mercredi 18 mars 2026

Grâce au retrait de Sarah et au maintien de Chikirou, les socialauds peuvent perdre Paris…

 

La discussion a été très animée, toute la journée, dans la rédaction de Riposte Laïque. Nous savions tous que Sarah Knafo allait avoir un choix difficile à assumer : se maintenir ou se retirer. Les deux solutions avaient des avantages et des inconvénients. La discussion a donc fait rage, entre ceux qui, majoritaires dans l’équipe, souhaitaient qu’elle se maintienne, encore davantage en apprenant que c’est la clique Édouard Philippe, Bournazel et Marlène Schiappa qui avaient mis leur veto à une union allant jusqu’à Sarah, et ceux qui estimaient que la meilleure façon pour la candidate de sortir par le haut était de se retirer, pour faire barrage à la gauche.

Le point de vue que Pierre défend, avec passion, dans sa vidéo du jour, était minoritaire dans la rédaction, au départ de la discussion, mais il faut reconnaître qu’il a su utiliser des mots convaincants… même s’il n’a pas convaincu tout le monde, la preuve, ce que disait un autre rédacteur de notre site… !

Je ne souhaite pas que Sarah Knafo se retire. Elle sera une simple conseillere municipale sans doute, mais aura les dossiers municipaux, et si ce n’est pas elle, parce qu’elle démissionnerait éventuellement de son siége, ce sera le colistier suivant de sa liste qui lui fera un topo. Sinon, elle n’aura aucun dossier de suivi, aucune question à poser, aucun débat au conseil, aucune possibilité de suivi d’un dossier, aucune possibilité de remonter des questions de la base au Conseil, aucune déclaration à faire, etc. 

Cela s’appelle, un renoncement, une défaire en rase campagne, un véritable échec. Affirmer que Dati, c’est la Droite est une stupidité sans nom. C’est une Datiste, une LR islam-compatible, une centriste avec des tordus avec elle. En rien, ce n’est une femme de droite. 

Que les Parisiens fassent avec leurs islamo-gauchistes, Socialistes, Communistes et autres tarés. Les plus malins partiront de Paris, iront dans les Yvelines, et autres. Les autres subiront les nouveaux migrants dans les nouveaux logements sociaux à Iéna, Trocadéro, Concorde, Champs Elysée, Avenue Kléber, et la Place de l’Etoile sera transformée en Souk, etc.

Il faut des témoins de cette longue descente aux enfers islamiques parisiens. Espérons qu’in fine, les réverbéres soient utilisés en bon escient.

Dans une lettre très touchante (voir ci-dessous), envoyée à tous ses amis et militants, Sarah Knafo a expliqué les raisons pour lesquelles elle a choisi de se retirer. Elle les a développées sur CNews, pendant une demi-heure, invitée par Pascal Praud. Elle a très clairement ciblé Édouard Philippe et Bournazel, qui ont mis leur veto contre se personne, ce qui, par ailleurs, n’est guère surprenant quand on connaît les oiseaux.

Alors que dimanche soir, la partie paraissait pliée, tout tourne mal pour la gauche parisienne. Contrairement à Marseille, où Delogu s’est retiré, sans doute contre la promesse de quelques maires d’arrondissement, contrairement à partout ailleurs, où les socialauds, écolos et communistes se couchent devant LFI, à Paris, Sophia Chikirou a attendu un coup de téléphone qui n’est jamais venu et a maintenu sa candidature. Donc, pour Dati, c’est inespéré car elle se retrouve seule représentante de la droite, face à une gauche divisée. Dimanche soir, tout était perdu, et mardi soir, tout redevient possible, même si la messe est loin d’être dite.

Car elle pense qu’elle va pouvoir récupérer les 85.000 voix des électeurs de Reconquête, tout en leur claquant la porte au nez. Le rejet de la gauche est tel que nombre d’électeurs de Sarah se reporteront sur la candidate LR, mais il va forcément en manquer. Mais ce retrait fait cauchemarder Grégoire, Belliard et Brossat, qui voient se profiler le sceptre d’une possible défaite. On peut donc dire qu’en cas de victoire de Rachida Dati, cela sera grâce à Sarah, et qu’en cas de défaite de la droite, cela sera à cause de la candidate, bien sûr, mais aussi des duettistes Bournazel-Philippe et de la marionnette Marlène Schiappa.

