
Projet Liberté. Bien joué ! Remarquez qu’il ne s’agit pas de l’Opération Liberté. Cela l’aurait présenté comme une opération militaire. Le président présente tactiquement cela comme une action humanitaire. M. Trump a informé le Congrès le 1er mai que les hostilités avec l’Iran (Opération Epic Fury) étaient terminées, à l’expiration du délai de 60 jours prévu par la Résolution sur les pouvoirs de guerre. Les navires commerciaux provenant de pays non impliqués dans le conflit entre l’Iran et les États-Unis seront désormais escortés en toute sécurité à travers le détroit d’Ormuz par des navires de la marine américaine.
Toute attaque de ces navires par l’Iran entraînerait une riposte musclée et relancerait le compte à rebours de la Résolution sur les pouvoirs de guerre (WPR), ce qui signifie soixante jours supplémentaires pour mener des opérations militaires, telles que la destruction de ponts et de centrales électriques stratégiques promise précédemment. Les dirigeants iraniens — quels qu’ils soient — pensaient pouvoir déjouer M. Trump sur le délai de 60 jours en faisant traîner les négociations tout en réorganisant leurs lance-missiles restants. Échec tactique. Soit dit en passant, la Cour suprême ne s’est jamais prononcée directement sur la constitutionnalité de la WPR ni n’a appliqué la limite de 60 jours.
Par ailleurs, la désignation de « spectateurs neutres et innocents » signifie que les pétroliers du Koweït, des Émirats arabes unis, du Qatar et de l’Arabie saoudite bénéficieront d’une escorte sécurisée pour quitter le golfe Persique. Cela aura deux effets : 1) éviter la « fermeture » de leurs puits de pétrole en production (et les dommages géologiques potentiels aux champs pétrolifères) ; et 2) alléger la pression sur les prix du pétrole en général grâce à l’arrivée de nouveaux approvisionnements sur le marché mondial du pétrole.
On peut en conclure que ce « projet » exercera une nouvelle pression sur les « responsables » à la tête de l’Iran pour qu’ils cessent de tergiverser sur la manière dont cette affaire va se terminer — c’est-à-dire qu’ils remettent les 500 kilos d’uranium enrichi à 60 % cachées quelque part sur leur territoire. Bien sûr, parvenir à un accord sur la question de la fabrication de la bombe nucléaire permettrait à l’Iran de redevenir, une fois de plus, une nation moderne, industrielle et avancée, s’il décidait également de se débarrasser du joug des mollahs et de leurs sbires psychotiques au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Mais cela reste à voir.
L’autre grand projet en cours concerne la scène intérieure américaine : la mise à mal, bien nécessaire, du soi-disant Parti démocrate, devenu l’otage de séditieux, de communistes déclarés, de racketteurs et de djihadistes. Les poursuites du ministère de la Justice contre les révolutionnaires de couleur s’accélèrent sous la direction du procureur général par intérim Todd Blanche. James Comey doit enfin rendre des comptes pour sa farce des coquillages « 86 / 47 » devant un tribunal fédéral de Caroline, tandis qu’une affaire longtemps en sommeil a été réactivée dans le district est de Virginie : Comey aurait utilisé le professeur Daniel Richman de Columbia comme intermédiaire pour divulguer des informations classifiées à la presse au début du RussiaGate, en 2017.
Personne ne sait exactement ce qui se passe ces jours-ci dans le district sud de Floride (pas de fuites), où un grand jury a été convoqué en janvier pour entendre les témoignages dans l’affaire du RussiaGate, y compris la longue série de séditions organisées visant à chasser M. Trump du Bureau ovale dès son premier mandat, ainsi que la mise en place de diverses autres opérations (fraude électorale de 2020, le « Fedsurrection » et des poursuites judiciaires malicieusement montées de toutes pièces) visant à l’envoyer en prison à la fin de ce mandat.
