mercredi 4 mars 2026

Incapable d’assurer notre sécurité, Macron offre un parapluie nucléaire à l’UE

 

Ce que prépare Macron, c’est une infamie. Forfaiture, trahison, les mots ne manquent pas pour qualifier cette ignoble atteinte à notre souveraineté. Et je m’étonne que des généraux adhèrent à ce projet éminemment funeste.

Depuis dix ans, les Français sont les derniers servis, après toute l’Europe.

Jamais à court d’idées délirantes, Macron s’attaque à notre trésor national : la dissuasion nucléaire. Attendons-nous au pire d’ici son départ, si toutefois il ne nous sort pas un lapin de son chapeau pour déclencher l’article 16 et s’incruster. Il est capable de tout.

La « dissuasion avancée », c’est un délire de plus de l’illuminé de l’Élysée. En langage clair, c’est tout simplement la dissémination de nos Forces aériennes stratégiques à travers toute l’Europe. Nos Rafale, en nombre notoirement insuffisant pour garantir notre propre sécurité, seront déployés dans certains pays européens afin de dissuader l’ennemi potentiel, donc la Russie sans la nommer, d’attaquer nos voisins. Macron a donc décidé seul que la France allait leur offrir un parapluie nucléaire. 

Pour ce faire, il veut créer deux escadrons de Rafale supplémentaires et augmenter le nombre de têtes nucléaires, actuellement fixé à 290… face aux 6 200 têtes nucléaires de Poutine. Mais tout cela avec quel argent, puisque toutes dettes confondues, y compris les engagements de retraite, la France est endettée de 15 000 milliards d’euros ?

Quand il s’agit de faire un coup médiatique et de se faire mousser à n’importe quel prix, notre narcissique Président fait flèche de tout bois. Tout est bon pour attirer les projecteurs sur sa petite personne, quitte à dire tout et son contraire, en retournant sa veste au gré de ses innombrables lubies.

Aujourd’hui, c’est notre dissuasion nucléaire, symbole gaullien de notre indépendance nationale et de notre souveraineté, que Macron veut partager avec toute l’Europe. Il veut brader le dernier vestige de notre puissance passée, un trésor inestimable que nous envie la riche Allemagne, qui a recouvré sa volonté de domination depuis la réunification. Elle veut devenir la première puissance militaire d’Europe et Macron va l’y aider.

En associant nos voisins à certains domaines de notre dissuasion, combien de secrets de fabrication seront bradés à des pays qui restent nos farouches concurrents dans l’industrie de l’armement ? Notre savoir-faire pour produire un Rafale ou un SNLE est unique en Europe.

Après avoir ruiné le pays comme jamais, après avoir sabordé notre industrie et notre agriculture, après avoir accueilli cinq millions d’immigrés dont la majorité n’a que faire de notre culture et de nos valeurs, après avoir fait de la France le pays le plus dangereux d’Europe avec 45 000 attaques au couteau par an, Macron essaie encore d’exister et veut briller.

L’arme nucléaire qu’il voulait supprimer en 2010, car « elle ne sert à rien », devient soudain un atout de puissance qui sert à redorer son blason auprès de ses pairs, malgré son bilan effarant, le plus calamiteux depuis 1958. Et c’est sur la base navale de l’île Longue, sanctuaire de nos quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), que notre Président a annoncé l’évolution de notre doctrine nucléaire.

https://www.apartes.net/articles/actualites/la-dissuasion-nucleaire-ca-sert-a-rien-les-allemands-nont-en-pas

« Ce n’est pas très compliqué de trouver 4 milliards d’euros d’économies. La dissuasion nucléaire, ça ne sert à rien. Les Allemands n’en ont pas », avançait Macron en 2010. Ce à quoi Attali, médusé par tant d’ignorance, avait répondu :

« Tu ne te rends pas compte de ce que tu dis. Tu racontes n’importe quoi ! […] les Allemands n’ont en pas pour des raisons particulières… La question essentielle est celle de la souveraineté ». Une arme qui nous donne un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU avec droit de veto. Un détail que Macron ignorait.

Mais Macron, virtuose des volte-face, vous dira que la situation a changé…

Il vient donc de rappeler la « dimension européenne » des intérêts vitaux de la France, un artifice de langage qui lui évite de parler des intérêts vitaux de nos voisins, que nous serions censés protéger. Rien n’est clair dans la tête de Macron. Par conséquent il noie le poisson, se contentant de rassurer les opposants à cette folie, en affirmant que la décision ultime de la frappe nucléaire restera du ressort de l’Élysée. C’est plus que flou.

Rappelons que la France a mis fin à ses missiles nucléaires tactiques Pluton et Hadès de courte portée. Ce qui signifie qu’il n’y a plus de riposte graduée dans notre doctrine. C’est tout ou rien. La frappe sera stratégique ou ne sera pas. Elle sera soit aérienne lancée depuis les Rafale, soit océanique tirée depuis les SNLE. On passe directement des armements conventionnels au nucléaire stratégique de destruction massive. L’image d’illustration ci-dessus résume tout.

Telle est la protection nucléaire que propose Macron à nos voisins, sans consulter qui que ce soit, le domaine nucléaire (qui ne servait à rien en 2010) étant chasse gardée du seul Président.

Les groupes de travail sont déjà en place. Les discussions se poursuivent dans le dos du peuple avec l’Allemagne, puis avec la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, la Grèce, le Danemark. Cela fait beaucoup de monde à se présenter au guichet nucléaire français. Mais les questions majeures restent sans réponse.

À quel moment le Président français appuiera-t-il sur le bouton nucléaire si un pays voisin est attaqué ? Quel niveau de menace chez l’un de nos alliés exigera de la France qu’elle s’engage dans une guerre nucléaire avec la Russie, première puissance atomique mondiale ? Quels scénarios de crise faut-il envisager ?

Ce que nous prépare Macron, c’est une future crise de Cuba et peut-être pire.

On ne joue pas avec le feu nucléaire. Les intérêts vitaux de nos voisins ne sont pas les nôtres et notre indépendance nationale ne peut en aucun cas dépendre des menaces qui pèseraient sur nos voisins. L’arme nucléaire ne se partage pas. Elle est le dernier atout qui nous protège de la folie guerrière qui agite le monde.

J’ose espérer que de nombreuses voix, civiles et militaires, s’opposeront à ce projet funeste qui trahit la pensée gaullienne de souveraineté de la France.

Allons nous bombarder Moscou si Poutine envahit un État Balte ? Telle est la seule question qui vaille.

La Russie s’est dotée de missiles hypersoniques imparables, que ne possède aucun pays occidental. Il est donc grand temps de redescendre sur terre, au lieu de fanfaronner.

Jacques Guillemain

https://ripostelaique.com/incapable-dassurer-notre-securite-macron-offre-un-parapluie-nucleaire-a-lue/

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