Le président français s’est fort imprudemment avancé en proclamant d’entrée, urbi et orbi, persona non grata le président Michel Djotodia..
« Il fallait intervenir. » Ni
la majorité, bien entendu, ni l’opposition, à ce jour, n’ont marchandé à
François Hollande leur accord de principe. Dans l’urgence ? Sans doute.
Dans l’improvisation et dans l’approximation ? Alors que la situation
se détériorait de mois en mois en Centrafrique et que l’anarchie
tournait inexorablement à la guerre civile, on était en droit de penser
que le Président, son gouvernement et l’état-major, ayant disposé de
tout le temps nécessaire, avaient pris la mesure des multiples
dimensions du problème, internationale, humaine, militaire et politique.
Il semble bien qu’il n’en ait rien été.
Le contexte international n’a pas changé depuis l’opération « Serval » :
États africains pour la plupart bien disposés mais impuissants, Union
européenne indifférente et inerte, États-Unis trop occupés ailleurs et
surtout soucieux de se désengager. C’est donc avec la seule autorisation
du Conseil de sécurité de l’ONU que la France s’est lancée toute seule,
comme une grande, avec tambours, trompettes et panache, dans une
aventure dont elle ne connaît pas, dont elle n’est pas près de voir le
terme, alors même qu’elle n’en a pas fini au Mali.
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