lundi 2 février 2026

Meeting de Roubaix : j’ai relevé tous les grossiers mensonges de Mélenchon

 

Cet article a pour objet de revenir sur le meeting tenu à Roubaix, ville dont David Guiraud veut devenir maire, et au cours duquel Jean-Luc Mélenchon a tenu un long discours dont il est intéressant de regarder dans le détail certains passages clés car il permettent de voir à quel point le chef de LFI raconte des histoires, ment et qu’en fait tous ces racontars sont la base de l’idéologie des Insoumis.

Tout d’abord, un mot en ce qui concerne le contexte. Rappelons que Roubaix a une population à 40 % musulmane et que c’est la ville qui avait fait scandale avec la diffusion d’un reportage montrant un magasin vendant des poupées sans figure comme les souhaitent les salafistes. Par contre, chose étonnante, dans les personnes présentes au meeting on ne voit que très peu de femmes voilées. Les « musulmans » ne se sont, à l’évidence, pas déplacés et le public est presque exclusivement constitué de Blancs.

Mélenchon a commencé par s’exprimer sur le génocide à Gaza et la dénonciation d’Israël. Par contre, alors que nous sommes en pleine crise iranienne, il n’aura pas un mot contre les mollahs et les gardiens de la révolution qui ont déjà massacré des dizaines de milliers de leurs concitoyens et continuent à en tuer de nouveaux chaque jour qui passe, pour empêcher que le régime des mollahs, principal pourvoyeur du terrorisme dans le monde (y compris à Gaza), ne soit renversé. Ces gens étant des islamistes, Mélenchon se tait. Ces terroristes enturbannés sont ses alliés. Honte à lui.

Puis il aborde un article critiquant l’attitude et les postions de David Guiraud. L’auteur affirme à l’inverse de Guiraud « nous préférons nous intéresser à notre voisin plutôt qu’à notre lointain »… Mélenchon trouve cela fasciste. Donc pour Mélenchon ce qu’il faut c’est s’intéresser aux lointains et pas à ses voisins. Exit la préférence nationale. C’est d’abord la nouvelle France. On le savait mais il a cru bon de le repréciser et de mettre les points sur les « i » afin d’être bien compris.

Puis, après une longue tirade sur la liberté de conscience, Mélenchon en vient à l’islam et surtout à expliquer pourquoi LFI mène bataille contre l’islamophobie… « mot dans lequel ce qui compte, c’est phobie. La phobie étant un comportement irrationnel, irraisonnée. Les gens ont une peur panique de l’islam mais ne savent pas pourquoi. S’ils regardaient dans les livres, ils verraient la communauté des propos des trois religions du livre : judaïsme, catholicisme et islam. »

