mardi 7 juillet 2026

Les Francs-Maçons s’occupent de la mort…

 

La loge franc-maçonnique du Grand Orient a été auditionné par la commission spéciale de l’Assemblée nationale sur la fin de vie. Le Grand Maître du Grand Orient de France, Guillaume Trichard, a demandé aux députés d’avoir une « attention toute particulière » sur la question de l’ouverture de l’aide à mourir à certains mineurs, ceci parce que le projet de loi présenté par le gouvernement ne prévoit d’ouvrir cette possibilité qu’aux malades âgés de plus de 18 ans.

Il est vrai qu’un mineur a évidemment l’âge d’avoir une approche raisonnée de la mort… En Belgique, le dispositif a été étendu aux mineurs et les cinq mineurs concernés depuis que la loi a été modifiée, on fait dire à Guillaume Trichard, qu’il n’y avait pas eu de dérive. La présidente de la commission nationale éthique bioéthique de la Grande Loge féminine de France, Frédérique Moati, était elle aussi auditionnée, elle est dans la même fibre que Trichard. Différentes obédiences maçonniques ont auditionnées par la commission spéciale de l’Assemblée nationale mais n’ont pas toutes partagé le même point de vue. Michel Hannoun, le représentant du Grand Maître de la Grande Loge de France, s’est dit soucieux d’éviter les « dérives » belges et hollandaises : « S’il n’y a pas de verrous, il n’y a pas de lois », a-t-il expliqué, jugeant les réponses au cas par cas « intenables sur le plan pratique ».

Ainsi, quand la France subit une canicule meurtrière, particulièrement pour les personnes âgées, le Grand Orient de France ne réfléchit pas aux soins palliatifs ou au confort des plus vulnérables, mais à faciliter leur mort et même celle des mineurs… Dans son communiqué du 25 juin, l’obédience présente l’« aide à mourir » comme un enjeu de « liberté », de « dignité » et de « laïcité », les mots qui vont bien pour faire apparaître l’élimination comme un progrès social et législatif. La loge a remis un communiqué en ce sens, en mains propres, à Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, lors d’une cérémonie on ne peut plus cordiale qui atteste qu’entre le pouvoir censé être légitimé par le peuple et ce qui n’est jamais qu’une force d’influence, les liens sont solides. On se demande seulement en quoi serait légitime une organisation initiatique, structurée en loges, pour intervenir publiquement sur le rapport de la société aux malades, aux personnes âgées, aux faibles et sur la fin de vie ? Pourquoi pas la ligue de football, ou la Fédération des chasseurs qui n’ont ni plus, ni moins, de légitimité populaire que les francs-maçons ?

Et donc cette officine cherche à faire accélérer les choses sur cette loi. On refuse au peuple le droit de s’exprimer sur un sujet aussi grave, mais on consulte un groupuscule représentatif de personne. C’est cela l’ingérence dont parlait Macron ? En Russie ou à nos portes ? La seule différence c’est que l’une est condamnée alors qu’on cherche encore des preuves de son efficacité, comme Lecornu l’a récemment rappelé, sans même se demander quelle influence pouvait découler d’une ingérence russe qui ne produit aucun effet et l’autre est acceptée, sollicitée même, pour conforter une position en lieu et place d’apporter une véritable contradiction. Cette consultation, bien que légale dans la forme est-elle légitime ? Pour quelle raison cette loge maçonnique serait-elle plus éclairée et apte à diriger l’opinion des députés, que les citoyens eux-mêmes qu’on écarte de la décision ? Globalement une semblable attitude est contraire à notre constitution, qui dans son article 27, déclare que tout mandat impératif est nul. Mais que fait-il dans ce cas précis ce cher Conseil Constitutionnel, lui qui s’est empressé d’enterrer le référendum, va-t-il se coucher une fois de plus sur une tentative aussi manifeste d’influence ? La loge ne se contente pas de donner son avis, dont au RPF nous contestons même l’approche, il publie un communiqué en s’adressant directement aux députés pour les inciter à voter ce texte. Qui commande dans ce pays, qui a le pouvoir législatif ? Les députés ou cette officine présente dans les couloirs de la république, avec la bénédiction des parlementaires, des instances judiciaires et donc du président, Braun-Pivet étant bien un poids lourd de la macronie. Aucun groupe de pression ne doit avoir le droit de s’immiscer dans la vie publique d’une nation souveraine de cette façon et sur cette question, l’avis de médecins reconnus, au contact des patients en fin de vie, nous aurait semblé autrement plus évident. Reste à savoir si les députés seront à la botte de ces intrigants pour suivre soumis et dociles, les ordres qui leur sont donnés ?

Cette république, en acceptant ce type de rituel, apparaît comme totalement dévoyée, dépravée, et tous ces lobbys doivent être écartés des arcanes du pouvoir. Il faudra aller plus loin et considérer qu’une telle attitude relève du crime de constitutionnalité, au même titre que la haute trahison qu’il sera impératif de réintroduire. Il est urgent que des voix s’élèvent pour redorer l’honneur des parlementaires, que ces derniers affichent enfin une autre image que celle d’idiots utiles votant comme on le leur murmure à l’oreille. Que des politiciens incorruptibles demandent le retrait immédiat de ce texte, désormais entaché d’illégalité. Ils refusent de parler de mort provoquée et interdisent toute objection de conscience. Au RPF nous considérons qu’il faudra un examen très tatillon de tous les faits et gestes qui ont conduit à cette situation. Il est inadmissible que nous soyons influencés par des personnes non élues et non compétentes, il y en a suffisamment déjà à la Commission européenne qui nous polluent l’existence, sans devoir en supporter sur notre propre sol.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/07/01/les-francs-macons-soccupent-de-la-mort/

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