C’est un article du site infirmiers.com (source ici) qui nous apprend la maltraitance institutionnelle que nos jeunes étudiants doivent affronter et c’est inadmissible de traiter aussi mal les gens.
À l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) du CHU de Bordeaux, la colère monte. Les étudiants dénoncent des délais de paiement excessifs pour leurs indemnités de stage et ont lancé une pétition pour alerter sur la précarité de leur situation.
Un cumul de faibles revenus et de retards
Les futurs infirmiers perçoivent une indemnité horaire très basse (entre 1,10 € et 1,70 € selon l’année d’étude). Au-delà de ce faible montant, c’est le calendrier de versement qui est critiqué :
Certains étudiants attendent entre deux et cinq mois après la fin de leur stage pour percevoir leur dû.
Conséquences directes : ces retards engendrent des difficultés financières concrètes, comme des factures impayées (loyer, énergie) ou l’impossibilité de couvrir les frais de déplacement professionnels.
Un sentiment de « main-d’œuvre à bas coût »
De nombreux stagiaires expriment un sentiment de manque de reconnaissance. Ils estiment être parfois utilisés pour pallier le manque de personnel, notamment en EHPAD, sans que leur engagement ne soit suivi d’une rémunération régulière. Cette situation alimente un mal-être croissant : selon la FNESI, plus de 70 % des étudiants infirmiers signalent une dégradation de leur santé mentale.
Vous remarquerez que les étudiants ici ne critiquent même pas le montant de leur indemnité. Ils pourraient d’ailleurs le faire car pour tous les stagiaires de France de tous les autres secteurs, le montant minimum est fixé à 15 % du plafond de la Sécurité sociale, soit 4,35 € par heure de présence effective depuis le 1er janvier 2024. (Source ministère de l’économie ici). Avec l’Etat c’est toujours la même chose. Il y a les règles pour tous les autres, et les règles pour l’Etat qui ne sont évidemment pas les mêmes. L’Etat, vous en avez encore exemple ici, devient de plus en plus maltraitant avec ses collaborateurs, jeunes… comme vieux !
Non, ici les étudiants critiquent le mépris des institutions qui se croient fondées à faire attendre 5 mois des gamins qui s’engagent dans un métier aussi passionnant qu’utile aux autres et pour les autres.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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