"Cet été, Pierre Gattaz, président du
Medef, a affirmé que les chefs d’entreprise étaient capables de créer un
million d’emplois en 5 ans – « à la condition que l’environnement réglementaire, social et fiscal s’améliore
». Je crois que ce serait encore plus. Mais je crois aussi qu’il est
parfaitement utopique de penser que l’environnement réglementaire,
social et fiscal va s’améliorer sous l’autorité de ce gouvernement
violemment hostile à toute liberté d’entreprendre. En réalité, il est
beaucoup plus vraisemblable que l’environnement soit encore aggravé dans
les prochaines années et que nous détruisions ainsi un nouveau million
d’emplois. Ce qu’il faut, c’est abandonner cette idée selon
laquelle « nos » gouvernants, et leurs petits soldats de l’inspection du
travail, des syndicats, des médias, ou d’ailleurs, savent, mieux que
nous, ce qui est bon pour nous. Qu’ils nous f… la paix, et je puis
garantir, non seulement que la croissance et l’emploi repartiront, mais aussi que la France redeviendra une grande puissance.
Plus l’État est envahissant, moins il
est fort et efficace dans l’accomplissement des missions que nul ne peut
remplir à sa place. Ce qui signifie que, plus on socialise la vie publique, plus on paie cher un service public de moins en moins bon.
Il n’est pourtant pas difficile de comprendre le principe de
subsidiarité. Que ce soit en termes d’efficacité ou en termes de
légitimité de l’action publique, il est évident qu’une décision doit
être prise au plus près de ceux qu’elle concerne. Pourquoi cette
évidence ne s’impose-t-elle pas aux prétendues « élites » ? Tout
simplement, parce que ces gens ne doivent leurs privilèges qu’au
fait de se mêler de tout et d’arroser d’allocations et de subventions
diverses leur « clientèle », tout en menaçant les opposants de contrôles
fiscaux, sociaux et de sanctions variées. C’est donc le
clientélisme qu’il faut abattre si on veut résoudre le problème du
chômage – et, de façon générale, la plupart des problèmes de la France.
Ce clientélisme ne peut être abattu, à
l’heure actuelle, que par deux voies. Soit la prise de pouvoir par un
pouvoir dictatorial (et je puis prophétiser, sans risque de me tromper,
que, si le régime suit encore quelques années la voie tracée depuis 40
ans, et aggravée par le gouvernement Hollande, les Français applaudiront
la dictature…). Soit la décision constitutionnelle de contre-balancer
la démocratie pseudo-représentative par une démocratie directe, où le
peuple s’exprimerait sans le biais de ses « représentants ». Prenons y
garde : le clientélisme nous menace tous comme individus, comme
familles, et comme nation. C’est parce que Hollande se goberge avec ses
petits camarades que ces malheureux cafetiers du Finistère sont persécutés par l’URSSAF. Et sans un rejet clair et net du socialisme, nous y passerons tous…"
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