L’argent, décidément, n’achète pas tout… La preuve, le Qatar n’avait
pas pris ses précautions pour assurer la sécurité de l’après-victoire du
PSG contre les sauvageons. Certes, les Autorités françaises non plus !
Nous, on a l’habitude, mais les Quataris, eux, ne savaient pas. Au
moins, auront-ils appris que la France n’est pas « le leur pays » où ce
genre de facéties n’est sans doute même pas imaginable… Là-bas, le
premier hooligan qui éternue sans dire « pardon » étant probablement
illico bastonné et jeté dans un cul de base fosse.
Maintenant, ils savent pour la prochaine fois – si prochaine fois, il
y a ! – qu’ils devront débourser quelques centaines de milliers d’euros
d’investissement supplémentaire pour que la remise de la coupe aux
joueurs victorieux se déroule dans la joie et l’allégresse… On sait ce
qu’il en a été lundi dernier : vandalisme, pillage, 32 blessés (dont
1 policier et 2 gendarmes)… Tandis que les « ultras » du Club
braillaient leur colère d’être interdits de tribunes depuis des mois,
les « chances pour la France » déboulaient de leurs ghettos pour venir
faire leurs courses… Coût du passage en caisse : autour de deux millions
d’euros, estime-t-on.
« Pourquoi tout a-t-il ainsi dégénéré, alors qu’on s’attendait à
ce que les “ultras” manifestent leurs aigreurs… et que l’occasion était
trop belle pour que les racailles se privent de s’adonner à la joie d’un
“shopping” » entend-on depuis les événements ?
Mais s’y attendait-on vraiment coté gouvernement ? Toute la question
est là, car ses membres sont tellement imbibés jusqu’à l’ivresse de
bonne conscience politiquement correcte qu’ils ne pouvaient sans doute
imaginer que le sacro-saint football – qui a remplacé dans leur « idéal
citoyen » la sacro-sainte patrie de leurs aïeux – soit ainsi bafoué…
Qui pouvait oser ? « Eux », tout simplement… tout ceux qui ne
sacralisent pas ce sport, voire tous ceux qui sont dégoûtés que
s’étalent sans cesse à la une des médias les sommes colossales
qu’encaissent joueurs, entraîneurs, intermédiaires et autres personnes
gravitant autour de la « planète foot ».
C’est moins par laxisme que par utopie qu’un gouvernement socialiste
et une municipalité socialiste n’ont pas vu le « coup venir ».
Et c’est tout autant par fantasme politique que le premier s’est
montré aussi brutal dans la répression lors des récents rassemblements
de la « Manif pour tous » dans lesquels il appréhendait ni plus ni moins
qu’un nouveau « 6 Février 34 », une menace de « putsch fasciste »,
voire une résurgence d’on-ne-sait quelle conspiration cagoularde…
Philippe Randa www.francephi.com
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