lundi 27 juillet 2026

Les paysans aident les pompiers : c’est la belle France des solidarités naturelles !

 

©FB Departement de Seine-et-Marne

Alexandre Jardin, avec son sens de la formule, les appelle « les taxis de la Marne ».

Sur les réseaux sociaux, les vidéos montrant les tracteurs, à la queue leu leu, convergeant vers les incendies pour prêter main forte aux pompiers, ont rencontré un vif succès.

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Ils viennent de Gironde, des Landes, mais aussi de Dordogne et parfois d’encore plus loin : ils ont répondu à l’appel des syndicats agricoles sans hésiter. « Les volontaires partent avec leur matériel et à leurs frais, laissant leur famille s’occuper de la ferme… avec un tracteur de moins », peut-on lire dans Sud-Ouest : « On se débrouille. Ça nous paraît normal. Si c’était chez nous, on serait content qu’ils viennent nous aider », explique Justin Losson, coprésident de la Coordination rurale de Dordogne. Lors des feux dans la forêt de Fontainebleau, déjà, des agriculteurs de Seine-et-Marne étaient venus donner un coup de main. Un pompier anonyme, sur Réel média, leur avait d'ailleurs rendu un vibrant hommage : « C'est vraiment touchant de voir des agriculteurs nous aider sans rien demander en retour », et concluant par deux fois : « C'est ça la France ! C'est ça la France, en fait ! » :«  La nuit par exemple, à 3 heures du matin, ils nous ont aidé à porter l'eau. Ils dont des citernes avec des tracteurs, ils nous attendent en bas des forêts, en bas des massifs, ça évite qu'on aille au poteau à incendie qui se situe peut-être à 500 ou 800 mètres pour faire le plein de nos camions. Ils nous ont permis de gagner de précieuses secondes  » raconte-t-il. «  On les remercie énormément ! ».

Pompiers et paysans malmenés...

À la campagne, d’ailleurs, il n’est pas rare que pompiers et paysans ne soient qu’une seule et même personne : beaucoup de pompiers volontaires chez les jeunes agriculteurs. Ces deux P ont d’ailleurs, en plus d’une initiale, un autre point commun : ils n’ont pas été ménagés par le gouvernement. On se souvient, en octobre 2019 – images désastreuses – de la dure répression d’une manifestation de pompiers, qui avait, du reste, jeté un certain malaise chez les policiers.

Quant aux paysans… entre signature empressée du traité avec les pays du Mercosur, envoi des Centaures à l’occasion de la crise de la dermatose nodulaire et gardes à vue arbitraires, le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont morflé. Les paysans de France répondent pourtant aujourd'hui présent, parce qu’ils sont ataviquement de cette ancienne France magnifique, de cette société de vieille souche pétrie d’entraide naturelle et de solidarités de voisinage, chères aux philosophes Burke et Thibon, que l’État s’est appliqué à détruire mais qu’il n’a jamais su remplacer.

Des artisans, des entrepreneurs locaux prêtent aussi leur outillage, viennent avec leurs tractopelles et leurs engins de chantiers. « Nous sommes des enfants du pays, nous avons grandi dans ces forêts, [les pompiers] viennent à notre secours, nous trouvons normal de les aider nous aussi », témoigne l’un d’entre eux.

Il y a aussi les militaires, envoyés en renfort, puis les forces de l’ordre, qui patrouillent dans les villes évacuées et les rues désertes pour prévenir les pillages.

Quand la France brûle, de quelque façon que ce soit, ce sont toujours les mêmes que l’on retrouve au front. Les paysans, les soldats, les artisans… ceux qui servent avant de se servir.

Où sont les militants écolos ?

Où sont donc, pour sauver les bois, les forêts, la flore et la faune (car c’est aussi un drame pour les animaux) les pasionarias vertes, de Marine Tondelier à Sandrine Rousseau en passant par Dominique Voynet ? Et les maires EELV qui ont inconsidérément prôné sans relâche la prolifération des mauvaises herbes, avec cette idée follement utopique et progressiste – cela vaut aussi en matière de justice – que l'ivraie vaut bien le bon grain ? Où sont les militants d'ONG gavées aux subventions publiques ? Et Extinction Rebellion quand il s’agit de manier justement les extincteurs ?

Qui sont les plus écolos aujourd’hui ? Les  paysan de France, qui ont un lien charnel avec leur terre et seraient prêts à mourir pour elle – car en rejoignant les pompiers, la prise de risque est réel – ou ces agitateurs hors sol de grandes métropoles ?

Gabrielle Cluzel

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