Lu sur C-Fam :
"Un défenseur des droits de
l’homme accuse le lobby de l’avortement d’avoir intimidé un témoin prêt à
témoigner en public des effets mortels d’un contraceptif de longue
durée qu’on injecte aux femmes africaines.
L’audience programmée devant le congrès
américain aurait pu ébranler la politique internationale des Etats-Unis
dans le domaine du planning familial. C’est pourquoi le
directeur du Rebecca Project, Imani Walker, sous pression du Planning
familial, a fait saisir à la dernière minute l’ordinateur d’un de ses
principaux témoins, la directrice politique du Rebecca Project
Kwame Fosu, et envoyé au congrès des emails informant ces derniers que
Mme Fosu avait été licenciée. Celle-ci s’est livrée au Friday Fax dans
une interview exclusive.
D’après elle, pour en arriver là, Walker a subi pendant trois ans les attaques incessantes des « idéologues des droits reproductifs ».
Les pressions ont commencé après la publication d’un rapport sur les
violations des droits de l’homme perpétrées dans le cadre des programmes
de planning familial. Mme Fosu est l’auteur de Depo Provera: Deadly Violence Against Women.( Depo Provera : Une violence mortelle à l’égard des femmes)
Les médecins africains auraient
été payés pour injecter à des milliers de femmes sans méfiance un
contraceptif de longue durée dans le cadre d’un essai médical financé en
partie par USAID et par la Fondation Gates, explique Mme Fosu.
Les lobbyistes, qui rassemblent des gros donateurs issus de l’industrie
reproductive, craignent que ce type de révélation amorce le recul des
droits reproductifs.
Au nombre des abus perpétrés par l’industrie pharmaceutiques, les médecins et les fondations puissantes, on compte d’une part des
expérimentations non éthiques sur des femmes africaines, d’autre part,
un usage généralisé du contraceptif injectable Depo Provera sur des
millions de femmes africaines victimes de pauvreté. Ce actes
ont été commis malgré en toute connaissance des effets secondaires, dont
la liste a été publiée par le Food and Drug Administration and National
Institutes Health. « Ce sont des gens comme moi, qui se targuent
d’êtres progressistes et qui heurtent les femmes parce qu’ils veulent
que tout le monde n’ai qu’une manière de penser : l’avortement,
c’est-à-dire se débarrasser des grossesses par tout moyen », a expliqué
Mme Fosu.
Le député William Lacy Clay, membre
important du « Black Caucus » du congrès américain (un groupe de députés
afro-américains), a expliqué que son bureau avait reçu plusieurs appels
du Planning familial pour calomnier Kwame Fosu. Le Planning,
distributeur de Depo Provera le plus important, perçoit des millions de
dollars du gouvernement américain pour s’occuper de l’administration du
médicament aux Etats-Unis et à l’étranger. William Clar
informait en septembre des dirigeants sur la manière de désinformer les
femmes, en particulier en Afrique, sur les complications associées au
Depo Provera. [...]
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