Serge Dassault, 88 ans, se plaint d’être « harcelé et racketté par une bande de voyous ».
On ne sait si l’on doit en rire ou en pleurer. Serge Dassault, 88 ans, se plaint d’être « harcelé et racketté par une bande de voyous ». C’est dans Le Journal du Dimanche
et sur deux pages. Deux pages d’autojustification, dégoulinant de bons
sentiments, d’aveux de crapuleries évidentes et de clameurs d’innocence
assourdissantes de bêtise.
Jamais, au grand jamais, l’héritier de son papa n’a acheté le moindre
suffrage pour se faire élire maire de Corbeil-Essonnes en 1995. Ni
réélire en 2008. Juré craché, foi de l’adolescent qui a connu pendant la
guerre « l’humiliation et l’incertitude d’être exécuté le lendemain »… Un p’tit coup de nostalgie des heures les plus noires de son histoire ? Pas seulement, c’est aussi toute une éducation : « À la prison de Montluc à Lyon, enfermé par la Gestapo [...] j’ai appris à avoir le contact avec tout le monde… » Quelques décennies après, cela lui a sans doute servi avec René Andrieu qui « l’a aidé un peu en 1995 » et qu’il a aidé à l’époque : « J’avais
essayé de le faire travailler, de lui proposer des emplois. En 1997, il
a été arrêté avec plusieurs kilos de drogue dans sa voiture. » C’est ballot, tout de même… « Je l’ai aussitôt viré de mon entourage et il a quitté la ville », poursuit le corniaud de l’Essonne. Mais pour mieux y revenir, quelques années plus tard…
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