dimanche 16 août 2026

Mélenchon, foutre le feu aux titres de dette, c’est direct vers la banqueroute totale

 

Notre magicien de la finance n’a visiblement aucun problème avec notre surendettement. Voici ce qu’il vient de déclarer pour annuler les 18 % de notre dette publique détenus par la BCE, ni vu ni connu. 

https://x.com/SurmulotsNews/status/2086395748648640677/video/1

« Les titres de créance, vous les mettez au frigo, à la cave, vous pouvez les accrocher au plafond ! Peu importe : CET ARGENT N’EXISTE PAS. Je refuse de le payer ! Il suffit d’aller à la Banque de France, de prendre les titres de créance et de les jeter au feu, et il n’y en aura plus… Et personne ne s’en apercevra ! »

Avec Mélenchon, plus besoin de rigueur budgétaire, plus besoin d’économies, pas d’impôts supplémentaires. Il suffit d’annuler la dette et la France pourra emprunter à nouveau pour financer le social et les services publics. Un matelas de 600 milliards tombés du ciel.

On voit bien que son modèle économique est celui de son ami Maduro, qui faisait tourner la planche à billets à tout va, provoquant une inflation au Venezuela de 130 000 % en 2018. Un délire digne de la République de Weimar, quand il fallait une brouette de marks pour acheter une baguette de pain.

Pour ratisser toujours plus large, Mélenchon n’hésite pas à faire miroiter à son électorat une annulation pure et simple de notre dette publique. Pas en totalité, mais la part détenue par la BCE, soit 636 milliards sur les 3536 milliards de notre dette.

Son raisonnement est des plus simplistes. Quand la BCE a décidé de soulager la dette des pays européens après la crise Covid, elle a émis des euros pour racheter les créances des banques centrales nationales. Que dit Mélenchon ?

Les créanciers privés de la Banque de France ayant été payés par la BCE, il suffit de brûler les créances de cette dette due dorénavant à la BCE, qui peut émettre des euros à volonté. Mais vu le tollé des économistes, il propose finalement que ces 636 milliards soient transformés en une dette à taux zéro, éternellement reconductible, ce qui ne changera rien au bilan de la BCE, laquelle  détiendra toujours 636 milliards de créances auprès de la Banque de France.

Pour Mélenchon, que la BCE possède dans son bilan des créances qui ne seront jamais remboursées ne pose aucun problème, puisque la Banque centrale émet autant d’euros qu’elle le souhaite. 

Mélenchon ignore visiblement  ce qu’est une monnaie. Nous subirons :

– une perte de confiance immédiate des marchés financiers

– une hausse dramatique des taux qui limitera nos emprunts futurs

– un alourdissement de la charge des 2900 milliards de dettes restants

– une dégradation immédiate de notre note souveraine

– un conflit avec les institutions européennes

– une rupture gravissime avec nos partenaires

– un choc sur l’euro qui nous mettra nos voisins à dos

– une fuite massive de capitaux

– une fragilisation de notre système bancaire

– un choc sur l’assurance-vie et les comptes en euros

– un resserrement du crédit

– une chute des emprunts et donc de l’immobilier, ainsi que des investissements

Ce serait un passeport pour la banqueroute

Car la monnaie européenne repose sur les PIB des partenaires de la zone et sur la confiance planétaire qu’elle inspire aux investisseurs et aux financiers. Or, une dette perpétuelle, c’est une dette sans contrepartie donc perdue. Nous sommes déjà l’incorrigible cigale parmi les 21 membres de la zone euro, nous en serons le vilain mouton noir.

En conclusion, cette proposition s’apparente à un grand suicide collectif. Notre crédibilité internationale serait anéantie et nous finirions totalement isolés des échanges financiers mondiaux.

Jacques Guillemain

https://ripostelaique.com/melenchon-foutre-le-feu-aux-titres-de-dette-cest-direct-vers-la-banqueroute-totale/

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