Madame, Mademoiselle, Monsieur, Chers Amis et Lecteurs du site,
Une
regrettable coquille, la semaine dernière, a légèrement modifié le nom
de famille du camarade Valorgues qui s’écrit avec un seul l.
Le
responsable de cette faute majeure a été sévèrement châtié : il doit
apprendre par cœur et à l’envers les œuvres complètes de Najat
Vallaud-Belkacem.
Nous vous rappelons la parution :
— aux « Bouquins de Synthèse nationale » du nouvel essai de Georges Feltin-Tracol, Bardèche et l’Europe. Son combat pour une Europe « nationale, libérée et indépendante », 2013, 18 € + 3 €. À commander au :
— du n° 31 de Synthèse nationale vient de paraître avec de nombreuses contributions dont celle de Georges Feltin-Tracol :
Sachez par ailleurs que le « Libre-Journal des Lycéens » du samedi 4 mai, animé par Pascal Lassalle, sur Radio Courtoisie recevait le journaliste indépendant, Jean-Loup Izambert, et Georges Feltin-Tracol, rédacteur en chef d’Europe Maxima,
pour évoquer des « Liaisons coupables entre islamisme radical et
puissances occidentales » et « Alexandre Loukachenko et la troisième
voie biélorusse ». L’émission peut être réécoutée à la demande sur le
site officiel de Radio Courtoisie qu’il faut soutenir.
Signalons enfin que le Cercle Eurasia
organise une conférence consacrée à « La voie eurasiste » avec les
interventions d’Alexandre Douguine, « L’eurasisme hier et aujourd’hui »,
et d’Alain de Benoist, « L’eurasisme contre le libéralisme », le samedi
25 mai à partir de 16 h 00, 4, place Saint-Germain, Salle Lumière,
75006 Paris (7 €; 5 € pour les étudiants et les chômeurs).
*
**
Dans
l’Hexagone de François Hollande, il ne fait pas bon être opposant. Ce
triste constat se vérifiait déjà au temps de l’atlantiste Nicolas
Sarközy. À cette époque oubliée par quelques demeurés droitards sans
cervelle, ni mémoire, désormais fans d’une véritable imposture
appelée la « Droite forte », C.R.S. et gendarmes arrêtaient avec une
violence certaine les manifestants hostiles aux pièces de théâtre
blasphématoires, en particulier la pièce de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu.
Des manifestants courageux tentèrent d’interrompre certaines
représentations et se firent arrêter. Prévenus d’entraves de manière
concertée à la liberté d’expression, par voies de fait, destruction ou
dégradation et violence, ces victimes du politiquement correct risquent
d’après l’article 431 – 1 du Code pénal 45 000 € d’amende et trois ans
d’emprisonnement. Qu’en pensent Amnesty International, la Ligue internationale des droits de l’homme et Human Rights Watch si prompts en général à dénoncer les législations iranienne, russe et bélarussienne ?
Pigiste à l’hebdomadaire bourgeois mondialiste Charlie Hebdo,
Sigolène Vinson rapporte que « leur action se doublait d’actes
subversifs constituant à balancer des poules puantes ou à souffler dans
des sifflets à roulette (1) ». De vrais actes terroristes… « À
l’audience, la présidente rappelle les termes de la commission
rogatoire, faisant état de propos tenus par les manifestants : “ Le
Seigneur vous pardonne ” “ Allez au diable ”, etc. (2) ». De pareils
mots bafouent vraiment la sacro-sainte (sic !) laïcité républicaine et
la dignité de policiers guère habitués à de telles « injures »
probablement plus scandaleuses que les insultes proférées par la
racaille des banlieues de l’immigration…
Ce « deux poids deux mesures » est une caractéristique constante de la part des pseudo-autorités ripoublicaines. Alors que quatre militants de Génération Identitaire
pâtissent de conditions draconiennes inacceptables de contrôle
judiciaire parce qu’ils ont osé organiser l’occupation pacifique du
chantier de la future grande mosquée de Poitiers, les FemHaine
qui investissent, seins nus, la nef de Notre-Dame de Paris, beuglent
leur joie à l’abdication de Benoît XVI et saccagent les nouvelles
cloches, n’ont qu’un simple contrôle d’identité…
Ces faits ne sont pas isolés; ils se répandent plutôt. Le 18 octobre 2012, le président d’Entraide-Solidarité,
François Maris, fut placé en garde à vue pendant dix-sept heures.
Pourquoi ? Parce qu’il défendait un couple de harkis à Gorniès dans
l’Hérault. Les gendarmes l’accusèrent d’« installation en réunion
sans autorisation d’un mobil-home » (un délit puni de six mois
de prison !), et de… « génocide » ! Vite conscients de l’absurdité des
accusations, les pandores enquêtèrent alors sur le « vol d’une banderole
» ! Puis, comprenant que l’objet du délit avait été récupéré dans une
décharge, ces Sherlock Holmes de bas-étage retinrent finalement une
banale « installation d’une habitation légère en un lieu non autorisé ».
