Pourquoi faire machine arrière alors que la loi était
votée, l’impopularité de la chose endossée par un autre gouvernement,
la pilule avalée ?
C’est le site Internet des Échos
qui vient de le révéler : en 2012, l’absentéisme a diminué de 43,2 %
dans les collectivités territoriales et de 40,6 % dans les
établissements de santé. Pour la première fois depuis 6 ans, le nombre
d’arrêts-maladie a diminué, une baisse liée, de toute évidence, à
l’instauration, début 2012, par le gouvernement Fillon, du jour de
carence dans la fonction publique. Une tendance qui devrait être
confirmée en 2013… avant de s’inverser en 2014, puisqu’à partir du 1er
janvier, ce premier jour d’arrêt-maladie non rémunéré ne sera plus qu’un
souvenir. Le gouvernement a en effet décidé, il y a quelques mois, de
le supprimer.
Pour justifier cette abrogation, le ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, avait parlé d’une mesure « injuste, inutile, et inefficace ». « Inutile et inefficace »…
Oui, tout de suite, on voit, c’est vraiment très clair, ça vous saute à
la figure. Quant au caractère injuste de ce jour non rémunéré, nul n’en
disconvient : la moindre des équités aurait été d’imposer non pas un,
mais trois jours de carence, comme dans le secteur privé.
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