Bruno Gollnisch rentre
aujourd’hui de Russie après deux jours de rencontres et de débats aussi
intéressants que fructueux qui ont retenu l’intérêt des médias russes. A
la tête, de facto, d’une délégation de plusieurs parlementaires et élus
européens (autrichien, néerlandais, letton, polonais, tchèque), le
président de l’Alliance Européenne des Mouvements Nationaux, accompagné
également de plusieurs membres de l’AEMN, dont Valerio Cignetti,
répondait notamment à l’ invitation de la Commission des droits de
l’homme à Moscou. Ils ont été reçus à la Douma (parlement russe) avant
de se rendre jeudi en République autonome de Karatchaïévo-Tcherkessie.
A la Douma, nos amis russes étaient intéressés par l’opinion de Bruno Gollnisch et de ses collègues sur les activités, rarement désintéressées, des associations, ONG et autres fondations, quand celles-ci sont financées par l’étranger.En présence notamment de plusieurs dizaines de députés russes de différents courants politiques, les débats ont été supervisés par Yaroslav Nilov, jeune et brillant président de la Commission parlementaire pour les organisations sociales et religieuses.
Ouvrons ici une parenthèse pour rappeler
que M. Nilov fut un des parlementaires qui, en pleine tempête
médiatique générée par les provocations contre les chrétiens orthodoxes
du groupe anarchiste Pussy riot, fut à
l’origine d’une résolution de la Douma portant sur « les meurtres de
chefs spirituels », « le vandalisme contre des propriétés de l’Eglise »,
et «les actes blasphématoires de hooliganisme».Ladite résolution
appelait à des peines plus sévères contre toute personne qui offenserait
les sentiments religieux.
Chroniqueur pour l’agence de presse RIA Novosti, Alexandre Latsa rappelait dernièrement –nous nous en faisions l’écho sur ce blog en septembre 2012- que cette question revêt en Russie une importance cruciale.« La Russie notait-il, sort de 70 ans de communisme (…) de relatives tensions interreligieuses et intercommunautaires à la dislocation de l’Union-Soviétique et à ce titre, les Russes ont conscience de l’importance de faire respecter les lieux de culte (…). »
« La Russie est un pays multiconfessionnel, pluriculturel (…) encore aujourd’hui victime du terrorisme fondamentaliste et qui maintient assez habilement une cohabitation entre des groupes religieux et ethniques très variés, sur un territoire gigantesque (…). Au sortir de presqu’un siècle de dictature athéiste, le renouveau de la foi est quelque chose de particulièrement sensible. »
Autant dire que les menaces sur la paix
civile, de déstabilisation, que portent en germe toute atteinte à la foi
religieuse, sont prises au sérieux par le gouvernement et les élus
russes, toutes étiquettes politiques confondues.
Menaces de déstabilisations qui sont
aussi réelles, au travers des activités des « ONG », « associations » et
« fondations » évoquées plus haut, qui doivent être comme telles portées à la connaissance des citoyens, et qui étaient donc l’objet des discussions à la Douma évoquées plus haut.
Rappelons que cette subversion sous faux drapeaux ne concerne pas que la Russie. Eric Denécé, ancien du renseignement, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (Cf2R), le rappelait au sujet des révolutions du « printemps arabe », qui étaient en préparation depuis plusieurs années et qui n’avaient pas de caractère « spontané. »
« Dès 2007-2008, des conférences organisées sous l’égide d’ONG américaines, comme Freedom House, l’International Republican Institute ou Canvas,
et où étaient présents la plupart des blogueurs et des leaders de ces
mouvements, ont instillé le germe de la démocratie, créant un contexte
favorable aux révolutions. Le processus était le même que celui
qui a précédé le démantèlement de l’URSS, la Révolution serbe, la
Révolution orange en Ukraine ou encore celle des Roses en Géorgie. »
A titre d’exemple, l’Open Society Institute, un des « outils » du milliardaire mondialiste George Soros, très impliqué dans la défense des Roms,
mais aussi partisan de la poursuite d’une politique d’immigration
soutenue des pays du Sud vers l’Europe, est intervenu à de nombreuses
reprises en Amérique latine et en Europe de l’Est, pour favoriser la mise en place de dirigeants ayant l’aval de Washington.
La « Fondation Soros » joua également un
rôle de tout premier plan dans la déstabilisation des ex-républiques
yougoslaves et de la Russie, par le biais du soutien apporté à certaines
révolutions « colorées » (Ukraine, Géorgie …).
Bruno Gollnisch a été également reçu avec beaucoup de chaleur par Alexandre Vladimirovitch Konovalov, le ministre de la justice de Vladimir Poutine, pour un entretien portant sur la nécessaire préservation des indépendances et des intérêts nationaux face aux menées du mondialisme.
Jeudi, Bruno Gollnisch et la délégation européenne se sont rendus à plus de 1500 kilomètres de Moscou, en République autonome de Karatchaïévo-Tcherkessie, membre de la Fédération de Russie, pour la commémoration très émouvante d’un des drames de la seconde guerre mondiale. A savoir la déportation meurtrière (plus de 40 000 morts) par Staline du peuple Circassien (Tcherkesse), au prétexte que celui-ci fut accusé de collaboration avec l’armée allemande.
Le président de l’AEMN a été reçu avec
beaucoup de sympathie par le président de la République autonome qui a
tenu à rappeler à ses invités son attachement indéfectible à l’unité de
la Fédération de Russie, mais aussi que contrairement à une certaine propagande « occidentale », on peut s’exprimer librement en Russie !
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