Désolé M. Mélenchon, les gens sont pragmatiques et ne se contentent pas des livres ou des discours. Ils regardent la vie réelle ce que ne semble pas faire ni comprendre Mélenchon pour qui l’idéologie prime sur le réel et ce n’est pas pour rien que nombreux sont nos concitoyens qui rejettent l’islam. Mais Mélenchon, utilisant largement l’inculture des gens – comme nous allons le voir – raconte à peu près n’importe quoi, ce que gobe sans problème l’assistance du meeting. Ainsi à un moment il dit « pourquoi croyez-vous que Castelsarrasin s’appelle ainsi ? » Sous entendu parce que les Sarrazins y sont venus et y ont séjourné. Castelsarrasin voudrait donc dire quelque chose comme château sarrasin. Grotesque affirmation. D’abord parce que sarrazin s’écrit avec un Z et Castelsarrasin avec un S. De plus, selon les historiens, le nom de cette cité proviendrait de Castro Sarraceno, cité fondée par Raymond Sarraceni (écrit aussi Sarrasi), haut dignitaire du Comte de Toulouse au XIIe siècle, chargé d’édifier de nouvelles villes dans la région. Preuve aussi que Mélenchon raconte n’importe quoi devant son assemblée d’incultes, il mélange allègrement les périodes puisqu’il affirme à la suite de ce qu’il dit concernant Castelsarrasin, donc comme s’il y avait une continuité historique, que « Charles Martel a arrêté les « Arabes » à Poitiers en… 737 » (désolé c’était en 732… ). Et 732, c’est au VIIIe siècle tandis que le XIIe (création de Castelsarrasin) c’est 4 siècles plus tard. Mais personne ne réagit dans la salle, et comme c’est le gourou qui le dit, ça doit être vrai. Par ailleurs, Mélenchon se croit malin en précisant, ce n’était pas des arabes qui furent arrêtés à Poitiers, mais des berbères. Et en plus il ajoute péremptoire… « mais ce qui caractérise ces islamophobes, c’est l’ignorance ». Quelle arrogance et quel mépris de la part de quelqu’un qui, la phrase d’avant, vient de déclarer une nouvelle contre-vérité. Car affirmer « c’était des berbères, pas des arabes » c’est encore faux. Ces guerriers étaient de Omeyyades. Dynastie arabe qui gouverna le monde musulman de 661 à 750 puis Al-Andalus (Espagne) de 756 à 1031. Ils tiennent leur nom de leur ancêtre Umayya ibn Abd Shams, grand-oncle du prophète Mahomet. Donc c’était bien des « arabes ».

Quant à la bataille de Poitiers, elle eut lieu entre, d’une part, les Francs et les Burgondes dirigés par Charles Martel appelés en renfort par les Aquitains, dirigés par Eudes d’Aquitaine, et d’autre part une armée omeyyade menée par Abd al-Rahman (qui sera tué lors de cette bataille), gouverneur général d’Al-Andalus, venu razzier l’Aquitaine. Et ce n’est qu’en 759 que les Arabes sont repartis en Espagne, après avoir encore commis des méfaits dans la vallée du Rhône. Et comme si ces fadaises ne suffisaient pas, Mélenchon nous sert aussi la bonne blague de la culture arabe qui aurait influencé la nôtre. Pour cela il invoque Averroès (né le 14 avril 1126 à Cordoue en Andalousie, mort le 10 décembre 1198) prétendant que l’Occident chrétien discutait des textes et de la pensée d’Averroès, comme s’il était une référence parce que vivant à l’époque d’Al-Andalus. En fait Al-Andalous fut selon les mots du célèbre historien espagnol Serafin Fanjul « un régime terrifiant, très semblable à ce que fut l’apartheid sud-africain », durant lequel les conflits brutaux, l’intolérance, les discriminations, la souffrance et les violences étaient le lot quotidien des non musulmans. Pas du tout le monde idyllique que prétendent les multiculturalistes. Averroès était un penseur musulman de cette époque vivant au sein d’Al-Andalus. Alors, « les apports de sa pensée », comme dit Mélenchon… pardon. Pour conclure sur ce point et afin de mettre la cerise sur le gâteau, Mélenchon déclare : « Quand nous combattons l’islamophobie, nous rappelons l’histoire. Et notre intérêt est que le peuple français soit du plus haut niveau culturel et de compréhension, parce que c’est l’éducation qui rend fraternel et solidaire. Quand vous savez tout ça, vous êtes à l’abri des terreurs aveugles et non fondées. » Et le même de conclure : « La bataille contre l’islamophobie n’est pas seulement un devoir de fraternité française, entre Français à propos de la liberté de religion. C’est le combat contre ceux qui ont décidé de faire du racisme une stratégie politique, ceux qui ont décidé de faire de la haine de l’islam une cause qui leur permette de manipuler le peuple français en le disant entre ceux qui sont musulmans et ceux qui ne le sont pas. »