Sinon, partout ailleurs le spectacle de la caste politicienne, aux antipodes de la classe d’une Sarah Knafo qui se bat pour des valeurs et une certaine idée de la France, est pathétique, mais guère surprenant. Pendant que l’ensemble de la gauche se soumet aux Insoumis, toute honte bue, les LR multiplient les magouilles et les lâchetés avec un seul objectif : faire perdre le RN en espérant échapper au qualificatif de « fasciste » qui leur serait attribué s’ils faisaient alliance avec le parti de Marine et de Jordan Bardella.

Le meilleur exemple n’est-il pas Marseille, où Delogu, moyennant l’assurance d’avoir quelques maires d’arrondissement, retire sa liste, tandis que Martine Vassal, au lieu de se retirer, se maintient, espérant ainsi priver le RN Franck Allisio d’une victoire qui transformerait la donne à Marseille.

S’il y a une vie après la mort, qu’est-ce qu’il doit rigoler, Mitterrand, quand il constate, 40 ans après l’avoir mis en place, que son cordon sanitaire contre le FN devenu RN fonctionne toujours, grâce à la couardise de la droite la plus lâche et bête du monde, quant à gauche, ils s’émancipent allègrement de tous les beaux principes qu’ils exigent de leurs adversaires.

LE MESSAGE DE SARAH KNAFO

Chère amie, Cher ami,

Je vous écris du fond du cœur. Et pas seulement du fond de mon cœur, mais en parlant directement au vôtre, avec gravité, et en plaçant en vous toute la confiance et toute l’amitié qui nous unit, malgré les pièges que la politique nous tend, et malgré les moments de doute et d’inquiétude inhérents à notre mission. La sincérité et l’engagement ne vont pas sans risques, et la victoire finale n’appartiendra jamais aux frileux.

Vous savez comme moi, et mieux que personne, ce que nous avons vécu depuis deux mois. Vous savez la beauté de notre campagne municipale. Nul ne l’ignore. Toute la France en a parlé, tous les médias, tout le peuple parisien, et le peuple français tout entier : même nos adversaires les plus acharnés, même nos ennemis les plus hypocrites, ont rendu hommage à la qualité de notre travail, notre sérieux hors-normes, notre clarté, notre créativité. Dès le jour de notre lancement, nous avons changé le visage de cette compétition. Chaque jour, et jusqu’à la dernière minute de la course, nous avons été des modèles de transparence, de générosité et de professionnalisme. Vous avez été exemplaires et je vous suis tellement reconnaissante, de votre travail, de votre engagement, de vos efforts. MERCI ! Oserai-je dire que vous avez été les meilleurs ? J’ose, sans hésiter. Je sais que c’est également votre sentiment profond. Je sais que nous avons raison et que rien ni personne ne pourra jamais nous en faire douter. Cette campagne fut bel et bien, en tous points, extraordinaire et exemplaire.

10,40% des suffrages. Comme vous, je me suis dit que nous méritions un résultat encore bien supérieur : gagner la Mairie de Paris. Et puis, bien vite, nous nous sommes rendus compte que 10,40% étaient en réalité une formidable félicitation : en à peine deux mois de campagne, nous avions réussi à imposer notre brillante présence dans le paysage politique, nous avons rallié à notre cause un très grand nombre de Parisiens, nous avons démontré que nous avions le meilleur programme, le meilleur chiffrage (le seul digne de ce nom !), les plus belles intentions pour la ville : les plus démocratiques et les plus crédibles. Sans démagogie, sans agressivité, sans vulgarité, sans jamais être médiocres. En somme, je me suis dit que nous avions réussi, et que ces 10,40% étaient une fantastique victoire sur le mensonge ambiant et la paresse généralisée. C’est même la plus grande des victoires : celle de l’intégrité. Mais, pour que cette victoire soit parfaite, il nous reste encore à la confirmer au second tour. C’est la raison de ce message que je vous adresse.

