
Macron se voyait bien envoyer notre seul porte-avions en face du Liban… pour y faire quoi ? Sa voix ne porte plus et celle de la France n’a plus aucun intérêt. Cette performance est à mettre, nous l’avons récemment écrit, à l’actif de sa politique désastreuse à l’international, faites d’excès et de maladresses. Mais totalement aveugle à ses propres échecs, il continue, sans doute pour se persuader qu’il est encore quelque chose… Non, il n’est plus rien et c’est d’une tristesse sans nom, car derrière lui c’est l’image de la France qui est salie. On peut être politiquement contre un homme, le critiquer sur ce qu’il est, ce qu’il fait, se réjouir de sa chute de ses infortunes, mais là, devant le déclassement de notre pays, il n’y a aucun motif de satisfaction.
Au RPF nous sommes atterrés par ce constat. Pourtant au lieu de redresser la barre, de faire preuve de pragmatisme et de lucidité, il persiste. Pourquoi souhaitait-il à tout prix faire la guerre à la Russie, cent fois plus puissante, et se trouve-t-il inquiet face à l’Iran, au point de vouloir arrêter un conflit dont il ne maîtrise rien là non plus ? Dans les deux cas, la France aurait dû prôner le dialogue, et déterminer avec justesse les causes pour désigner les vrais coupables, non s’enflammer dans un discours guerrier, jusqu’à prendre la tête d’une coalition fantôme qui n’a rien apporté, ou de favoriser des sanctions qui n’ont fait que pénaliser notre économie, sans jamais déboucher sur un début de paix.
Concernant l’Iran c’est presque la même chose. En pleine négociation les Américains décident de frapper… Ce n’est pas franchement ce qui se fait, mais comment la France peut-elle s’y opposer ? Elle s’est alignée sur la politique américaine via l’OTAN, elle s’est mise en position de soumission systématique, en permettant à l’UE de décider à notre place, pour nous imposer les positions de la commission sans jamais autoriser un autre son de cloche. Pas étonnant que Trump ne nous consulte pas, qu’il ne prenne même pas la peine de nous avertir de ce qu’il va faire. Là encore au lieu de prendre du recul, que fait Macron ? Il se préparerait à envoyer notre porte-avions, mais sans dire ce qu’il compte faire avec ? Avant finalement, de renoncer. Se joindre aux Américains pour bombarder l’Iran, ou s’interposer pour arrêter cette escalade qui pourrait bien dépasser très vite tous les belligérants ? Avant de vouloir jouer dans la cour des grands, il faut s’assurer qu’on en a les moyens. Nous aurions la plus grande armée d’Europe ? Ça ne veut rien dire en soi, nous sommes des nains, mais le plus grand des nains, la belle affaire ! Il faut reconstruire une diplomatie digne de ce nom, et ce n’est pas avec les gens qui ont actuellement en charge ce domaine que nous en prendrons le chemin. Pire, Jean Noël Barrot réitère sa performance, en proclamant que l’Iran devait mettre fin à ses attaques… et il poursuit en justifiant ces propos parce que : « Le régime Iranien, a désormais perdu son dirigeant… ». Pour le moment, rien ne prouve que cette politique de la tête coupée soit la panacée. Il semblerait au contraire que nous assistions au sacrifice de la dame aux échecs. Les prochains jours devraient éclaircir l’horizon. Notre ministre des affaires étrangères, que ce soit avec la Russie ou l’Iran, semble constant dans l’incompréhension de la réalité. Le guide suprême iranien n’est pas le chef de l’État iranien. Il est l’autorité morale et religieuse, certes importante, mais pas essentielle. Ce qui en clair, et les jours qui arrivent nous dirons si notre analyse est juste ou pas, ne changera en rien les décisions de ce pays. Ils pensent tous, et Von-der-Leyen également, elle vient de le déclarer, qu’il suffit qu’ils décident quelque chose, qu’ils viennent devant les caméras, pour qu’immédiatement tous se couchent sous leurs injonctions. Ils n’ont toujours pas compris que la réalité militaire n’a rien à voir avec les fantasmes de ces soldats de salon qui ne raisonnent plus comme des nationalistes, ou des souverainistes attachés à leur terre, leurs traditions, mais en idéologues. En rejetant leurs racines, ils ont perdu cette flamme, cette volonté qui refuse d’abdiquer et permet la résilience la plus absolue. L’idéologie et la propagande ne sont pas des atouts pour comprendre le monde tel qu’il est, mais des écrans de fumée pour le présenter tel qu’ils le rêvent.
Se démarquer de cette globalisation délétère que la macronie et la classe politique classique s’efforcent d’imposer, via un fédéralisme à peine voilé, est nécessaire pour retrouver l’originalité de notre voix. Cesser de penser qu’ensemble nous serions plus fort, preuve en est que l’UE ne l’est pas, cesser de vouloir partager notre dissuasion nucléaire et de dissoudre ainsi notre souveraineté au sein d’une structure qui nous affaiblit plus qu’elle ne nous renforce. Ce n’est pas une rupture conceptuelle que nous proposons au RPF, mais un retour à la logique Gaullienne. Non pas un isolement comme il est habituellement convenu de traiter toute velléité de souverainisme, mais le désir de redonner à chaque nation la maîtrise de ce qui relève d’elle seule. On est jamais aussi fort que lorsqu’on est indépendant et que nos choix sont dictés non par la volonté du groupe, mais par celle des intérêts nationaux, assumés, distincts, cohérents. C’est cette liberté stratégique qu’il faut reconquérir et qui nous manque cruellement.
https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/03/02/cette-voix-francaise-perdue/
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