L’écologie mes amis ce n’est pas uniquement le tri de ses poubelles. Je dirais même que le tri sélectif c’est le degré 0 de l’écologie auquel hélas, souvent, l’immense majorité de nos concitoyens s’arrête.
Ce n’est pas un jugement de valeur ou une condamnation, loin de là. Je ne vaux ni moins ni plus que chacun de nous et je m’inclus bien volontiers dans le lot ! C’est un partage de réflexion.
Trier ses poubelles et laisser les bouchons attachés aux bouteilles ce n’est rien. Non pas qu’il ne faille pas trier, mais si nous avons une industrie et tri et du recyclage c’est parce que nous avons une industrie de la surconsommation de l’autre côté. Quand on ne consomme pas, il n’y a pas trier, quand on ne consomme que pour « durer », il y a rarement besoin de recycler (on répare par exemple). Bref, premier problème.
Deuxième problème, une fois que nous avons trié nos poubelles, pour le reste nous faisons souvent n’importe quoi, notamment avec des produits qui sont toxiques. De nos gels douche aux additifs des aliments que nous mangeons, nous nous empoisonnons, la planète et nous-même. Nous nous empoisonnons avec le plus grand des aveuglements volontaire, nous ne voulons pas voir ce que nous nous faisons.
Ce dernier article du site Reporterre est très intéressant sur deux volets (source ici).
Le premier c’es évidemment le fonctionnement du lobbying et sa redoutable efficacité. Quelques millions dépensés par les grandes entreprises auprès des bons décideurs permet évidemment de tenir le crayon des lois, des normes et des règles comme il se doit et au bénéfice de qui de droit.
Le second c’est que l’écologie actuelle n’est qu’une vaste foutaise, un bal des hypocrites, car la santé des gens comme de la planète est le cadet de leur soucis en réalité. Alors il y a une lutte acharnée contre les interdictions possibles et pour continuer à polluer, à rendre malade.
« Les géants des cosmétiques ont obtenu le soutien de la France et de l’UE pour commercialiser plus longtemps la plupart des produits aujourd’hui sur le marché et voués à être interdits, car contenant des substances dangereuses pour la santé.
Crèmes de jour, shampoings, parfums et rouges à lèvre : même lorsque la Commission européenne a suffisamment de preuves sur la nocivité de produits de beauté et d’hygiène, les industriels bénéficient d’un an et demi pour sortir des rayons ceux dont les substances ont été classées cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques. Un délai qui pourrait bientôt être considérablement rallongé, à cause du lobbying mené par les géants des cosmétiques ».
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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