Les
chômeurs – qu’une politique avisée pourrait remettre au travail –
pèsent lourd sur divers Etats. Ainsi, selon Eurostat, l’Espagne en
compte 26,2%, ou 55,5% chez les moins de 25 ans, particulièrement
touchés. Suit le Portugal avec 17,6% et 38,6%. Pour la France: 10,6% et
26,9%.
Voilà
le résultat d’une politique néo-keynésienne, que Keynes eût désavouée.
Une politique d’inflations "modérées" (de quelques pour-cent par année),
mais qui, à la longue, rejoindront celles des années 1929 et suivantes.
En fait, le chaos économique se combine avec le chaos politique,
culturel et moral comme facteur de la décadence et du déclin.
En
outre, les organisateurs de ce désordre répriment férocement certaines
opinions. Réclamer le retour des Africains en Afrique ou contester le
point de l’histoire appelé "holocauste" mène en prison dans divers pays –
jusqu’à 10 ans en Autriche. La Suisse, avec son article 261 bis
du Code pénal, la France, avec les lois Gayssot et suivantes, d’autres
pays avec de semblables tabous imposent le silence par la terreur, car
certaines assertions ou même certains termes conduisent en prison. Par
ces moyens, les forces du déclin cherchent à perdurer.
Les
tribunaux suisses poursuivent non seulement la négation de ce que les
médias appellent "l’holocauste", mais jusqu’à la mise en doute, ce qui
conduit à quelques conséquences curieuses. Aujourd’hui, faute de pouvoir
demander le rapatriement des Africains, divers politiciens réclament
l’interdiction des minarets qui, non seulement n’en peuvent rien, mais
prennent beaucoup moins de place que les envahisseurs… Notons ici que
les deux groupes parlementaires UDC (parti de Blocher) et Démocrates
suisses voient parfois tel de leurs membres se permettre des propos
hérétiques au sens de la loi; mais, ces derniers temps, les tribunaux
n’ont pas bougé; en revanche, il y a eu des contrecoups professionnels
pour certains imprudents (on semble en revenir à la bonne vieille
méthode: le fautif perd miraculeusement son emploi, l’Etat n’y étant
pour rien…).
Ce
procédé ne se limite pas à la Suisse. Il existe partout en Europe, à
moins de faire place à la répression judiciaire. Les démocraties
modernes ont pu se permettre de supprimer l’esclavage: elles avaient le
salariat. Un père de famille réfléchira et s’abstiendra de propos
imprudents… En Suisse, les délais de résiliation d’un emploi sont
probablement les plus courts d’Europe occidentale; d’où les perspectives
accrues de perdre son poste. Ainsi, une répression masquée permet de
proclamer que le pays est une terre de liberté. Vous êtes libre de
chercher du travail ailleurs, puisque votre employeur était libre de se
passer de vos services!
Notre
dernier numéro, en page 9, rendait compte d’un texte posthume du
Divisionnaire Hans Bachofner, mort en 2012, un des auteurs de la
doctrine militaire suisse. A l’heure où, pour la plupart, les médias
s’alignent sur les Etats-Unis, Bachofner constate que la principale
puissance mondiale a perdu ses dernières guerres et se trouve sur le
déclin, tandis que l’Europe s’affaiblit; or il pose une bonne question:
qui aura le dernier mot dans l’Etat? Oser discuter la suprématie
américaine, peu de responsables auraient pu se le permettre. Mais les
morts ont sur les vivants l’avantage de la libre parole. Bachofner nous
le prouve.
Les
puissances éphémères pratiquent volontiers l’arbitraire, la répression,
la terreur. Elles semblent l’emporter: les rebelles deviennent des
inexistants – d’autant plus dangereux qu’ils échappent au contrôle.
Parfois même, l’opposition semble disparaître: même invisible, elle
restera redoutable. Certes, on fera taire un homme; mais l’idée juste
circulera toute seule pour resurgir aux endroits les plus surprenants;
et elle puisera sa force dans les problèmes non résolus. Les hommes
passent, le problème reste et, non résolu, s’aggrave.
Ici,
Ernst Indlekofer nous rejoint: "La liberté de parole est un droit qui
inclut aussi la liberté d’expression. Celle-ci est foulée aux pieds dans
notre pays depuis la promulgation de l’article pénal 261 bis en 1995; et il en va de même dans presque tous les pays d’Europe. Or, dans sa 102e
séance en juillet 2011, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a
clairement précisé que des lois limitant la liberté d’opinion et
d’expression sont contraires à la convention et contreviennent aux
droits de l’homme."
Illusionnistes,
les responsables du désordre mondial croient résoudre les problèmes par
l’inflation néo-keynésienne. La réalité, qui exige le respect des lois
naturelles et, en économie, la stabilité des prix pour les produits de
première nécessité, l’emportera sur les rêves mondialistes actuels. Leur
recours à la terreur hâtera leur perte, car il les empêchera de
résoudre les problèmes en voie d’aggravation: chaos des forces aux
prises à l’intérieur des Etats, chaos par le brassage mondial des
populations, lequel, en outre, débouche sur le chaos racial: Etats
toujours plus ingouvernables, individus toujours plus désorientés et
désespérés.
En
ce moment, à la veille de catastrophes possibles, même probables, il
incombe à chacun d’agir d’abord sur le plan local, puis d’augmenter son
audience. Ce modeste travail de base est la condition première de salut
pour l’humanité.
G.-A. Amaudruz
http://www.europaeische-aktion.org/Artikel/fr/Les-baillons-et-la-course-a-labime_50.html
Sources: tiré du Courrier du Continent N°548 (mars 2013), p. 12 (éditoriale).
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