« Sur Causeur, Jean-Paul Brighelli se plaint de la prolifération des rats à Marseille. Fort bien, mais allons jusqu’au bout.
S’il y a des rats, si nos rues sont si sales, c’est parce que les
ordures jonchent les trottoirs et si les ordures prolifèrent, c’est
parce que les camions-bennes qui sont supposés les ramasser ne le font
pas. C’est le fameux fini-parti, maintes fois dénoncé,
notamment par la Cour des Comptes, qui permet à nos sympathiques «
agents de surface » de rentrer chez eux quand ils estiment avoir
accompli leur tâche. En pratique, cela signifie qu’ils ne ramassent
qu’une poubelle sur deux – quand ils ne sont pas en grève, bien sûr – et
bouclent leurs tournées en 3h30 au lieu des 7h00 sur la base desquelles
ils sont payés (chiffre de la Chambre régionale des comptes de
Provence-Alpes-Côte d’Azur pour 2007).
Saviez-vous que la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM)
dont s’acquittent les Marseillais est la plus élevée de France ? En
2011, à Lyon, s’était 70 euros la tonne par habitant tandis qu’à
Marseille c’était 149 euros ; 5 euros de plus qu’à Paris ; plus du
triple de ce que payaient les Brestois.
L’origine de cette peste, c’est le système Defferre. Né en 1953
lorsque « Gastounet », qui n’aimait pas les communistes de la CGT, a
donné les clés de la ville à la toute nouvelle CGT-FO, Force Ouvrière,
le syndicat majoritaire qui fait la pluie et le beau temps à Marseille.
Ce ne sont pas les rongeurs qui coulent la ville ; c’est une toute
autre espèce de nuisibles qui a pris le pouvoir à tel point que Gaudin,
comme Vigouroux avant lui, n’imaginent même pas les défier et que les
frères Guérini en ont fait les chevilles ouvrières de leurs petits
systèmes. Voilà les véritables rats ! Ils se cachent encore moins que
les rongeurs ; ils défilent même régulièrement au grand jour en chantant
l’hymne de la justice sociale et de l’intérêt général.
Via Thomas Joly
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