Les accusations se multiplient dans le
secteurs des matières premières aux Eats-Unis. La Bourse de Hong Kong a
annoncé, le mercredi 7 août, qu’une plainte sur entente illégale dans
l’aluminium a été déposée contre London Metal Exchange, Goldman Sachs et
JPMorgan Chase.
Les accusations de
manipulation du prix des matières premières se multiplient aux
Etats-Unis. Dernière en date: une plainte en nom collectif a été déposée
en Floride, ce mercredi 7 août, accusant le London Metal Exchange
(LME), Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Glencore Xstrata d’entente
illégale dans le stockage d’aluminium.
La Bourse de Hong Kong,
qui a racheté le LME l’année dernière, avait déjà fait part, dimanche,
d’une plainte similaire dirigée seulement contre la première bourse
mondiale des métaux et Goldman Sachs.
La plainte a été déposée par une société
acheteuse de produits d’aluminium et un individu se décrivant comme
“buveur de boissons contenues dans des cannettes d’aluminium”.
Selon eux, les accusés font
gonfler les prix de l’aluminium en créant artificiellement des files
d’attente par le contournement des règles du LME – qui oblige à livrer un niveau minimum de métal chaque jour – en déplaçant l’aluminium d’un entrepôt à l’autre.
La prime payée par ceux qui veulent leur
aluminium immédiatement se répercute sur l’ensemble du marché,
augmentant le coût réel par rapport à son prix sur le LME. Les prix de
l’aluminium auraient ainsi été gonflés de 3 milliards de dollars l’année
dernière au niveau mondial, selon le brasseur américain MillerCoors.
Le régulateur américain surveille les banques
La FERC,
le régulateur américain de l’énergie, a annoncé récemment trois
procédures contre des groupes majeurs: le géant pétrolier BP, accusé de
manipulation des prix du gaz et menacé d’une amende de 28,8 millions de
dollars, ainsi que les banques JPMorgan Chase et Barclays, accusées,
elles, de manipulations des prix de l’électricité en Californie. Elles
se sont vu réclamer respectivement 410 et 488 millions de dollars.
Face à la recrudescence de
dysfonctionnements et d’accusations de fraudes, la Banque centrale
américaine (Fed) se penche sur les actifs physiques de matières
premières détenus par de très nombreuses banques.
Elle pourrait revenir sur
l’autorisation donnée en 2003 de mener de telles activités en marge de
leurs négoces de dérivés et courtage de matières premières.
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