dimanche 16 août 2026

Paris. Vente à la sauvette par des clandestins, épiceries de nuit, barbiers, garagistes, primeurs… : le marché illicite des cigarettes à 5 euros s’est imposé comme une économie parallèle bien rodée

 

À Belleville, les vendeurs à la sauvette opèrent à visage découvert, leurs stocks bien cachés. De 2020 à mai 2026, les forces de l’ordre ont mené près de 400 opérations contre ce trafic illégal. D’après Imperial Brands Seita – filiale française du groupe Imperial Brands, fabricant de cigarettes fondé en 1926 -, « en Île-de-France, la contrefaçon représente 15,3 % de la consommation de tabac au quatrième trimestre 2025 ». À Paris, ce taux est passé « de 2,1 % fin 2018 à 13,3 % fin 2025 ». Autrement dit, « la contrefaçon a été multipliée par six en sept ans ».

Les canaux de distribution se sont, eux aussi, diversifiés et professionnalisés. À la vente à la sauvette dans les rues s’ajoutent les commerces de proximité tels que des épiceries de nuit, barbiers, garagistes ou primeurs – rue du Faubourg-du-Temple, on observe un vendeur s’approvisionner dans un sac caché sous les articles d’une boutique de cosmétiques, maroquinerie et autres accessoires -, ainsi que via les réseaux sociaux. […]

La préfecture souligne également la dimension sociale du phénomène : les vendeurs à la sauvette sont « souvent des personnes en situation irrégulière », exposées à l’exploitation par des réseaux criminels organisés. […]

Le Parisien

https://www.fdesouche.com/2026/08/16/paris-xxe-vente-a-la-sauvette-par-des-clandestins-epiceries-de-nuit-barbiers-garagistes-primeurs-le-marche-illicite-des-cigarettes-a-5-euros-sest-impose-comme-une-economi/

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