Les mafieux italiens semblent empreints de religiosité, comme
leurs homologues de l’Est, d’Amérique latine ou d’Israël. Quels
rapports entre foi et crime ?
Sauf dans les délires des « sociologues critiques », le malfaiteur de
métier – non l’occasionnel chapardeur, mais le criminel endurci – est
tout sauf un révolutionnaire. Les mafieux (aristocrates de l’illicite)
sont même fort conservateurs ; ils ont un sens consommé de la tradition.
En atteste l’incroyable rigueur du protocole d’entrée dans la mafia
sicilienne – bien plus inaccessible que le Jockey Club ! Il faut au
départ être Sicilien de père et de mère, tous deux catholiques ; marié
et réputé fidèle. On a vu des postulants rejetés car, jadis au village,
maman avait eu la cuisse légère… Bien sûr, si vous fréquentez la Gay
Pride, buvez ou vous droguez, c’est exclu. Ajoutons-y des cérémonies
d’initiation genre première communion, avec invocation d’un saint, etc.
Un cran plus bas, les bandits sont eux aussi plutôt réacs – ils
rêvent de voir la petite aller chez les sœurs et se marier à l’église :
le voyou révolté type Jacques Mesrine est rare. Idem chez les bandits de
Russie, du Mexique ou d’Israël, d’usage patriotes et affichant une
dévotion ostentatoire, même s’il est difficile d’y démêler foi et
superstition. Les narcos du Mexique ont même suscité des cultes
pseudo-catholiques et de faux saints. Si le lecteur cherche « Jesús Malverde » ou « Santa Muerte » sur un moteur de recherche, il subira un vrai choc…
De même, l’islam est la première religion carcérale de France. Quels peuvent être les rapports de cause à effet ?
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