
Le PDG de Volkswagen évoque la suppression possible de 50.000 emplois dans le monde, sur fond de tensions sociales et de baisse des ventes… se rappeler que l’Allemand fut le premier constructeur mondial. Il s’agirait pour le moment d’un « calcul théorique » destiné à ramener les frais généraux à un niveau jugé compétitif, c’est à dire, réduire la masse salariale. Volkswagen est dans l’urgence avec près de 9 millions de véhicules vendus l’an dernier, environ 2 millions de moins que lors de ses meilleures années.
Sur le premier semestre, les ventes ont encore reculé de 6,3 %, face aux droits de douane américains, à la rentabilité fragile des modèles électriques et à une concurrence chinoise féroce, par sa qualité et son prix. On y ajoute les problèmes énergétiques liés aux sanctions contre les Russes. A la veille de son centième anniversaire Volkswagen est à bout de souffle. Ceci sans parler des géants allemands déjà passé à la trappe consécutivement aux sanctions liées à la guerre en Ukraine. L’ex locomotive industrielle de l’Europe prend la même pente que la France.
En France, l’automobile va mal également, pour presque les mêmes raisons mais les patrons vont plus loin : tout va mal. A commencer par les petites entreprises, traditionnellement les plus fragiles. Les plus petites, mais aussi les plus récentes, qui tombent comme des mouches. Mais la nouvelle tendance est de voir disparaître également des entreprises plus grosses, plus anciennes, avec des faillites de plus en plus nombreuses pour des volumes de plus en plus importants, ce qui fait dire aux représentants des patrons que c’est le tissu le plus solide qui commence à être attaqué.
Mais en France, disent-ils, c’est le poids des taxes et des normes qui est clairement désigné, tracasseries administratives, charges, normes, taxes, plombent la rentabilité, sont énergivores et chronophages. On y ajoute la difficulté à former, la difficulté à inculquer les codes de communication et de comportement en entreprise et on obtient un cocktail détonnant qui aboutit en ce moment même à un record de faillites.
Pour mémoire, nous avons déjà pointé au RPF, le coût des normes, qui passerait les 100 milliards d’Euros et proposons le préalable de diviser au moins par deux le coût du travail, de surseoir à la facturation électronique, de réduire de moitié les lignes d’un bulletin de salaire en travaillant à une simplification fiscale de grande ampleur. Et dans un travail plus en amont de restaurer le système scolaire, notamment en le reconnectant aux entreprises et aux tissus industriels locaux.
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