L’émission de ce jeudi, sur Complément d’Enquête, consacrée aux juges, vient de se terminer. Il y a six mois, notre fondateur, Pierre Cassen, avait informé les lecteurs de Riposte Laïque de l’entretien qu’il avait accordé à deux journalistes de l’émission du service public qui, en général, ne passent pas pour les meilleurs soutiens de notre site et de son contenu.
La majorité de nos lecteurs avait donné raison à Pierre d’avoir accepté, mais certains se montraient réticents, estimant que c’est se jeter dans la gueule du loup que d’accepter une interview de 5 heures, d’où il ne restera que quelques minutes soigneusement choisies, qui forcément, risquent de ne pas montrer pas notre contributeur sous son meilleur angle.
Dans sa vidéo du jour, Pierre a expliqué les avantages et les inconvénients d’un accord ou d’un refus. Il a fait son choix, et nous avons à présent le résultat de l’émission.
Par ailleurs, bien sûr, chaque situation mérite d’être analysée. Longtemps, un patriote comme Jean Messiha a servi tous les jours de punching-ball sur les plateaux de télévision aux guignols gauchistes de Cyril Hanouna, mais il a fait passer des messages forts et finalement, il a gagné une notoriété médiatique. Reste la question : où faut-il aller, et y a-t-il des lieux où il ne faut pas aller ? Faut-il se contenter d’aller sur les plateaux de TV-Libertés, ou de Radio-Courtoisie – faute d’être invité par CNews ou Frontières – et rester dans l’entre-soi ? C’est certes plus agréable et plus confortable que d’être livré en pâture, dans un combat inégal, face à des roquets qui ne vous laissent pas parler, situation que nous avons également connue.
Notre ami Bernard Germain, oiseau de nuit de permanence, a immédiatement après l’émission apporté sa plume et son analyse, pour le moins très sévère, pour analyser cette émission.
Il faut être abonné pour pouvoir consulter l’émission. Pierre intervient au bout de 19’45, et près de 5 minutes lui sont consacrées. On le voit faire ses vidéos quotidiennes, et répondre aux accusations de menaces de mort dont le site est accusé. Il ne se laisse pas démonter, et explique pourquoi les juges n’ont pas à se victimiser.
On a senti chez les journalistes de l’émission la volonté de réhabiliter les juges, en mélangeant des fonctions aussi différentes que celle des juges pour enfants, des affaires de drogue et des affaires politiques, pour ne pas dire politiciennes. On a senti que la mission du service public était d’essayer de sauver une institution dont la faillite est aveuglante. Laxisme avec les criminels issus de l’immigration, et sévérité absolue avec les militants ou les personnalités classés à droite.
Ils ont essayé de nous faire croire que les juges n’étaient guidés que par leurs valeurs républicaines, et absolument pas par leurs convictions politiques. Ils ont essayé de nous cacher que 85 % des juges sont de gauche, qu’ils ont noyauté l’institution, et que leur formation correspond à cette idéologie. Bref, entre les 25 malheureux juges placés sous protection policière, dont Bénédicte de Perthuis, et le pauvre juge Guilloux, sanctionné par les États-Unis de Trump avec d’autres juges de la CPI pour avoir demandé l’extradition de Netanyahou – quelles ordures ! – on avait l’impression qu’il fallait sauver des héros qui mettaient leur vie en danger au service de la démocratie.
Le rôle des méchants, dans cette émission, fut joué essentiellement par Marine et Sarkozy, coupables, aux yeux des journalistes, de se faire massacrer par des juges de gauche revanchards, et de refuser de se laisser assassiner silencieusement.
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