
Combat royaliste 134
Par Philippe Germain
Le déclin de la mondialisation et le retour des nations et du politique, confirme l’analyse maurrassienne. Nationalisme et « politique d’abord » sont d’actualité par la situation conflictuelle de la planète pour les ressources rares. Voilà qui est dur à digérer pour les progressistes d’extrême-centre drogués à l’« économique d’abord » mais aussi pour les partisans de l’européisme germano-centré de Nouvelle-Droite prônant la « métapolitique d’abord » et ceux du repli communautariste d’extrême-droite gavés à « l’Identité d’abord ».
Mais il n’y a pas que le niveau planétaire. Au niveau français, la crise du régime républicain bloque la société. L’espoir se cristallise dans l’élection présidentielle, reine des batailles dans la Ve République monocratique. Mais à cause du « gouvernement des juges », la campagne électorale 2027 est détournée par la question essentielle : « Marine, avec ou sans bracelet électronique ?» La presse étrangère découvre stupéfaite la réalité des droits de l’homme. Donc, après l’international, c’est au niveau national, par la crise du régime républicain que la pensée de Maurras revient.
Mais cette pensée peut-elle encore être utile alors que sont apparus de nouveaux problèmes comme l’Union européenne, les migrations de masse, les attaques contre la famille, le nucléaire, la robotisation, l’intelligence artificielle et le transhumanisme ?
Pour en juger, il faut connaître quelques textes de Maurras republiés aux Éditions de Flore : Dictateur et roi et Mes idée politiques mais aussi sur le site Maurras.net, Kiel et Tangerqui inspira la solide politique étrangère du général De Gaulle.
Mais en 2026, pas question de plaquer sur les réalités actuelles l’ensemble des analyses développées il y a douze décennies car certains problèmes ont tout bonnement disparu ou n’ont plus la même actualité, ou se sont transformés. C’est pourquoi la méthode de l’empirisme organisateur s’impose.
C’est ce qu’ont fait les successeurs de Maurras : Pierre Boutang et Pierre Debray et les héritiers critiques Jean Sévillia, Gérard Leclerc, Frédéric Rouvillois, Axel Tisserand, Hilaire de Crémiers et les « maurrassiens hors les murs » de la vieille maison d’Action française comme Patrick Buisson, Philippe de Villiers, Éric Zemmour.
L’heure néo-maurrassienne arrive. C’est pourquoi chaque mardi suivez l’école d’Action française dans le Combat royaliste.
https://www.actionfrancaise.net/2026/07/21/combat-royaliste-134-2027-heure-neo-maurrassienne/
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