dimanche 12 juillet 2026

Europe : vers l’émergence d’une « internationale remigratoire » ?

 

Capture d'écran

Assisterait-on au réveil des nations européennes ? Après des décennies marquées par une approche aussi naïve qu’irresponsable de l’immigration, un nombre croissant de citoyens et de gouvernements européens réclament un changement radical de cap. Partout sur le continent, le débat se déplace vers la maîtrise des frontières, la priorité donnée au respect des mœurs locales et surtout l'exécution la plus efficace possible des mesures d’éloignement. Cette émergence d'une « internationale pro-remigration » traduit une volonté grandissante des populations autochtones de reprendre en main leur destin.

Danemark, le laboratoire européen

Au Danemark, la demande de fermeté migratoire apparaît largement majoritaire dans l’opinion. Un sondage réalisé en 2026 indique que 67 % des Danois sont favorables à l’expulsion d’étrangers criminels, même lorsque cela pourrait contrevenir aux sacro-saintes conventions internationales. Le pays est devenu un pionnier des politiques de retour volontaire, avec des aides financières pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros pour encourager les migrants à rentrer chez eux. Le gouvernement de Mette Frederiksen, pourtant social-démocrate, a également renforcé les expulsions de délinquants étrangers, les contrôles des personnes en situation irrégulière et les coopérations avec les pays d’origine.

Longtemps symbole de la dérives des politiques d’asile, la Suède a opéré un net changement de cap ces dernières années. Selon un sondage réalisé en 2022, 77 % des Suédois sont désormais favorables à l’expulsion systématique des étrangers ayant commis des crimes. Et depuis l’arrivée au pouvoir d’une coalition de droite soutenue par les Démocrates de Suède, Stockholm s’est inspiré du modèle danois en augmentant fortement les aides au retour volontaire.

Les succès du modèle italien

En Italie, la demande de contrôle migratoire progresse également dans l’opinion. Selon un sondage Euromedia Research, 73 % des Italiens estiment que les migrants en situation irrégulière devraient être renvoyés dans leur pays d’origine. De quoi donner les coudées franches au gouvernement de Giorgia Meloni dont les premières mesures reflètent ces aspirations populaires : accélération de l’examen des demandes d’asile provenant de pays considérés comme sûrs, renforcement des accords de réadmission et création de centres en Albanie destinés aux expulsions des indésirables. En conséquence, les débarquements ont diminué de 60 %, pour s’établir à 65 000 en 2024, contre 130 000 l’année précédente.

Même aspiration émancipatrice en Allemagne où le rejet de l’immigration incontrôlée ne cesse de prendre de l’ampleur. Selon un sondage pour l’agence IDEA, 80 % des Allemands souhaitent une expulsion plus systématique des étrangers délinquants. Mais l’AfD, seul parti à défendre une politique franche de remigration, reste violemment dénigré dans les médias. À croire que l’expulsion des délinquants et des clandestins serait un marqueur « néonazi »

Le lent réveil des Français

La situation n’est guère moins ubuesque en France. En dépit des innombrables travaux prouvant le lien entre immigration et insécurité, la moindre mesure d’éloignement du territoire se voit immédiatement conspuée par le système politico-médiatique et associée à une politique d’extrême droite nauséabonde. On pourrait évoquer les déclarations récentes d'Emmanuel Macron après l'adoption par le Parlement européen du règlement « retour » : « Ce n’est pas notre Europe »... Ce réflexe pavlovien apparaît de plus en plus en décalage avec la volonté du peuple français : selon une toute récente enquête CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD, 83 % des Français se déclarent favorables au renvoi de certaines catégories d’étrangers présents sur le territoire, notamment les délinquants, les criminels ou les personnes en situation de chômage de longue durée. Ce n’est plus seulement l’arrêt des flux entrants qui est demandé, c’est l’accélération de l’immigration dite « négative ». Une aspiration qui sonne le glas de près de 40 ans de propagande immigrationniste.

Ainsi, d’un pays d’Europe à l’autre, les modalités diffèrent, mais une même tendance émerge : la demande de fin d’une immigration vécue de plus en plus comme une invasion, voire un processus de colonisation. Il appartient désormais aux peuples de porter au pouvoir des gouvernements nationaux et des représentants européens qui sauront répondre à leur demande.

Jean Kast

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