vendredi 30 janvier 2026

[MUNICIPALES] Marseille : fraude en vue ?

 

Capture d'écran TF1
Capture d'écran TF1
Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône et candidat aux municipales à Marseille, était sur le plateau de Bonjour !, la matinale de TF1, le mercredi 28 janvier. Il y a exprimé un souhait ou plutôt une crainte  :« Je ne veux pas que l’on vole cette élection aux Marseillais. »

À quoi fait-il référence ? À la fraude qu’il dit « endémique » dans la cité phocéenne. Pour apporter du poids à son propos, il rappelle que lors des dernières élections municipales, il y a eu une « fraude aux fausses procurations ». Cent quatre-vingt-quatorze procurations étaient entachées d’irrégularité, dont une cinquantaine au nom de résidents d’un EHPAD, pour la grande majorité atteints de la maladie d'Alzheimer et âgés de plus de 90 ans.

Déjà-vu

Le député tire également la sonnette d’alarme concernant « les guetteurs qui se transforment en rabatteurs le jour du vote », avant d’indiquer : « Je ne veux pas retrouver des bureaux qui ouvrent à 10 heures du matin plutôt qu’à 8 heures. » Tout cela est du déjà-vu. Parfois aussi, étrangement, les bulletins de vote disparaissent des bureaux. Cette mésaventure est arrivée à Salomé Moyal, candidate Reconquête aux législatives de 2024. Les bulletins à son nom étaient restés bien cachés dans les cartons et n’avaient pas été disposés sur la table prévue à cet effet.

Pour toutes ces raisons et parce qu’il connaît bien les travers de sa ville, Franck Allisio a tenu à interpeller le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez : « Je tire la sonnette d’alarme et je veux toutes les garanties. » Il réclame légitimement une élection « parfaitement sécurisée ». En d’autres termes, dans ce combat politique qui s’annonce « très serré », il souhaite, qu’il gagne ou qu’il perde, ne pas avoir le moindre doute. Les derniers sondages montrent qu’au soir du deuxième tour, le 22 mars prochain, le député du Rassemblement national et le maire sortant Benoît Payan pourraient être au coude-à-coude. L’écart entre les deux hommes pourrait se compter seulement en centaines de voix. De fait, une fraude même infime pourrait avoir d'importantes conséquences sur le résultat final.

Raison de plus, donc, pour être vigilant. Une vigilance que les amis de la démocratie ne pourront que saluer, mais est-elle vraiment nécessaire pour cette échéance électorale en particulier ? Oui ! Une source confie à BV : « Dans certains quartiers, des éléments laissent à penser que les méthodes des précédentes élections sont déjà réactivées. »

Des bus affrétés aux frais du contribuable pour aller faire voter les habitants ? Bourrage d’urne ? Substitution de votant ? Vol d’urne ? Nous n’en saurons pas plus, mais nous savons que tout cela est possible dans la deuxième ville de France. L’Histoire l’a démontré.

Déjà prévu

Laurent Nuñez, qui a été préfet de police des Bouches-du-Rhône entre 2015 et 2017, ne peut l’ignorer. En sa qualité de ministre de l’Intérieur, il ne peut non plus ignorer que la cité phocéenne est de plus en plus touchée par la corruption de ses élites. Pour cette raison et évidemment pour que la démocratie ne soit pas bafouée, les élections municipales marseillaises doivent être particulièrement surveillées.

Avec la réforme de la loi PLM, les Marseillais vont avoir une influence plus importante sur l’élection du maire. Désormais, chaque voix compte. À moins que les bulletins mis dans les urnes ne soient dilués, pas décomptés, volés… L’État, organisateur de l’élection, est prévenu.

Sarah-Louise Guille

https://www.bvoltaire.fr/municipales-marseille-fraudes-en-vue/

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