Actuellement,
45 produits seraient absents des pharmacies. Une liste qui pourrait
s'allonger de 17 autres médicaments, révèle Le Parisien ce samedi.
Le Levothyrox ne serait finalement pas le seul médicament en rupture de stock. D'après une enquête du Parisien,
les pharmaciens auraient des difficultés à se procurer 45
autres produits. Plus inquiétant encore, cette liste pourrait s'allonger
de 17 nouveaux médicaments.
Listés
par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les produits
manquants sont très variés. On y trouve des traitements dédiés aux
troubles bipolaires (Sycrest, comprimé 5 mg) et à la schizophrénie
(Semap, comprimé 20 mg), mais aussi des comprimés pour traiter la
dépression (Tofranil 10 et 20 mg). Pas moins de quatre anticancéreux
(Caryolysine, solution 10 mg et le Depocyte, injectable 50 mg, Haxastat,
gelules 100 mg, Immucyst 81 mg poudre) sont absents des officines.
La mondialisation du marché pharmaceutique en cause
Si
certains traitements peuvent être remplacés par des génériques ou par
d'autres antibiotiques - c'est le cas du Célestène (un antiallergique
très répandu) et de l'amoxicilline (un antibiotique indiqué dans le
traitement des infections bactériennes) - d'autres médicaments n'ont pas
leur équivalent sur le marché. C'est malheureusement le cas de
l'anticancéreux Immucyst et du traitement Ascabiol de la gale.
Ce
phénomène s'expliquerait par la mondialisation des marchés. Dans le cas
du Levothyrox, le laboratoire allemand, qui est le seul fabriquant au
monde de ce traitement de la thyroïde, n'a pas réussi à faire face aux
gigantesques commandes des... Chinois ! Les classes moyennes de l'empire
du Milieu, qui connaît une forte croissance, consacrent un budget de
plus en plus important à la santé. Résultats, l'entreprise
pharmaceutique n'a pu honorer les commandes françaises.
L'Eutirox remplace le Lévothyrox
Pour
faire face à cette pénurie, des alternatives ont toutefois été
proposées en attendant qu'une solution soit trouvée. L'Eutirox,
l'équivalent italien du Lévothyrox, est délivré gratuitement aux
patients pour une période temporaire, a annoncé l'ANSM la semaine
dernière. "Nous ne sommes pas encore revenus à la normale, mais nous
faisons tout pour que la situation se rétablisse au plus vite pour les
patients", a déclaré François Bruno, directeur adjoint du service
surveillance des marchés à l'ANSM, interrogé par Le Parisien.
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