Après avoir pris connaissance de toutes les contre-vérités et mensonges de Mélenchon concernant l’islam, on mesure le fossé qui existe entre ce que prétend Mélenchon et la réalité de la politique et de l’action de LFI. Tout ça n’a peut-être l’air de rien mais ce ne sont pas que des détails. Ceux qui ne le savaient pas peuvent constater que toute l’idéologie de LFI est basée sur ce type d’inventions et de mensonges. C’est donc vraiment riche d’enseignements sur ce qu’est ce parti pour qui prend le temps de vérifier ce que raconte Mélenchon. Reste que je suis persuadé que Mélenchon ment volontairement car c’est un personnage cultivé et il sait pertinemment que ses mensonges n’ont qu’un objectif : servir ses ambitions politiques. Comme disait Trotski : « La fin justifie les moyens ». Quant à Goebbels il ajoutait « les mensonges les plus gros répétés mille fois deviennent des vérités ».

Mais reprenons.

Après un rapide couplet contre Trump et sa politique anti-immigration, Mélenchon va longuement parler de l’importance de l’action municipale qui s’imbrique parfaitement avec l’action nationale. Cela n’apportant rien à l’objet de cet article, nous passerons donc sans regret sur cette partie de son intervention.

Par contre vers la fin de son discours, Mélenchon est revenu sur ses alliés. Tout d’abord le PS qu’il déclare, à juste titre, soutien de Macron dont le groupe de députés a été élu grâce à LFI mais qui aujourd’hui trahissent leurs engagements d’hier, notamment de respecter le programme du NFP. Et Mélenchon de déclarer très clairement à l’adresse de toute la salle : « Punissez-les ! ». Ce qui confirme ce que j’écrivais récemment sur la stratégie de Mélenchon que l’on peut résumer ainsi : Mélenchon ne s’intéresse pas vraiment aux municipalités. Ce qui compte pour lui ce sont les élections législatives et la présidentielle.

https://ripostelaique.com/il-ny-aura-pas-de-primaires-a-gauche-et-melenchon-sera-le-candidat-unique-en-2027/

Donc comme la gauche (PS-PC-Verts) est en train de prétendre pouvoir créer un nouveau pôle et se passer de LFI, il va leur faire perdre quelques municipalités, histoire de leur montrer que LFI est incontournable et qu’il n’y aura pas non plus de primaire de la gauche le 11 octobre 2026 comme le souhaite le nouveau pôle de gauche, car ce sera Mélenchon le candidat unique pour la présidentielle, et dès le 1er tour. Si la gauche ne veut pas, Mélenchon organisera la défaite de ceux qui se seront opposés à lui. C’est à cela que serviront les défaites de mars. Le message sera simple : si vous voulez faire sans LFI, ce sera la perte pour votre parti. Mélenchon l’a déclaré très ouvertement lors du meeting : « Si vous les punissez assez sévèrement, à l’élection suivante, ils se comporteront correctement ». Peut-il être plus clair sur sa stratégie vis-à-vis de ses alliés (qui se soutiennent comme la corde soutient le pendu) ? Surtout qu’il n’oublia pas d’étriller au passage, et pour faire bonne mesure, Marine Tondelier « qui a perdu tout le temps contre le Front National dans le Nord » là ou elle se présente. Marine Tondelier que, comme les socialistes, Mélenchon appelle « cette classe politique pourrie ». Au passage, il faut tout de même rappeler que Mélenchon a une mémoire assez sélective s’agissant « d’actions politiques pourries » puisqu’il semble avoir oublié que des candidats LFI se sont retirés en 2024 pour faire élire des macronistes dans plusieurs circonscriptions notamment deux emblématiques dont la France entière attendait l’épilogue : celle de Gérald Darmanin, le chef de « la police qui tue » et celle d’Élisabeth Borne, madame retraite à 64 ans. Et Mme Borne et M. Darmanin y ont été brillamment élus grâce à LFI. Ce n’est qu’un élément de plus qui prouve les mensonges et la duplicité du discours de Mélenchon.

Bernard GERMAIN

https://ripostelaique.com/meeting-de-roubaix-jai-releve-tous-les-grossiers-mensonges-de-melenchon/

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