Europe 1 rapporte ce matin le bilan dressé par l’association communautariste et victimaire SOS Homophobie. Dans le cadre de la publication de son 17e « Rapport sur l’homophobie », l’association a confié à Europe 1 que les agressions homophobes
auraient augmenté de 30% en 2012. Et l’association de faire
immédiatement le rapprochement avec les manifestations anti-mariage gay,
reprise par Europe 1 qui met les pieds dans le plat en posant
immédiatement la question : « Alors que le mariage pour tous a été
définitivement adopté à l’Assemblé en avril dernier, qu’en est-il de
l’homophobie en France ? »
Ce qui pose évidemment beaucoup de questions. Car l’association SOS
homophobie est une association partisane et ouvertement favorable au
« mariage » homosexuel : aussi bien est-on en droit de douter de
l’impartialité et donc de l’objectivité d’une association militante dans
l’exercice de son enquête, notamment quand elle s’autorise un
rapprochement entre les actes dits « homophobes » sur lesquels elle
enquête et l’opposition au « mariage » homo qu’elle combat au quotidien.
D’une part, les défenseurs des valeurs familiales sont attachés à un
modèle de société et à un modèle familial : en évoluant ainsi sur le
terrain politique, ils sont indifférents aux comportements privés. La
défense d’un modèle politique est celui d’un modèle public ; quand les
comportements sont d’ordre privé.
D’autre part, les comportements privés, dans leur ordre, peuvent
aussi bien faire l’objet d’un jugement de valeur : car tout ne se vaut
pas. Souligner que le comportement homosexuel, fermée à la transmission
de la vie, n’a pas la même porté que le comportement hétérosexuel,
lequel est fécond, est une réalité qui rejoint un jugement vieux comme
le monde. Il demeure que les personnes sont plus grandes que la somme de
leurs actes.
Autant de subtilités qui semblent avoir échappé aux moralisateurs publics.
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