Depuis, c’est hélas un lynchage d’une autre nature que subit la mémoire du jeune homme.
Lynchage politique, Jean Luc Mélenchon patron de la France Insoumise a ainsi affirmé que Quentin était un nazi très récemment en meeting. C’était le premier mars dernier à Perpignan.
Lynchage médiatique, le quotidien de référence, Le Monde qualifie Quentin de militant d’extrême droite, Libération de néofasciste.
Notons que ces médias sont financés par le contribuable dont font partis les amis et la familles de Quentin. Passons.
Un néonazi comme l’affirme Jean Luc Mélenchon ?
Alors qu’en est il réellement ? Quentin était-il un néonazi comme l’affirme Jean Luc Mélenchon ?
Ce mercredi 4 mars, nous avons pu échanger avec Camille et Marie (*prénoms modifiés), deux amies de Quentin, notamment engagées avec lui lors de maraudes hebdomadaires du jeudi soir. Pour des raisons de sécurité nous ne donnerons pas leur vrai prénom et ne diffuserons pas leur visage.
Il y a quinze jours, Camille fêtait son anniversaire, rue Sala, organisé de longue date. Quentin faisait parti de la dizaine de personnes qui avaient répondu présent sur le sondage du groupe Whatsapp éphémère. Un événement auquel il n'a pas pu se rendre. Le jeune homme de 23 ans a été lynché à mort le 12 février par plusieurs antifascistes cagoulés. Une vidéo publiée par TF1 montre qu'il a été frappé à la tête à plusieurs reprises Alors qu'il était au sol et inconscient.
Aujourd'hui, les deux Lyonnaises se déclarent indignées par le portrait de Quentin dressé par certains médias et politiques de gauche. Elles nous font aussi part de leur désarroi de savoir la famille de la victime insultée de la sorte. « J'espère sincèrement que la famille ne regarde plus les médias, c'est impossible de faire son deuil dans ces conditions ! » déplore Camille.
« On était souvent amenés à donner de la nourriture aux sans-domicile-fixes qu'ils soient français ou migrants, sans distinction » raconte Marie, avant de poursuivre : « Donc, quand j'entends que c'est un nazi, je ne trouve pas ça cohérent. »
« C'était quelqu'un de discret, qui ne se mettait pas en avant mais avec qui on avait des discussions qui élèvent » détaille Camille.
NDLR : Mis en examen pour complicité par instigation d'homicide volontaire et violences aggravées, Jacques-Élie Favrot a été placé en détention provisoire. Il conteste les faits et reste présumé innocent à ce stade de l'instruction.
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