« Jamais comme
cette semaine, on avait eu l’impression d’un tel deux poids, deux
mesures. Des jeunes qu’on brutalisait et des jeunes qu’on craignait, des
jeunes qui ne cassaient rien – même pas un pare-brise de voiture mais
qui représentaient un danger pour la République et des jeunes qui
brisaient tout, volaient, pillaient mais constitués de chances pour la
France,...
...des coupables qu’on devait redresser et des
victimes qu’on devait protéger, des sous-citoyens que leurs opinions
réactionnaires rendaient méprisables tandis qu’on était compatissant à
l’égard de ceux qui ne voulaient justement pas être citoyens. La police
avait ordre de rudoyer les premiers en souvenir des grandes luttes de la
République contre les putschistes et les factieux, les seconds étaient
intouchables en souvenir de la mort de Malik Oussekine qui, depuis 1986,
hante les nuits de toute la classe politique de droite comme de gauche.
Au cours de la campagne présidentielle, François Hollande avait
expliqué que l’égalité était l’âme de la France. Il n’avait pas tort… »
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