Trente blessés, des magasins
vandalisés, des voitures incendiées, du mobilier urbain détruit, des
touristes agressés par des racailles du type de celles qui sifflent la Marseillaise,
une cérémonie très rapidement écourtée : le rassemblement « festif »
pour célébrer la victoire du PSG en coupe de France hier au Trocadéro a
vite dégénéré. Le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, a
expliqué que des milliers de casseurs étaient présents sur place. Bandes de jeunes
qui ont démontré une nouvelle fois l’amateurisme de Manuel Valls qui, à
l’instar d’un Bertrand Delanoë, a été bien incapable d’estimer à sa
juste valeur l’ampleur et surtout les dangers d’une telle manifestation.
Même la candidate bis des bobo à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet,
de retour de Londres où elle a été obligée d’écouter son maire Boris
Johnson lui expliquer que l’UE ne renouera pas avec la croissance
« tant qu’elle gardera l’euro », y a été de sa critique vaguement
sécuritaire…c’est dire !
Chacun a pu remarquer que les consignes données aux forces de l’ordre par l’Etat PS contre les opposants au mariage pour tous dans les manifestations se traduisent par une répression souvent très dure et disproportionnée à leur endroit après la dispersion des cortèges. Or CRS et policiers en sous-effectif et sans ordres clairs n’ont procédé hier aux abords du Trocadéro qu’à 21 interpellations…
Comme à son habitude et comme ses prédécesseurs, M. Valls a promis d’identifier les casseurs, comme il avait promis de surveiller le militant algérien d’Al-Qaïda Saïd Arif qui s’est fait la belle en Haute-Loire, comme il avait promis de juguler l’insécurité et l’immigration avec l’insuccès dramatique que l’on sait.
En matière de flux migratoires
justement, Manuel Valls multiplie les démonstrations de laxisme
derrière les poses de matamore, comme le rappelait Bruno Gollnisch dans un communiqué hier.
Au nombre des flux officiels composant le torrent migratoire -avec les vrais ou faux étudiants non Européens qui ne rentrent pas chez eux après leurs études, les détenteurs de visas de tourisme
qui restent chez eux chez nous et le rapatriement sur notre sol des
femmes et enfants restés dans le pays d’origine au nom du regroupement familial-, nous trouvons aussi les demandeurs d’asile.
Le ministre de l’Intérieur, pour répondre à une promesse électorale du candidat Hollande, vient ainsi d’annoncer une réforme pour « améliorer l’accueil des demandeurs d’asile »,avec notamment la création de 9.000 places d’hébergement.
Surtout, M. Valls précise que « toutes les démarches seront simplifiées, de la domiciliation jusqu’à l’accueil en préfecture ».Dans
les faits le délai de réponse de l’administration au demandeur
d’asile serait réduit de seize à neuf mois…ce qui laisse le temps de
faire un enfant rendant le demandeur inexpulsable…Sera également mis en
place « une procédure d’appel pour les candidats déboutés. »
D’ores et déjà la France, connue pour
la qualité de son accueil et la gratuité de ses prestations sociales et
médicales, a gagné une place…puisqu’elle est désormais le deuxième pays européen le plus sollicité par les réfugiés politiques, le plus souvent en réalité des réfugiés économiques fuyant la misère dans leur pays d’origine. Depuis 2007 les demandes d’asile politique ont augmenté de 70% dans notre pays!
Dans les faits sur les 62.000 demandes
d’asiles annuelles, seulement environ 10.000 d’entre elles satisfont
aux critères légaux. Mais les déboutés ont droit de résider en France, reçoivent une aide pécuniaire et leurs enfants sont scolarisés.
Quant aux 52.000 candidats qui
dans notre Etat en faillite et ses 8 millions de pauvres, sont
déboutés après de longs mois d’attente constate Bruno Gollnisch, ils ne sont bien sûr jamais expulsés. Ils
restent dans l’attente d’une prochaine régularisation, d’un futur
mariage ou d’une future grossesse qui leur ouvriront tous les droits….
La démographe spécialiste de l’immigration, Michèle Tribalat , le rappelait plus largement sur la site Atlantico
en avril dernier, contrairement à ce qu’affirme un
récent rapport du ministère de l’Intérieur, «il est faux de dire qu’il y
a eu une stabilisation de la proportion d’immigrés en France depuis 1975 », « que la France n’est plus à proprement parler aujourd’hui un très grand pays d’immigration »..
« Le Monde avait déjà chanté
cette chanson-là dans un article du 4 décembre 2009 dans lequel il
annonçait une stabilisation de l’immigration. Il y annonçait que
l’évolution de la population immigrée entre 1982 et 2006 reflétait une stabilisation. C’est évidemment faux.
La population immigrée (personnes nées à l’étranger, de nationalité
étrangère ou française par acquisition) a augmenté à un rythme voisin de
celui de l’ensemble de la population française entre 1975 et 1999. Ce
qui revient effectivement à une stabilisation de la proportion
d’immigrés sur cette période. Mais la France a, depuis, entamé
un nouveau cycle migratoire qui a porté la proportion d’immigrés à son
plus haut niveau (8,4 % en 2009). L’accroissement relatif de celle-ci
sur la période 1999-2009 est d’intensité voisine à celui connu au cours
des Trente Glorieuses »
Mme Tribalat a bien évidemment raison de le souligner.C’est d’ailleurs de ce laxisme criminel là
dont ne veulent plus non plus les Français qui loin d’être sans cœur,
savent aussi qu’ils ne peuvent accueillir toute la misère du monde
affirme Bruno Gollnisch .Il faudra bien un jour que l’UMPS
explique franchement aux Français les raisons de la poursuite d’une
immigration de peuplement qui ne se justifie en rien.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire