samedi 18 juillet 2026

Quand le racisme anti-blanc devient une vanne acceptable

 

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Le « tout blanc, tout moche » de Mélenchon :

 Quand le racisme anti-blanc devient une vanne acceptable

Le 18 mars 2026, lors d’un meeting à Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon déclarait, sous les rires gras de son public :

« Il a bien fallu qu’un ou une se mette debout sur ses pattes à l’autre bout du continent africain pour qu’à la fin, ici, vous soyez en train de faire les malins, tout blanc, tout moche que vous êtes. » [On pense à A.Delon, B.Bardot…]

Présentée comme une « interprétation humoristique » de l’apparition de l’Homo sapiens, cette phrase a fait le tour des réseaux.

Réaction prévisible :

 indignation à droite, minimisation ou silence complice à gauche.

Un racisme que l’on n’ose pas nommer

Imaginons une seconde l’inverse :

 un responsable politique disant « tout noir, tout moche ». [On pense à O.Sy, B.Bakayoko ]

Le tollé aurait été immédiat. Couinements orwelliens dans la soue, plaintes, garde à vue, condamnation médiatique unanime, appels à la démission.

Pourtant, dans le cas Mélenchon, rien. Ou presque. Quelques plaintes venues de la droite, classées sans suite ou enterrées. Aucune grande association antiraciste ne s’est mobilisée. Mathilde Panot a même parlé d’une « petite provocation ».

C’est la démonstration parfaite du deux poids, deux mesures qui pourrit le débat public français :

le racisme anti-blanc n’est pas traité comme un racisme à part entière. Il est « contextualisé », « ironisé », « déconstruit ». Jamais condamné avec la même vigueur.

La conséquence directe sur le terrain

Cette impunité discursive a un effet concret : elle désinhibe.

Quand les élites politiques et médiatiques expliquent en boucle que les Blancs sont les héritiers d’un privilège coupable, qu’ils sont « moches », « finis », « remplacés », une partie de la jeunesse des quartiers sensibles entend le message suivant :

« s’en prendre aux Blancs, c’est un peu légitime ».

Résultat ?

Ce sont principalement les Blancs modestes – ouvriers, employés, habitants des zones mixtes ou des petites villes – qui en font les frais. Pas les bobos du centre-ville, pas les très riches protégés par leur quartier sécurisé et leurs écoles privées. Eux, ils peuvent se permettre de jouer les progressistes : ils ne prennent jamais le RER à 23h, ils ne vivent pas à côté des cités.

Les faits sont têtus : insultes raciales (« sale blanc », « Gaulois »), agressions gratuites, « taxations » systématiques.

Des phénomènes documentés depuis des années, mais que l’on refuse souvent de qualifier de racistes quand les victimes sont blanches.

Une justice à géométrie variable

Un pays où la justice poursuit avec zèle un tweet maladroit contre telle communauté, mais reste muette face à un dirigeant politique qui insulte ouvertement l’apparence d’une partie de la population, n’est plus un État de droit impartial.

C’est un État qui a choisi son camp.

Et ce camp n’est clairement pas celui des classes populaires blanches, devenues les grandes oubliées – voire les coupables désignés – du récit dominant.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quand-le-racisme-anti-blanc-270593

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