Le
Régime aime terroriser. Outre des pressions psychologiques et sociales
sur l’entourage de ses proies, il n’hésite pas à instrumentaliser le
fisc contre ceux qui lui tiennent tête. Suite à un redressement fiscal,
l’humoriste Dieudonné a été condamné à une amende d’un million d’euros.
On cherche ainsi à museler les grandes gueules. À leur faire peur aussi.
Le 18 novembre 2012, les FemHaine agressaient les paisibles manifestants de Civitas
qui, voyant l’inaction des policiers, réagirent avec vigueur. Or,
raconte Aurélien, l’une des victimes de ces hystériques, « le mercredi
28 novembre à six heures précise, j’ai été réveillé par les forces de
l’ordre (le S.I.T. [Service d'investigation transversale, une
unité de la police nationale hexagonale chargée des enquêtes pour motif
politique] plus précisément) qui m’ont menotté dans mon lit, une arme à
feu braquée sur ma tempe. J’ai ensuite fait quarante-huit heures de
garde à vue et quinze heures de dépôt (une sorte de prison sous le
tribunal de Paris) et je suis désormais sous contrôle judiciaire avec
interdiction de sortir du territoire Français, et l’obligation de
pointer tous les quinze jours au commissariat de ma ville, tant que le
jugement ne sera pas rendu. J’ai un travail, je n’avais pas de casier
judiciaire, j’ai été traité comme un terroriste, alors que c’est nous
qui avons été agressés ! Il y a eu quatre autres interpellés ce même
jour… […] Nous risquons 45 000 € d’amende et trois ans de prison, sans
compter les dommages et intérêts (3) ».
L’action
policière contre des personnes solvables et honnêtes a atteint son
point culminant au moment des démonstrations de force de la « Manif pour
tous ». Suite à des manœuvres provocatrices d’agents infiltrés parmi
les manifestants, le 24 mars 2013, des enfants ont été gazés par les
lacrymogènes des forces du « désordre » établi ! Conditionné à s’élever à
la seconde près contre les soi-disant violences policières à l’Est ou
ailleurs dans le monde, le Parlement européen, cette pétaudière inutile,
a gardé un silence éloquent et n’a nullement protesté contre la
centaine d’interpellations et les six gardes à vue ! La République a
maintenant ses prisonniers politiques.
Quant aux prisonniers d’opinion, après l’historien dissident Vincent Reynouard, voici le président de l’Œuvre française, Yvan Benedetti, et le responsable des Jeunesses nationalistes,
Alexandre Gabriac, d’être poursuivis pour des motifs futiles par une
justice devenue par enchantement d’une rare intransigeance. Incapables
d’empêcher les « nouvelles attaques de diligence » dans le R.E.R. D en
Île-de-France ou des T.E.R. en Provence – Alpes – Côte d’Azur ou
l’épidémie de kalachnikovite aiguë dans les quartiers
marseillais, le Pouvoir préfère réprimer les « factieux ». Il faut dire
que les risques sont souvent bien moindres face aux familles, aux jeunes
gens sympathiques et aux « veilleurs » que devant la voyoucratie des
banlieues lourdement armée.
Les responsables du désordre public légal ont en effet reçu des consignes précises, iniques et grotesques. Le 1er
avril dernier, venu depuis l’Aisne pour passer quelques jours dans la
capitale avec son épouse et leurs six enfants, Franck Talleu est arrêté
par les agents du parc du Luxembourg, conduit une heure au poste et
poursuivi par le ministère public. Qu’a donc commis cet honorable père
de famille ? A-t-il agressé une personne âgée qui promenait son chien
sous le contrôle vigilant des pervenches des caniveaux ? Entraîné ses
enfants dans une salle de shoot ou bien payé son séjour
parisien grâce au compte singapourien de Jérôme Cahuzac ? Non, Franck
Talleu a fait pire. Il portait, ce jour-là, un maillot de corps sans
slogan, ni inscription, de la « Manif pour tous ». Il a d’abord été
verbalisé pour « port d’une tenue contraire aux bonnes mœurs ». On
hallucine ! Voilà pourquoi la Gay Pride ne passe jamais par ces
jardins… Devant l’énormité du motif, le procès-verbal a ensuite été
modifié (4). Fort de ce précédent incroyable, les gendarmes ont ensuite
réprimé une douzaine de personnes au même endroit pour le port de
maillots semblables. « Interpellés, emmenés au poste, écrit Delphine de
Mallevoüe, certains ont été fouillés et ont subi un interrogatoire de
une à deux heures, avant de recevoir un P.V. [pour] organisation d’une
manifestation ludique sans autorisation spéciale [ou] gêne à la
tranquillité des promeneurs par affichage ostentatoire d’éléments
relatifs à une manifestation interdite (5) ». Ces zélés fonctionnaires
auraient-ils ainsi agi devant les solides gaillards des Jeunesses nationalistes, de Génération Identitaire, du Renouveau français ou du G.U.D. ?
