Sur Boulevard Voltaire
Le 9 décembre, vous participiez à un colloque
organisé par Fils de France sur le thème « Catholique, musulmans :
partenaires ou adversaires ? », à l’occasion duquel vous avez longuement
débattu avec l’imam Tareq Oubrou, recteur de la mosquée de Bordeaux.
Quelle peut être l’utilité de ce type de rencontres ?
Abbé de Tanoüarn - La rencontre
publique entre un imam et un prêtre catholique manifeste une volonté de
se connaître, de ne pas rester, dans la même société, les uns à côté
des autres, en s’ignorant, en entretenant toutes sortes de préjugés sur
des personnes que l’on jugerait de manière purement abstraite,
uniquement à travers leur doctrine. Toute rencontre signifie un respect.
Pour moi le respect, c’est, au-delà de toutes les communautés, la forme
laïcisée de la charité. Le respect et la charité ont le même caractère
d’universalité. On ne respecte pas seulement son conjoint, ses proches,
ses coreligionnaires, mais tout homme, dans la mesure où il ne triche
pas avec sa propre vie. Et ce respect, que l’on doit à autrui, c’est la
forme la plus élémentaire, la plus nécessaire de l’amour du prochain.
Dans ce cadre d’ailleurs, j’accepterais n’importe quelle invitation.
Si, à l’évidence, les dogmes diffèrent entre ces deux
religions, existe-t-il néanmoins un socle de valeurs communes ? Et si
oui, ce dernier peut-il être utile à l’apaisement de la société
française, tenaillée par divers communautarismes ? [...]
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Entretien-avec-M-l-Abbe-de
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