
Ce n’est pas comme si on ne les connaissait pas, ces candidats pléthoriques qui nous promettent tout ce qu’ils ne feront pas s’ils sont élus et surtout : qu’ils n’ont jamais fait du temps où ils tenaient le manche. Pire, ils n’ont même pas l’élégance d’une pudeur de façade et avancent décomplexés, tant ils sont persuadés que les Français sont amnésiques et idiots. Ce en quoi on ne saurait leur donner complètement tort, sachant par exemple que les incendiaires sont déjà presque oubliés parce qu’il y a la rentée qui arrive et qu’ensuite ce sera Noël ! Une information en chasse une autre, et les chaînes spécialisées en la matière aident ces braves Français à brouiller les ondes à très courte distance de leur mémoire.
Donc, le défilé des bonnes intentions programmatiques a débuté, particulièrement celles liées à l’immigration, dont ce microcosme, habituellement indifférent à nos malheurs causés par ce fléau, a décidé de s’emparer, comme ils disent. Mais ils ne s’emparent en réalité de rien et participent au contraire à notre chute.
Prenons pour commencer Gabriel Attal, le petit ambitieux à tête de premier de la classe qui, comme la plupart de ses petits camarades, a déjà fait la preuve de son incompétence volontaire sur ce sujet comme sur tant d’autres. En effet, son cynisme en matière d’immigration, alors qu’il fut un servile macroniste de la première heure en 2016 – ayant gravi les marches aussi vite qu’un prétendant au moment crucial, le meilleur selon Clemenceau ! –, force le respect. Quand on connaît le bilan désastreux de la politique migratoire de la diva élyséenne qu’il a servie durant de longues années, on se dit qu’Attal se fout du monde, et le monde c’est nous, les dindons autochtones de la farce meurtrière immigrationniste ! Cependant, tout honte bue jusqu’à la lie, Attal prétend durcir le ton dans cette matière et lutter contre l’immigration illégale, et les réseaux de passeurs, en renforçant les contrôles aux frontières, un peu comme le promettait son mentor qui n’en a rien fait. La vérité sort tout de même parfois de la bouche de cet enfant gâté qui veut par ailleurs soutenir l’intégration, refuser l’immigration zéro et surtout s’en remettre au responsable principal de l’invasion de la France, c’est-à-dire l’Europe : « La France ne peut pas agir seule face à ce défi. Nous devons travailler avec nos partenaires européens pour trouver des solutions communes. » Conclusion : avec Attal ce sera pareil qu’avec Macron, en plus jeune.
Vient ensuite le cogneur des Gilets jaunes, le pourfendeur de la voix populaire, Édouard Philippe, lui aussi Premier ministre de Macron en son temps. Philippe veut de son côté installer un « verrou Schengen », afin, dit-il, « qu’aucun État européen ne puisse “engager seul une régularisation massiveˮ de clandestins “au-delà d’un seuil défini collectivementˮ et “sans accord préalableˮ ». Parce qu’il n’a toujours pas compris que nous ne pourrons lutter efficacement contre l’immigration qu’en reprenant le contrôle de nos propres frontières et en lançant un programme de remigration forcée. Il propose encore de mettre fin à l’accord de 1968 avec l’Algérie, mais, s’il est élu président, il ira ramper comme tout le monde à Alger. Alors c’est bien beau, Édouard, de crier comme une poissonnière « Je refuse l’impuissance migratoire », tu as prouvé tout le contraire lorsque tu dirigeais le gouvernement. Et ta seule fermeté fut d’ordonner la répression des « riens » autochtones !
Vient Bruno Retailleau, autrement appelé Canada Dry, car il a le goût de la droite patriotique mais n’en a pas la consistance. Retailleau est lui aussi un « Européen » convaincu, proposant, après la tentative d’invasion de Ceuta, de réunir un Conseil européen extraordinaire. Parce que, nous affirme-t-il dans un jargon abscons de politicien confirmé : « Pour Bruno Retailleau, l’Europe n’a pas réussi à protéger ses frontières. Pour y parvenir, il appelle donc à une révolution diplomatique qui consisterait notamment à utiliser tous les leviers de fermeté pour mieux contrôler l’immigration. » L’Europe, toujours l’Europe, à qui l’on doit en grande partie cette catastrophe migratoire qui écrase notre continent depuis des décennies. Car tous les défenseurs de l’Europe furent des immigrationnistes, malgré leurs prétentions du contraire. Sinon, Retailleau a tout de même accepté de participer à un gouvernement macroniste, c’est un signe de sa duplicité. Dommage, on y aurait bien cru à Retailleau.
Viennent ensuite les gauchistes, alors là c’est un festival. Entre Glucksmann pour qui la submersion migratoire n’existe pas – peut-être pas dans les beaux quartiers qu’il habite, c’est possible ! – ; La Tondelier qui défend les droits humains pour les migrants – un peu moins pour des Philippine, des Quentin ou des Louis ! –, leur accueil et leur intégration au détriment des autochtones qui passeront leur tour, tout en défendant une politique migratoire européenne solidaire ; Mélenchon qui prône le grand remplacement – lui au moins il annonce la couleur, pas blanche de préférence ! – ; nous sommes mal barrés. Et on ne parlera pas des scories d’ultragauche qui feront au mieux 5 % mais dont les nuisances n’en sont pas moins réelles, on pense par exemple au NPA ou à Lutte ouvrière.
Ah oui, on allait oublier Fabien Roussel qui, en bon communiste et malgré les admonestations de son camp qui le trouve trop blanc, persiste dans l’erreur diversitaire, allant jusqu’à nous faire porter le chapeau du dérèglement climatique, à nous Européens, justifiant ainsi l’immigration des pauvres déréglés allogènes : « Parlons des migrations à venir, que causeront le dérèglement climatique et son lot de catastrophes naturelles. Si nous n’agissons pas fortement, ces migrations vont se multiplier, jetant sur les routes des familles qui auront tout perdu. L’Union européenne est parmi les 3 principaux pollueurs de la planète, et nous devrions nous exonérer de toute responsabilité ? ». D’accord, il a écrit ça en 2019 mais il n’a pas trop changé d’avis.
https://www.pcf.fr/actualite_immigration_lettre_ouverte_de_fabien_roussel_emmanuel_macron
En face, qu’avons-nous ? Zemmour, Marine, d’accord. Mais l’hydre progressiste a, comme son modèle mythologique, une capacité incroyable de régénération dès qu’elle est attaquée. Si on lui coupe une tête, il en repousse deux et l’une d’entre elles est immortelle. Aussi, et même si nous voulons tous croire à un sursaut électoral de la part des Français, malgré la propagande et l’intimidation qui sévit déjà sur notre sol contre le patriotes – voir Vincent Présumey, autrement appelé le benêt du Bourbonnais ! –, il est à craindre que le système ne neutralise un vainqueur identitaire et ce, par tous les moyens. Que nous reste-t-il comme recours ? La guerre…
« Il n’y a pas cinquante manières de combattre, il n’y en a qu’une, c’est d’être vainqueur » (André Malraux).
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