J’ai décidé, en mon âme et conscience, et après en avoir débattu avec tant de monde et vous avoir lus et écoutés, de ne pas nous faire concourir au second tour. Je sais la peine que cette décision occasionne en beaucoup de vos cœurs. C’est donc avec le plus grand respect que je veux vous expliquer ce choix douloureux.

Nous nous sommes engagés à chasser la gauche de Paris. Ce n’est pas un slogan destiné à séduire, ce n’est pas un élément de langage destiné à convaincre, c’est l’expression pure et simple d’un devoir politique, idéologique et moral. Le socialisme ne passera pas par nous : ni en pensée, ni par action, ni par omission. Si le malheur voulait que socialistes et communistes finissent par l’emporter, ce ne sera en aucun cas être de notre faute. Parce que ce combat ne tolère aucune tricherie, aucun zigzag idéologique ou moral, aucun petit arrangement personnel. Quels que soient les erreurs ou les fautes des autres formations de droite, ou supposés de droite, c’est à nous-mêmes que nous devons désormais rendre des comptes, et le seul critère à l’aune duquel nous devons nous juger est : avons-nous tout, réellement tout, absolument tout fait pour chasser la gauche de la mairie de Paris ? D’autres question se posent à coup sûr dans vos esprits, mais celle-ci doit toutes les dominer. La réponse à cette question décidera de notre destin dans les mois et les années à venir.

Ma réponse et donc simple : dans la situation qui est la nôtre aujourd’hui, il n’existe aucune autre solution honorable, conforme à ce que nous sommes, que de nous désister. Ma décision, je le sais, fera débat. Certains d’entre vous auront l’impression qu’on les force à baisser les bras, voire à capituler. Je veux leur dire que c’est tout le contraire ! Pour deux raisons. D’une part, rien ne serait pire que, par orgueil, de nous maintenir au risque de faire gagner la gauche. Car, les résultats du premier tour l’ont démontré : ce risque est immense, plus encore que ne le pensaient les sondeurs et les analystes. Chacune de vos voix jouera un rôle crucial.

D’autre part, parmi les mensonges qui nous avons été lancés au cours de cette campagne, « Sarah Knafo va faire gagner la gauche » a été le plus vicieux et le plus dangereux. Nous allons définitivement y mettre fin, avec toute l’autorité qui nous caractérise. Personne n’a le droit de nous salir. Personne ne nous salira. L’avenir du pays compte sur nous, et nous ne le décevrons en aucune manière. Nous ne laisserons rien, ni personne, ni à gauche, ni à droite, ni sur les plateaux de télévision, ni dans le QG des partis, ni dans les rues de la capitale, dire que nous sommes aussi bassement calculateurs que nos concurrents. Nous sommes debout, nous sommes droits, et nous le resterons. Bientôt, croyez-moi, nous nous en féliciterons.

J’espère vous avoir montré que nous ne devons pas hésiter, et que nous tirerions fierté de nous situer du bon côté du combat dimanche prochain. Nous montrerons que la droite ne peut pas se passer de nos 85 000 voix. Et que c’est bien là qu’il faut, cette semaine, placer notre espoir. Je me tiendrai à la disposition de ceux qui en doutent encore pour les convaincre. Je n’économiserai pas mon énergie pour leur rendre le sourire. Je suis là, je suis à vos côtés, dans les merveilleux moments que nous avons passés, comme dans les plus douloureux : ce n’est ni la première ni la dernière fois que nous aurons des décisions difficiles à prendre.

Courage, amis, nous avons franchi un immense pas depuis deux mois. Continuons. Ni pas de côté, ni reculade : en avant toute ! Soyons irréprochables, comme toujours, et nous serons récompensés. Nous le sommes déjà et il faut vouloir l’être encore. Ces 10,40% sont un trésor auquel nous allons donner une dimension nouvelle. Il n’appartient qu’à nous, à vous.

Je vous remercie, je vous applaudis et je vous embrasse.

Sarah

Cyrano

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