Une
telle entrave à la liberté d’expression réelle (on n’est pas dans un
théâtre subventionné !) est somme tout cohérente venant d’un Système
mortifère qui proscrit le voile intégral musulman. La police du vêtement
et des tenues va de pair avec le flicage de la pensée. La peste du
politiquement correct contamine tout. En raison d’un risque supposé de
troubles à l’ordre public (toujours la même rengaine), la journée
régionale de Synthèse nationale dans le Nord a été interdite, Synthèse nationale
devant même payer un millier d’euros au maire U.M.P. de
Marcq-en-Barœul. Fort heureusement, l’équipe nordiste a pu trouver une
autre salle, ailleurs, et la réunion prévue du 28 avril s’est bien
tenue. Elle a été un succès. Le fait est révélateur qu’il est maintenant
difficile pour les résistants au Nouvel Ordre mondial d’organiser des
réunions publiques et de trouver des salles.
Sous
le prétexte fallacieux de maintenir la « légalité républicaine », le
Régime entend frapper fort afin de contenir, voire d’étouffer, tout
mouvement protestataire durable. Dans la nuit du 14 au 15 avril,
soixante-sept « campeurs illégaux », les « veilleurs », âgés de 18 à 25
ans, ont été raflés et placés en garde à vue. Stéphane Kovacs évoque des
gardes à vue de quarante-quatre heures ! Outre « la fouille – intégrale
-, la prise d’empreintes, les photos de face et de profil, “ comme des
criminels ” (6) », ces nouveaux prisonniers politiques « ont dû se
soumettre à des tests A.D.N. et seront inscrits au fichier (7) ». Or le
fichage génétique ne concernait à l’origine que les affaires de
terrorisme et les crimes sexuels. « La Manif pour tous n’est pas du tout
appréciée en haut lieu… » avance Amicie, une étudiante de 25 ans
interpellée qui a eu droit à une confidence de policier (8). Sur la même
place près du Palais-Bourbon se tiennent régulièrement des
manifestations d’étrangers clandestins sous l’œil placide des policiers.
« Les délinquants sont ici ceux qui ont le front de s’opposer au
Pouvoir pour des raisons de conviction », écrit la philosophe Chantal
Delsol (9). Taubira adore tellement les délinquants qu’elle en crée de
nouveaux…
Les
exactions policières témoignent de l’étroite connivence de l’appareil
d’État aux mains de l’hyper-classe mondialiste avec les racailles
allogènes des banlieues annoncée en son temps par Éric Werner qui voit
son hypothèse validée. La protection des sites officiels implique pour
l’heure « moins de sécurisation des cités et plus de mission pour
protéger les palais nationaux (10) », affirme un officier des forces
mobiles.
Un
an après l’élection du « capitaine de pédalo (heureuse expression de
Jean-Luc Mélenchon) » « Flamby le Pépère », une ambiance de fin de règne
s’installe dans la population. Des comités de hués de ministres se
lèvent partout dans le pays. Certes, les conditions de 1992 quand les
membres du gouvernement socialiste ne pouvaient plus circuler ne sont
pas encore réunies. En outre, parier sur une convergence des luttes
entre les opposants de l’Ayraultport à Notre-Dame des Landes,
la colère sociale incitée par la fermeture massive d’entreprises et
l’Accord national interprofessionnel (A.N.I.) qui nie les droits des
salariés, et le combat sociétal contre le mensonger « Mariage pour tous »
relève de l’impossibilité tactique, faute d’investissements militants
tangibles dans le syndicalisme et l’action écolo-agricole. Les tensions
actuelles traduisent néanmoins un ras-le-bol patent du pays réel. Son
réveil pourrait à terme provoquer un anti-Mai 68 ou un contre-4
Septembre 1870. On comprend que pour les hiérarques faillis du Pouvoir,
la répression, c’est maintenant !
Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com/
Notes
1 : dans Charlie Hebdo, 6 février 2013.
2 : Idem.
3 : entretien d’Aurélien avec Laurent Bayard, La Voix de la Russie, 13 décembre 2012.
4
: La contravention porte sur « organisation d’une manifestation ludique
dans le jardin du Luxembourg sans autorisation spéciale », dans
Emmanuel Ratier, Faits & Documents, du 15 au 30 avril 2013, p. 9.
5 : dans Le Figaro, 9 avril 2013.
6 : Stéphane Kovacs, dans Le Figaro, 24 avril 2013.
7 : Stéphane Kovacs et Jean-Marc Leclerc, dans Le Figaro, 16 avril 2013.
8 : Stéphane Kovacs, dans Le Figaro, 24 avril 2013.
9 : dans Le Figaro, 25 avril 2013.
10 : cité par Jean-Marc Leclerc, dans Le Figaro, 16 avril 2013.
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