lundi 13 juillet 2026

L‘immigration extra-européenne est un fardeau économique

 

Dans un paysage médiatique et politique où le débat sur l’immigration reste trop souvent prisonnier des bons sentiments, des statistiques sélectives et d’une idéologie multiculturaliste déconnectée des réalités du terrain, la note publiée par l’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie (OID) intitulée Immigration et emploi en France : radiographie d’un déficit constitue une contribution majeure. Rédigée avec rigueur et s’appuyant sur des sources incontestables (INSEE, OCDE, Eurostat), cette étude démonte méthodiquement le récit dominant selon lequel l’immigration massive serait une aubaine économique pour une France vieillissante et confrontée à des pénuries de main-d’œuvre. Au contraire, elle révèle un déficit structurel lourd de conséquences sur l’emploi, la productivité, les finances publiques et, in fine, la cohésion nationale.

Un sous-emploi considérable des extra-Européens

L’OID livre une radiographie froide et précise. En 2023, le taux d’emploi des immigrés en France s’élève à seulement 62,4 %, contre 69,5 % pour les natifs. La France occupe ainsi la triste deuxième place des pays européens les plus mauvais élèves en la matière, juste derrière la Belgique (61,4 %). L’écart se creuse dramatiquement pour les étrangers extra-européens (55 % seulement en emploi) et devient abyssal chez les arrivants récents (arrivés depuis moins de cinq ans) : à peine 43 % d’entre eux occupent un poste.

Selon l’INSEE, ce sont 1,74 million d’immigrés de première génération (nés étrangers à l’étranger) âgés de 15 ans et plus qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en retraite en 2021. Cela représente 27 % de cette population, soit plus du double du taux observé chez les non-immigrés (13 %). Lorsqu’on retient le critère de la nationalité, le tableau s’assombrit encore : 30,5 % des étrangers de plus de 15 ans se trouvent dans cette situation d’inactivité, contre 13 % des Français.

Ces chiffres s’expliquent en grande partie par un niveau de qualification nettement inférieur : 31 % des immigrés âgés de 30 à 39 ans ne possèdent aucun diplôme, contre seulement 10 % parmi les personnes sans ascendance migratoire. Les immigrés sont sous-représentés dans l’industrie exportatrice et surreprésentés dans des secteurs à faible valeur ajoutée.

Un coût économique massif pour la nation

L’OID quantifie l’impact macroéconomique : si les immigrés et leurs descendants avaient le même taux d’emploi que le reste de la population, la France gagnerait l’équivalent de 3,4 % du PIB, soit près de 100 milliards d’euros par an. Sur le plan budgétaire, l’effet serait tout aussi spectaculaire : un surplus de recettes fiscales et sociales de l’ordre de 1,5 point de PIB (environ 45 milliards d’euros).

Selon l’OCDE, le « ratio budgétaire » des immigrés en France est l’un des plus faibles d’Europe : ils ne couvrent en moyenne que 86 % des dépenses publiques qui leur sont consacrées, générant ainsi un déficit net. Dans un pays déjà champion d’Europe des prélèvements obligatoires et des déficits publics chroniques, cette immigration non maîtrisée alourdit encore le fardeau supporté par les contribuables français.

Loin de dynamiser l’économie, l’immigration actuelle contribue à aggraver les maux structurels français : sous-emploi généralisé (notre taux d’emploi global reste inférieur de 5 à 13 points à celui de nos voisins comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou la Suisse), faible productivité et déséquilibres des comptes publics. Elle présente des effets contradictoires – comblant certaines pénuries sectorielles ponctuelles – mais pèse négativement au niveau global sur la croissance potentielle et la compétitivité du pays.

Contre le mythe de l’immigration « indispensable »

Cette note porte un coup sévère au narratif répété ad nauseam : « Nous avons besoin d’immigration pour faire les métiers que les Français ne veulent plus faire. » La réalité est plus nuancée et plus sombre. La France forme chaque année des dizaines de milliers de jeunes sans qualification adaptée, tandis que le chômage structurel reste élevé dans certaines catégories. Plutôt que d’investir massivement dans la formation, l’apprentissage et l’incitation au travail des natifs, on préfère souvent la solution de facilité : l’importation de main-d’œuvre étrangère, souvent peu qualifiée et faiblement intégrable.

Les tendances récentes des flux migratoires n’incitent guère à l’optimisme. L’intégration sur le marché du travail des nouveaux arrivants extra-européens est particulièrement défaillante, avec des taux de pauvreté élevés (51 % des étrangers extra-européens majeurs en risque de pauvreté) et un chômage durable. Cela pose la question légitime de la sélectivité de notre immigration.

Jean Lamolie

À lire en intégralité sur le site de l’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie.

https://ripostelaique.com/limmigration-extra-europeenne-est-un-fardeau-economique/

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