Conséquence logique de sa déroute aux municipales, la gauche va perdre plusieurs dizaines d'intercommunalités.
La désignation des nouvelles équipes dans les établissements publics de
coopération intercommunale s'effectuera durant la deuxième semaine du
mois d'avril. Exemples :
- Paris
Le
PS espérait gouverner la future Métropole du Grand Paris
(regroupant Paris, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la
Seine-Saint-Denis), mais il n'aura pas la majorité des 337 conseillers
métropolitains, à cause de la perte de nombreuses villes dans la petite
couronne parisienne. Cette institution devrait être dominée à plus de 54
% par l'UMP et l'UDI. La gauche (PS, Front de gauche et EELV)
n'obtiendrait qu'à peine plus de 45 % des sièges.
- Marseille
Grâce à
sa large victoire dans la cité phocéenne et dans plusieurs
municipalités jusqu'alors détenues par la gauche (parmi lesquelles La
Ciotat), l'UMP s'empare de la présidence de la communauté urbaine,
occupée depuis 2008 par le socialiste Eugène Caselli.
- Lyon
Bien
que réélu à Lyon, Gérard Collomb pourrait être délogé de la présidence
de la communauté urbaine, regroupant 58 communes dont bon nombre sont
passées à droite : Chassieu, Décines, Francheville, Mions,
Pierre-Bénite, Rillieux-la-Pape, Saint-Priest, Saint-Fons.
- Toulouse
Le
nouveau maire Jean-Luc Moudenc (UMP) a l'intention de briguer la
présidence de la communauté urbaine. Outre Toulouse, plusieurs communes
de l'agglomération sont passées à droite, parmi lesquelles Balma et
Saint-Orens.
- Strasbourg
- Bordeaux
La droite reprend les commandes de la communauté urbaine avec 63 sièges sur 105.
- Lille
- Saint-Etienne
La communauté d'agglomération devrait basculer à droite.
Michel Janva
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