
« Nous vivons en France une véritable crise du logement ». Ce constat, reconnu par tous, Marion Maréchal l’explique par une des causes qu'elle estime « taboue » et « que tout le monde cache » : l’immigration. Alors que notre pays « accueille 400.000 immigrés par an, l’équivalent de la ville de Nice », l’eurodéputée souligne, dans une vidéo publiée le 17 août sur les réseaux, que cette population « bénéficie en priorité du logement social que les Français payent pourtant avec leurs impôts ».
La présidente d’Identité Libertés reprend les chiffres de l’Insee de mars 2023, repris et analysés par Marc Vanguard : 11% des Français sans ascendance migratoire, les « Français de souche », selon ses termes, vivent en logement social quand ils sont 35% pour l’ensemble de la population immigrée ; un chiffre qui grimpe à 49% pour les immigrés algériens et même à 57% pour les immigrés maliens et sénégalais. « Un immigré algérien sur deux vit en HLM », un chiffre « incroyable » pour Marion Maréchal, qui tire la sonnette d’alarme. « En 8 ans, 1 million de logements HLM ont été attribués à des familles étrangères ». Autant de places attribuées au détriment des « familles françaises dans le besoin ». « Lorsque la population augmente rapidement sous l’effet de l’immigration, le demande de logement explose et lorsque l’offre ne suit pas, ce sont les listes d’attente qui s’allongent, ce sont les loyers qui augmentent et les familles françaises qui voient leur accès au logement devenir toujours plus difficile. »
« Les “Français de souche”, cela n’existe pas »
La nièce de Marine Le Pen veut briser l’omerta et met le doigt sur une réalité qui crèvent les yeux, mais que nos gouvernants font mine de ne pas voir. « Sans l’immigration de masse, il n’y aurait pas de pénurie de logement. Construire des logements sans maîtriser l’immigration revient à vouloir vider une baignoire sans jamais fermer le robinet ».
« Mettre fin à l’immigration massive, réserver les logements sociaux aux Français » : voilà les deux mesures « concrètes » que la parlementaire veut mettre en œuvre afin de contribuer « largement à mettre un terme à la crise du logement ».
Il ne fallait pas moins pour provoquer une crise d’étranglement chez Matthieu Pigasse. « La canicule ? Les immigrés. Les incendies ? Les immigrés. La dette ? Les immigrés. Et maintenant … la crise du logement ? Les immigrés, bien sûr », s'émeut sur X le milliardaire qui a fait de la « lutte contre l’extrême-droite », la motivation de chacune de ses respirations. Atteint de « nausée », il dénonce le « racisme sans honte » et l’ « obsession » qui « dévore » la députée européenne. « Les “Français de souche”, dont vous parlez, cela n’existe pas », vitupère le propriétaire des Inrocks. » La France est faite de migrations, de mélanges, de générations qui se succèdent et construisent une histoire commune. » Au bord de l’apoplexie, celui qui dénonçait, il y a un mois, « l’arrogance sans limite » de Jordan Bardella, résume en une phrase lapidaire la pensée de Marion Maréchal – selon lui : « Le néant de la pensée, rempli de vomi identitaire, à l’image de la droite radicale. » De quoi donner des ailes au maire insoumis de Saint-Denis (93) qui s'est empressé de relayer les propos de l'homme d'affaires qui contestent l'existence des « Français de souche » . « Cap vers la Nouvelle France ! » s'est exclamé Bally Bagayoko.
La question civilisationnelle
« S’il y a une “nouvelle France”, c’est donc qu’il y a une “France d’avant”. Précisément celle que vous niez pour nous faire accepter sa disparition » a réagi Marion Maréchal, qui a profité de ce match de tennis pour déconstruire la fable de gauche selon laquelle la France a toujours été un vieux pays d’immigration qui se serait construit grâce aux apports des populations arrivées massivement, au fil des siècles sur le territoire national. « Il existe un peuple autochtone malien, algérien, chinois, indien. Le nieriez-vous ? Il existe aussi un peuple autochtone français, que l’on désigne comme “Français de souche”, un terme justement né en réaction à l’immigration extra-européenne massive.»
« La France serait donc, selon vous, le seul pays au monde qui n’aurait pas de peuple natif, poursuit-elle. Vous occultez jusqu’à son existence même pour contester sa légitimité et lui faire accepter sa disparition et son remplacement au nom d’une idéologie multiculturelle. »
Celle qui sera le 29 août à Bastia pour donner une conférence sur « la nouvelle génération identitaire en Europe » a tenu à enfoncer le clou : « cette disparition, ce remplacement, vous ne les souhaitez que pour les Français et les peuples européens. Et, a contrario, vous affirmez le droit de tous les autres peuples de la Terre à demeurer eux-mêmes. »
Face aux déconstructeurs et alors que la question civilisationnelle, point névralgique de son engagement politique, sera au cœur des débats de la présidentielle, Marion Maréchal n’entend pas laisser un pouce de terrain à ses adversaires.
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