
Echaudé par les violents incidents et autres incivilités survenues dans sa ville lors du week-end de Pentecôte, le maire (LR) refuse la demande des élus écologistes et Insoumis : non, la plage de La Baule ne sera pas un canal Saint-Martin bis ! On se rappelle en effet que, le 25 mai dernier, une rixe géante avait éclaté sur le front de mer. Les vidéos en témoignaient alors : il s’agissait d’affrontements entre des bandes de jeunes Nantais arrivés à la Baule par le train.
Dès lors, on comprend la réponse de Franck Louvrier aux généreux élus réclamant la mise en place de billets de train à tarif réduit pour se rendre à La Baule depuis les villes voisines, cela au nom du « droit à la fraîcheur ». Le maire leur a répondu préférer, quant à lui, le « droit à la sérénité » de ses administrés.
« Nous accueillons des jeunes mais pas des voyous »
Avec leur art consommé de l’inversion accusatoire, les élus du groupe d’opposition expliquaient alors que «Le problème, ce ne sont pas les jeunes sur le quai. C’est le manque de trains». Tout comme les agressions à Barbès sont dues à l’étroitesse des trottoirs et les accidents de la route aux platanes sur le bord des routes. La gauche propose donc de résoudre le problème en instaurant un « passe-fraicheur », soit un billet aller-retour à tarif unique (5 euros pour les moins de 26 ans, 10 euros pour les adultes) valable « les week-ends et lors des journées placées en vigilance canicule entre le 1er mai et le 1er septembre ». Payé par vous et moi bien sûr. À quoi le maire Franck Louvrier a répondu «Nous accueillons des jeunes mais pas des voyous, et c’est ce droit à la sérénité que j’oppose à votre droit à la fraîcheur». Rappelant que sa ville peut passer de 17.000 à 150.000 habitants en été, il souligne combien cette proposition démagogique risque de mettre en péril installations et personnels.
Le Figaro signale d’ailleurs que la ville de Cholet, commune voisine du Maine-et-Loire, a mis en place une offre « En mode plage pour 2 euros ». Direction les plages vendéennes en autocar. Et devinez ce qui arriva ? La ville des Sables d’Olonne a refusé d’en être la destination, à cause «du manque d’encadrement des mineurs de 15 à 18 ans, ces derniers étant autorisés à venir seuls avec une simple autorisation parentale». Ils n’avaient pas envie de voir débarquer tous les Hamza la Douane du canton.
« On n’a reçu aucun soutien des élus du coin »
La côte ouest, on s’en doute, n’est pas la seule concernée. Le dimanche 28 juin, c’est la ville de Kehl, de l’autre côté de la frontière allemande, qui a eu à subir l’assaut de hordes de dizaines de jeunes Français. La piscine Freibad Auenheim a dû être évacuée après qu’ils en eurent escaladé la clôture extérieure. «Des patrouilles de police de Kehl, d'Achern et la police fédérale, appelée en renfort, sont intervenues peu avant 17 h. La piscine a alors été entièrement évacuée», rapporte France3 région. C’est qu’il n’est pas question, pour ces gens-là, d’acquitter un droit d’entrée puisque tout leur est dû et saccageable à merci.
Cela rappelle les événements similaires survenus durant l’été 2025, alors qu’on accusait déjà la canicule de brouiller ces jeunes esprits. «Agressions, menaces de mort… Quand piscines et parcs aquatiques sont contraints de fermer à cause des incivilités», titrait alors Le Figaro avant d’énumérer la longue liste des exactions commises sur tout le territoire et même au-delà des frontières. Le 3 juillet, on pouvait lire que « Des violences d’une ampleur inédite prennent les municipalités de court ». Ainsi, l’ouverture du premier parc aquatique du Mans avait été marquée par l’arrivée en masse « de 200 à 300 personnes, munies de barres de fer et de pierres ». « Une invasion de jeunes des cités », « c’était Bagdad » rapportait le gérant, obligé de fermer définitivement son parc à peine ouvert. Il ajoutait : « On est tous dégoûtés, on n’a reçu aucun soutien des élus du coin », indifférents aux promesses par lâcheté et ignorants des 165.000 euros que l’entrepreneur avait investis dans ce projet !
Même scènes d’émeutes à Strasbourg et Colmar où le personnel du stade nautique était « insulté et menacé de mort ». À Strasbourg, c’est une jeune femme à qui l’on demandait de ne pas se baigner avec ses vêtements (assimilés burkini) qui a déclenché l’émeute en appelant frères et amis à la rescousse : « Son compagnon est venu en renfort, un attroupement s’est formé, certains se sont mis à filmer. Il y avait environ 200 jeunes avec une attitude agressive et insultante. En fait, ils s’étaient donné rendez-vous sur les réseaux sociaux pour faire le buzz à la piscine. » Cette piscine avait déjà été fermée durant les vacances de Pâques après l’invasion de 300 jeunes…
Lile, Bordeaux, Nantes, le Puy-de-Dôme et même la Suisse, partout les incivilités explosent : menaces contre le personnel, vols, agressions contre les baigneurs, refus de respecter lesmoindres règlements. C’est partout la menace d’une certaine partie de la population contre la collectivité et la lâcheté des gouvernants qui n'osent pas intervenir. Chez nos voisins helvètes de Porrentruy, en revanche, on identifie les fauteurs de trouble : l’accès de la piscine est désormais interdit aux Français.
Mais pas d’inquiétude. Comme le répète Monsieur Nunez, ministre de l’Intérieur, il n’y a pas d’« sauvagement » de la société. Juste des jeunes qui souffrent de la chaleur.
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