jeudi 20 août 2026

La forfaiture de Macron ?

 

Le 2 mars dernier, à l’Île Longue, devant nos puissants et souverains sous-marins lanceurs d’engins, le président Macron est venu annoncer sa grande illumination. Le voilà qui baptise ça « dissuasion avancée »… Ça sonne savant ! Ça pue la technocrature, du jargon pour initiés… mais derrière les mots,c’est toujours la même musique : on commence par changer le vocabulaire, on finit par changer la France. Depuis le temps qu’il rêve d’Europe, il fallait bien que ça arrive.

À force de regarder Bruxelles comme d’autres regardaient Jérusalem, il fallait qu’un jour il songe à partager ce qui ne devait jamais l’être. La vieille doctrine française ? Celle que le général Gallois avait bâtie pierre après pierre, pour que notre pays ne dépende plus de personne ? Trop française… Alors on l’étire, on la tord, on la repeint aux couleurs de l’Europe. Les « intérêts vitaux » de la nation ne suffiraient plus ; il faudrait désormais englober les cousins de circonstance. Toujours plus à l’Est… toujours plus flou… jusqu’au jour où l’on ne saura même plus pour qui l’on est prêt à mourir. 

Il parle stratégie… Il parle solidarité… Mais sait-il seulement de quoi il cause ? Le nucléaire, ce n’est pas un règlement européen qu’on amende entre deux cafés. C’est l’absolu. Une fois le bouton pressé, il n’y a plus de retour, plus de diplomatie, plus de conférence de presse. Seulement des villes qui disparaissent et des générations effacées. 

Chaque tête nucléaire française du missile M51-2 développe une puissance d’environ cent kilotonnes. Plus de dixHiroshima dans une seule ogive !!! Et un seul sous-marin en emporte quatre-vingt-seize. Si personne n’a osé employer une telle arme depuis Nagasaki, c‘est parce que la peur fonctionne. Parce que la certitude de la riposte arrête les ambitions les plus folles. Voilà toute la logique de la dissuasion française : protéger la France. La France seule. Pas une Europe rêvée, pas une construction administrative, pas un conglomérat où chacun parle au nom de tout le monde et où plus personne n’est responsable de rien ! 

Cette force, les Français l’ont bâtie seuls. Ils l’ont payée seuls. Des décennies d’efforts, de sacrifices, d’ingénieurs, de chercheurs, d’ouvriers, de marins Des milliards engloutis pour garantir une seule chose : que jamais le destin du pays ne dépende du bon vouloir d’une puissance étrangère. C’est cette indépendance qui a permis à la France de conserver son rang, son siège au Conseil de sécurité, sa crédibilité militaire, son excellence industrielle et scientifique. Rien n’est tombé du ciel, tout a été conquis ! 

Et voilà qu’au nom d’une Europe toujours plus vorace, Macron semble prêt à diluer cet héritage dans un grand bain européen. On commence par partager les concepts, puis les responsabilités, puis les décisions.

Abandonner, même par petites touches, le caractère exclusivement national de notre dissuasion serait une renonciation… une rupture avec l’esprit de ceux qui avaient compris qu’une nation ne demeure libre que tant qu’elleconserve elle-même la maîtrise de ce qui garantit son existence. Le reste n’est que littérature démocrate et enfumage doctrinal qui ne sont, peut-être, qu’une forfaiture du lent effacement de la souveraineté.

https://www.actionfrancaise.net/2026/08/20/la-forfaiture-de-macron/

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