Tout cela est considéré comme une « grande conspiration » impliquant des dizaines de fonctionnaires d’agences et de ninjas du « lawfare » opérant dans la pénombre, aux marges du gouvernement. Ne soyez pas surpris lorsque des vagues d’actes d’accusation sortiront du grand jury de Fort Pierce, en Floride, probablement par lots, chaque lot étant consacré à une phase ou à une opération particulière.
Des personnalités telles que l’ancien président Barack Obama, le directeur du FBI Christopher Wray, le sénateur Adam Schiff (D-CS), l’agent de la CIA Eric Ciaramella, les stratèges juridiques Norm Eisen, Marc Elias et Mary McCord, Andrew Weissmann, le sénateur corrompu Mark Warner (D-VA), membre de la commission sénatoriale du renseignement, ainsi que les anciens directeurs de la CIA Brennan et l’ancien directeur du renseignement national James Clapper, ont été impliqués dans de multiples séditions et possibles trahisons. Des acteurs secondaires tels que le duo Peter Strzok et Lisa Page, l’ancien procureur général adjoint Rod Rosenstein, l’ancien procureur général Merrick Garland, l’ancienne procureure générale adjointe Lisa Monaco, l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton, les opérateurs des signatures automatiques de « Joe Biden » Jake Sullivan, Mike Donlon, Steve Richetti, Anita Dunn, Neera Tanden, l’ancien secrétaire d’État Antony Blinken et la conseillère en politique intérieure Susan Rice, sont probablement eux aussi impliqués d’une manière ou d’une autre.
Les procès qui découleront de toute cette affaire promettront d’être des spectacles passionnants. Ils montreront à quel point le Parti démocrate est devenu une organisation criminelle au cours du second mandat de Barack Obama, et comment chaque acte criminel commis depuis lors a entraîné d’autres actes criminels dans le but de dissimuler cette série de crimes.
En outre, on voit poindre les premières lueurs d’une action contre les malfaiteurs à l’origine de l’opération Covid-19, qui a servi d’instrument supplémentaire de sédition pour évincer le président Trump de ses fonctions grâce à la fraude par vote par correspondance. Tel a été le résultat final de toute façon, même s’il semble que l’agence NIAID d’Anthony Fauci ait sous-traité le développement de cette maladie au moins une décennie plus tôt. Et aujourd’hui, le conseiller principal du Dr Fauci, David Morens, est mis en accusation pour des chefs d’accusation extrêmement graves, notamment complot contre les États-Unis, destruction, altération ou falsification de documents dans le cadre d’enquêtes fédérales (plusieurs chefs d’accusation), et dissimulation, suppression ou mutilation de documents (plusieurs chefs d’accusation).
C’est une affaire grave. Elle risque de mettre en cause le Dr Fauci, le Dr Deborah Birx et d’autres responsables de la santé publique qui ont joué un sale tour aux citoyens de ce pays. Attention : les grâces signées à la machine par « Joe Biden » seront contestées devant les tribunaux.
Pendant que tout cela se déroulera dans les mois à venir, ne sous-estimez pas ce qui risque de ressortir des enquêtes en cours du FBI sur la fraude massive aux services sociaux et de santé commise par le Parti démocrate dans ses bastions des États bleus. Ça va très mal tourner. Un ou deux gouverneurs (voire trois, voire plus) pourraient être frappés de mises en accusation pour avoir conspiré afin de dissimuler de vastes épisodes d’escroquerie organisée.
Tout cela… sans compter la décision de la Cour suprême invalidant le redécoupage électoral du Congrès selon des critères raciaux — ce qui entraînera probablement la perte de potentiellement dix sièges Démocrates à la Chambre des représentants plus tard cette année. Aïe ! Ça va vraiment faire mal.
Donc, si vous croyez que les dernières scènes de l’opération « Epic Fury » en Iran vont d’une manière ou d’une autre profiter au Parti démocrate pour remporter les élections de mi-mandat, vous feriez mieux de repenser votre « strategery » (comme George W. Bush aimait appeler l’art de la guerre politique).
James Howard Kunstler
Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.
Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
Source Clusterfuck Nation
https://lesakerfrancophone.fr/tout-nest-pas-si-calme-sur-tous-les-fronts

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