
Le verdict du procès de Marine Le Pen est tombé. Public Sénat rapporte que : « A l’issue du délibéré, dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d’appel de Paris a revu à la baisse la condamnation de la députée RN. Condamnée à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 avec sursis, elle peut en théorie être candidate à la présidentielle de 2027, mais la cour d’appel de Paris l’a aussi condamnée à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Or, Marine Le Pen a d’ores et déjà estimé qu’il ne lui serait « pas possible » de faire campagne dans ces conditions. La décision d’être candidate lui revient ».
C’est bien ce qu’elle a fait le soir même en annonçant sa candidature, le bracelet électronique étant suspendu le temps du pourvoi en cassation. Bien entendu les voix vertueuses se sont élevées pour crier au scandale. Si sur le fond elles ont raison, elles pêchent par la forme, car si le principe qu’une personne condamnée à purger une peine ne devrait pas pouvoir se présenter il y a en face une réalité qui dit tout autre chose. A chaque fois qu’un candidat de droite gêne, on sort une affaire et elle aboutit. Fillon en a fait les frais, et pour la présidentielle qui arrive ce devait être Marine Le Pen. Pour le moment le coup semble loupé. Mais en réalité est-ce que cela aurait changé quelque chose ?
Une récente enquête d’opinion a montré que les électeurs RN n’étaient pas spécialement attachés à une figure, qu’ils votaient RN et le binôme Le-Pen/Bardella, pour surtout en finir avec les têtes habituelles et se débarrasser de la clique que nous supportons depuis 40 ans et qui nous a conduits à la débâcle économique, migratoire, sociétale que nous vivons. Bien entendu le RN n’est pas le parti souverainiste comme le RPF l’entend, ayant renoncé, dans un souci de « respectabilité », à une politique vraiment indépendante vis-à-vis de l‘Europe et de l’OTAN. Sa volonté par contre, de réduire les dépenses avant d’augmenter les recettes est suffisante pour le préférer dans un contexte restreint des candidatures pour le moment, à tout autre parti. Quant aux vierges effarouchées qui hurlent au scandale rappelons leur simplement avec quelle indulgence sont traités d’autres responsables politiques qui ont bénéficié eux d’une clémence curieuse. Faut-il rappeler le cas de François Bayrou, relaxé le 5 février 2024 dans l’affaire des assistants parlementaires européens, alors que plusieurs autres élus ont été condamnés. Celui d’Olivier Dussopt, relaxé le 17 janvier 2024 dans une affaire de favoritisme liée à un marché public de l’eau à Annonay. Richard Ferrand, non-lieu dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne (2020). Edouard Philippe, non-lieu dans l’affaire du Havre/marchés publics (2021). Il y a des procès qui sont menés avec une célérité qui interroge
Que vont-ils pouvoir inventer à présent pour éloigner du pouvoir un parti qui représente plus de 11 millions d’électeurs. La route est encore longue avant l’élection et les turpitudes du pouvoir en place pour réduire l’offre des présidentiables à ce qu’il admet comme « présentable » ne feront que se dévoiler. L’affaire des notes de frais que le président du Sénat et de l’Assemblée nationale refusent de transmettre en est un exemple parfait. Dans un autre contexte on apprend qu’une loi vient d’être votée exigeant d’EDF qu’il cède 40% de l’électricité hydroélectrique au secteur privé. Autrement dit, la production électrique réalisée grâce à nos impôts est mise à disposition d’opérateurs qui ne produisent rien, qui n’ont jamais investi un seul euro, mais qui vont pouvoir concurrencer un secteur déjà en souffrance. C’est là, la conception socialiste de toute cette clique et c’est cela qu’il est nécessaire de balayer et au plus vite. En ce sens, le RN constitue, pour le moment, le seul espoir de voir cette gabegie cesser et tout le monde a bien compris que l’agenda judiciaire vient toujours à point nommé pour sanctionner les candidats de droite en position favorable.
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