jeudi 2 avril 2026

L’ennemi extérieur a bon dos

 

par Serge Fontalar

Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale… (le SGDSN), un nom à rallonge… bien propre… bien sérieux… planté là, au cœur de la machine républicaine puisqu’il travaille sous l’impulsion du président de la République et du Premier ministre, à assurer la sécurité et l’intégrité des intérêts de la France. Ses trois missions sont : Anticiper, prévenir et protéger. Trois mots pour faire solide : ça claque bien ! Jusque-, il n’y a rien à dire, d’autant qu’implicitement sa raison d’être valide le concept maurrassien d’ennemi de l’extérieur.

Au fond, ça dit une chose simple… qu’il y a toujours un danger dehors… quelque part… diffus… pratique. Mais alors… concrètement, ils font quoi ?

D’abord, ils jugent actuellement que dans un contexte marqué par la multiplication et l’imbrication des menaces comme le terrorisme, la prolifération, les cyberattaques ou les modes d’action hybrides, la République doit adapter et renforcer ses dispositifs de protection et de réponse. La République fait face à une augmentation des campagnes de désinformation (faux sites, deepfakes, rumeurs…) venues de l’étranger, qui formentune véritable arme stratégique pour influencer l’opinion publique et fragiliser la démocratie. Ah, voilà en fait sa vraie mission : protéger la démocratie. Alors là… mission révélée : protéger la démocratie. La défendre… coûte que coûte. Parce que, comme disait Adolphe Thiers… elle gouverne mal… mais elle se défend bien.

Allons à l’os… c’est clairement un outil de propagande camouflé et c’est dans ce but que les pouvoirs publics ont décidé de renforcer le dispositif national de protection des élections par la création du réseau de coordination et de protection des élections (RCPE).

De plus, la République met en place une stratégie nationale en quatre axes pour :

• Former les citoyens, pour rendre chacun plus résistant à la manipulation, disons aux thèses non démocratiques.
• Encadrer les plateformes et l’IA pour limiter la diffusion massive d’informations amplifiées par les algorithmes. Contrôler, toujours contrôler…
• Détecter et répondre aux attaques étrangères pour dissuader les États ou groupes idéologiques qui manipulent l’information. Oui mais à conditions que la Russie ne soit pas considérée comme dangereuse…
• Coopérer avec l’Union européenne, le G7, l’OTAN et l’ONU pour lutter contre un phénomène qui dépasse les frontières. Ah l’européisme… ah la mondialisation…

Ça s’additionne… ça s’empile… Et au bout du compte… une impression qui reste… qu’on nous explique… qu’on nous encadre… qu’on nous guide un peu beaucoup. Bref… on regarde tout ça… et on se dit qu’on nous prend peut-être… un peu pour des enfants.

https://www.actionfrancaise.net/2026/04/02/lennemi-exterieur-a-bon-dos/

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