lundi 6 avril 2026

Quand Le Parisien omet de préciser la proximité d’un sociologue avec LFI

 

le parisien
Le bashing anti-CNews continue. Après Le MondeRTLLibération et plusieurs antennes du service public, c’est au tour du Parisien de jeter sa pierre au visage de la chaîne privée. Un article à charge, écrit conjointement avec l’Agence France-Presse (AFP) et publié ce 3 avril, s’est proposé de revenir sur les dérapages de certains maires LFI, élus lors des municipales. D’un bout à l’autre du papier, l’inversion accusatoire est pratiquée, la moindre critique de l’extrême gauche étant assimilée à une parole délictueuse. En guise de caution scientifique, le quotidien s’en est remis à un sociologue dénommé Julien Talpin. « Depuis deux semaines, on assiste à une forme de libération de la parole raciste dans l’espace public et sur les chaînes d’information en continu, a ainsi affirmé le chercheur. 
Il y a une intensité particulière des réactions racistes à l’occasion de ces municipales, qui tient peut-être au fait que les élus issus de l’immigration arrivent à des postes de maire et non plus seulement d’adjoints ou de conseillers. ». Parmi les prétendues attaques, le sociologue distingue une analyse très « biologisante, animalisante » des premiers pas de Bally Bagayoko. Une dénonciation partagée sans la moindre précaution ni distance par Le Parisien et l’AFP qui accusent CNews d’avoir tenu à l’égard du maire de Saint-Denis des « propos racistes » évoquant « la famille des grands singes »« une tribu primitive » ou « un mâle dominant », lors de débats diffusés à l’antenne.

Voir le tweet

Petit problème : le racisme est un délit qui doit être établi par une cour de justice. Pas par des journalistes. En accusant CNews de tels faits, Le Parisien, l’AFP et tous les autres risquent de s’exposer à des poursuites en diffamation.

Des élus intouchables ?

Jusqu’à un passé récent, il était possible de critiquer un responsable politique, fût-il non blanc, sans se faire traiter de fasciste. Ce temps-là est, semble-t-il, révolu. À écouter le fameux « sociologue » interrogé par Le Parisien, aucune critique visant un élu issu de l’immigration ne serait recevable. Reprocher à un insoumis de rester assis quand la Marseillaise est entonnée lui semble déjà suspect. Évoquer le « Grand Remplacement » - concept pourtant repris à son compte par Jean-Luc Mélenchon - est également détestable. S’émouvoir de scènes où des maires sortants sont humiliés et insultés par des banlieusards agressifs relève aussi du comportement haineux. « Leur réaction le soir de l’élection a été l’occasion de véhiculer des clichés racistes, avec une forme de barbarie consubstantielle qui viendrait s’exprimer à l’occasion de scènes de liesse dont la violence a été largement surinterprétée », déclare ainsi Julien Talpin.

Heureusement, selon l’expert, ces effroyables attaques pourraient finalement s’avérer bénéfiques aux maires racisés. « Cela peut presque devenir une ressource en soudant la communauté locale autour d’eux », se réjouit-il.

Un militant mal déguisé

Mais qui est donc ce Julien Talpin ? Un « spécialiste des quartiers populaires », nous disent Le Parisien et l’AFP. En quelques clics, on découvre qu’il s’agit, en réalité, d’un soutien à la cause LFI assumé : il est le coordinateur du livre Nouveau peuple, nouvelle gauche pour l'Institut La Boétie, le think tank affilié à La France insoumise. Selon l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, l’homme participe également « à la censure des études sur l’islamisme en France ».

Voir le tweet

Pourquoi l’AFP, censée être une agence sérieuse, la référence absolue pour l’ensemble de la profession, occulte-t-elle une telle information au public ? Pour ne pas discréditer le discours du « sociologue » ni dévoiler son évident parti pris ? À l’heure où nous écrivons ces lignes, malgré les nombreuses alertes publiées sur le réseau social X, Le Parisien n’a toujours pas amendé son article.

Jean Kast

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire