plus éloignée des
réalités. La loi doit s’adapter. »
Une opinion partagée par Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne (EELV) : « Protéger
l’enfant ? Tout le monde est pour ! Il lui faut un père et une mère ?
Pure idéologie de même que cette conception d’une famille traditionnelle ».
On savait déjà que pour la gauche « sociétale » la délinquance et
l’immigration sont des « fantasmes », c’est-à-dire, selon la définition
donnée de ce mot, « des visions illusoires produites par une lésion du sens optique ou par un trouble des facultés mentales ».
Aujourd’hui c’est la famille hétéro-parentale qui à son tour en est un,
surtout – circonstance aggravante – s’il s’agit d’une famille « hétéro-patriarcale-blanche ». On n’arrête pas le progrès.
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